L'Infernale Poursuite

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L'Infernale Poursuite

Titre original The Great Locomotive Chase
Réalisation Francis D. Lyon
Scénario Lawrence Edward Watkin
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1956
Durée 85 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Infernale poursuite (The Great Locomotive Chase) est un film américain de Francis D. Lyon sorti en 1956.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Durant la Guerre de Sécession, Andrews et un groupe de nordistes sont chargés de détruire le réseau ferroviaire sudiste. Mais rien ne se passe comme prévu lorsque le conducteur du train décide de s'en mêler.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources suivantes : Leonard Maltin[1], IMDb[2]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source : Leonard Maltin[1] et IMDb[2]

Sorties cinéma[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database[3].

Origine et production[modifier | modifier le code]

L'histoire du Raid d'Andrews durant la Guerre de Sécession avait déjà été adapté par Buster Keaton dans Le Mécano de la « General » (1927)[1]. Mais Walt Disney jugea ce fait historique assez fascinant pour en faire une nouvelle adaptation d'un point de vue plus sérieux avec en vedette la nouvelle star du studio, Fess Parker[1].

Le fait historique s'est déroulé le 12 avril 1862 sur la ligne de la Western and Atlantic Railroad (W&A), qui reliait la ville d'Atlanta à la ville de Chattanooga[4]. James J. Andrews, un agent de renseignement pour l'Armée de l'Union a eu l'idée de monter une attaque contre un train des confédérés pour perturber le trafic ferroviaire. Il est rejoint par 21 personnes principalement des soldats mais le plan établi échoue. Andrews et sept des soldats ayant participé à ce raid manqué ont été capturés et pendus le 7 juin 1862. Les autres membres ont réussi à s'échapper ou ont été libérés grâce à des échanges de prisonniers. Le film prend le parti de présenter l'histoire comme une série de flashback évoqués par les membres survivants après leur cérémonie de décoration de la Medal of Honor[5], IMDb[2].

Le film a été lui aussi influencé par l'engagement de Walt Disney sur d'autres projets (voir Walt Disney engagé dans d'autres projets), comme sa passion pour les trains à l'origine du parc à thème Disneyland[6]. La supervision du film a ainsi été confiée au scénariste Lawrence Watkin qui obtient ainsi son premier crédit comme producteur[6].

Le film a été tourné au format CinemaScope afin de profiter de ses possibilités comme « des scènes plus vibrantes lors de la poursuite[5]. » Le studio Disney a adopté ce format pour la plupart de ses productions après son usage par Richard Fleischer dans Vingt Mille Lieues sous les mers (1954) pour aider à résoudre la complexité technique du tournage[7]. Le réalisateur Francis D. Lyon explique qu'il a apprécié ce nouveau format « plus facile pour la mise en scène et plus économique en réduisant les installations principalement pour les tournages en extérieur[5]. » Les storyboards ont été créés spécialement pour le format CinemaScope[5].

Pour le tournage de la poursuite du train, l'équipe a trouvé une voie non utilisée d'environ 55 milles (88,5 km) allant jusqu'à Clayton en Géorgie et qui longe à l'ouest la route[5] (l'U.S. Route 441). Pour satisfaire les besoins du film, Disney a fait acheter plusieurs wagons de trains[5] ce qui a valu la mention à la généreuse coopération du Baltimore and Ohio Railroad Museum[6]. D'après les souvenirs de Francis Lyon, Walt Disney a « assisté aux débuts du tournage en Géorgie, profitant de son éloignement des soucis d'Hollywood et appréciant les activités ferroviaires[6]. » Walt Disney a obtenu l'aide du musée de la Baltimore and Ohio Railroad afin d'avoir des locomotives authentiques[4]. La William Mason a été prêtée par le musée pour jouer la General tandis que la Inyo utilisée pour la Texas a été prêtée par Paramount car les locomotives originales bien que toujours existantes sont devenues des pièces de musées visibles dans la banlieue d'Atlanta[4].

Sortie et accueil[modifier | modifier le code]

Juste avant la sortie du film, l'émission Walt Disney Presents (sur ABC) du 30 mai 1956 est consacrée à la promotion du film avec un documentaire intitulé Behind the Scenes with Fess Parker[8]. Le film a été bien accueilli par les critiques et le public[6]. Il cite Bosley Crowther qui le qualifie de grand divertissement pour les plus jeunes et tous ceux qui apprécient les trains[6].

Par la suite le film a été diffusé dans la même émission en deux épisodes, le 7 mai et le 14 mai 1961 sous le