La Fiancée de papa
La Fiancée de papa
| Titre original | The Parent Trap |
|---|---|
| Réalisation | David Swift |
| Scénario | David Swift d'après Deux pour une d'Erich Kästner |
| Sociétés de production | Walt Disney Pictures |
| Pays d’origine | |
| Sortie | 1961 |
| Durée | 129 min |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
La Fiancée de Papa[1] (The Parent Trap) est un film américain des studios Disney réalisé par David Swift et sorti en 1961, avec Hayley Mills dans les deux rôles principaux (des jumelles). Il s'agit de la deuxième adaptation de Deux pour une d'Erich Kästner.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Sharon McKendrick et Susan Evers sont des jumelles de onze ans séparées quand elles étaient enfants suite au divorce de leurs parents. Susan est élevée par son père en Californie, Sharon avec sa mère et son grand-père à Boston. Elles se retrouvent dans un camp de vacances et décident d'échanger leurs places à la fin des vacances afin de réunir leurs parents. Il faut pour cela qu'elles se débarrassent de Vicky Robinson, bien décidée à épouser leur père par pur intérêt.
Fiche technique [modifier]
- Titre : La Fiancée de papa
- Titre original : The Parent Trap
- Réalisation : David Swift assisté d'Ivan Volkman
- Scénario : David Swift, d'après le roman Deux pour une (Das Doppelte Lottchen) d'Erich Kästner
- Photographie : Lucien Ballard
- Montage : Philip W. Anderson
- Direction artistique : Carroll Clark, Robert Clatworthy
- Décors : Hal Gausman et Emile Kuri
- Costumes : Bill Thomas (conception), Chuck Keehne, Gertrude Casey
- Musique :
- Composition : Paul J. Smith
- Orchestration : Franklyn Marks
- Montage sonore : Evelyn Kennedy
- Chansons : Richard M. Sherman et Robert B. Sherman (The parent trap, For Now, For Always, Let's Get Together)
- Interprètes générique : Tommy Sands, Annette Funicello
- Effets spéciaux photographique : Ub Iwerks
- Techniciion du son : Robert O. Cook (superviseur), Dean Thomas (mixage)
- Consultant : Donald Da Gradi
- Coach dialogue : Leon Charles
- Producteur : George Golitzen (associé)
- Société de production : Walt Disney Productions
- Distribution : Buena Vista Distribution Company
- Pays d'origine : États-Unis
- Langue : anglais
- Format : Couleurs - 1,78:1 (1,85:1 étendu) - Son Mono (RCA Sound Recording)
- Durée : 123 min
- Dates de sortie :
États-Unis : 12 juin 1961 ;
France : 6 avril 1962
Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources suivantes : Leonard Maltin[2], IMDb[3]
Distribution [modifier]
- Hayley Mills : Sharon McKendrick / Susan Evers
- Maureen O'Hara (V.F : Nadine Alari) : Margaret « Maggie » McKendrick
- Brian Keith (V.F : William Sabatier) : Mitch Evers
- Charles Ruggles (V.F : Jacques Berlioz) : Charles McKendrick
- Una Merkel (V.F : Lucienne Givry) : Verbena/Fabienne
- Leo G. Carroll : Révérend Mosby
- Joanna Barnes (V.F : Paule Emanuele) : Vicky Robinson
- Cathleen Nesbitt : Louise McKendrick
- Ruth McDevitt (V.F : Henriette Marion) : Miss Inch
- Crahan Denton (V.F : Claude Peran) : Hecky
- Linda Watkins : Edna Robinson
- Nancy Kulp : Miss Grunecker
- Frank De Vol (V.F : Jacques Hilling) : Mr. Eaglewood
- John Mills : Le caddie de Mitch (non crédité)
- Lynette Winter : Ursala (non crédité)
Sorties cinéma [modifier]
Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database[4].
- États-Unis : 12 juin 1961 (première), 21 juin 1961 (Sortie nationale)
- Espagne : 1er janvier 1962
- Japon : 28 mars 1962
- France : 6 avril 1962
- Danemark : 11 mai 1962
- Allemagne de l'ouest : 5 octobre 1962
- Finlande : 22 février 1963
Origine et production [modifier]
Après le succès de Pollyanna (1960) et la révélation d'Hayley Mills, le studio Disney confie à David Swift la charge de réitérer ce succès[2]. Avec le scénario de Deux pour une (Das doppelte Lottchen) d'Erich Kästner, le réalisateur part du principe que « ce qu'il y a de mieux qu'une Hayley Mills, c'est deux Hayley Mills[2]. » Le concept est assez simple, deux jeunes filles identiques de treize ans découvrent dans un camp de colonie de vacances d'été qu'elles sont jumelles et décident d'inverser leur rôles auprès de leurs parents divorcés[2].
Le cameraman Lucien Ballard explique qu'il utilisait plusieurs techniques dont le fond bleu, la double exposition mais aussi une doublure qui ressemblait trait pour trait à Hayley Mills hormis la couleur de ses yeux d'où une abondance de scène tournées « par-dessus l'épaule » de l'actrice[5]. Mais plusieurs de ces scènes avec une doublure ont été refaites à la demande de Walt Disney afin d'utiliser des solutions plus techniques[5]. Une autre technique était la séparation d'écran[5], les deux scènes étant jouées séparément puis collées au montage. Le film comporte plusieurs courtes séquences d'animation dans le générique tel que des angelots voletant autour d'une phrase dans un cadre Bless Our (Broken) Home, « Bénit notre maison brisée »[5] ou le « O » de Maureen O'Hara formant une larme[6].
C'est l'une des premières participations des frères Sherman dans les films Disney[7],
Juste avant la sortie du film, l'émission Walt Disney Presents (sur ABC) du 11 juin 1961 est consacrée à la promotion du film avec un documentaire intitulé Title Makers[8]. Ce documentaire révèle les coulisses du tournage et l'enregistrement de la chanson titre[6]. Le film a été diffusé dans l'émission The Wonderful World of Disney le 16 mars 1979 sur NBC[9].
Les critiques du film sont généralement bonnes[6]. Le London Times reconnait en Hayley Mills une héritière de Mary Pickford, une enfant star[5].
Analyse [modifier]
Pour Leonard Maltin, le film La Fiancée de papa n'est pas un grand film mais avant tout un support pour le jeu d'acteurs remarquables tel que Hayley Mills, Charlie Ruggles, Leo Caroll ou Frank De Vol[2]. Le film navigue régulièrement et difficilement entre le burlesque ou slpastick et l'humour subtil afin de contenter le public jeune et le public adulte[2]. Les blagues parfois cruelles dans le camp de vacances ou à l'encontre de la fiancée du père contrastent avec les reparties de l'officiant au mariage ou du grand-père[2].
La fin du film accuse quelques lenteurs surtout en comparaison avec le rythme dans le camp de vacances[5]. Le principal élément du film reste le double jeu de Hayley Mills rendu possible grâce à une illusion technique réussie[5]. Mais pour Maltin le film pêche aussi par certains côtés techniques ainsi dans les scènes basiques, avec des effets spéciaux rudimentaires: ces derniers sont trop visibles alors qu'ils ne le sont pas dans des scènes plus complexes telle que la scène du pique-nique dans le parc de Boston[5].
Adaptations et réutilisation [modifier]
Le film a eu trois suites en téléfilms et un remake :
- Papa épouse maman (The Parent Trap 2, téléfilm, 1986)
- Les Filles de papa (The Parent Trap 3, téléfilm, 1989)
- Lune de miel à Hawaï (The Parent Trap 4: Hawaiian Honeymoon, téléfilm, 1989)
- À nous quatre (remake, 1998)
La scène du camp de vacances a tellement plu au réalisateur David Swift qu'il s'en servit de base pour une série télévisée intitulée Camp Runamuck, diffusée en 1965-1966 sur NBC et avec Frank De Vol[6].
Lien externe [modifier]
- (en) La Fiancée de papa sur l’Internet Movie Database
Notes et références [modifier]
- Appelé parfois de manière erronée À nous quatre en raison du remake de 1998, intitulé ainsi.
- (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 188.
- (en) La Fiancée de papa sur l’Internet Movie Database
- (en) The Parent Trap - Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
- (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 189.
- (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 190.
- (en) Tim Hollis and Greg Ehrbar, Mouse Tracks : The Story of Walt Disney Records, p. 78
- (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 360.
- (en) The Wonderful World of Disney - Episode List - Season 22 sur l’Internet Movie Database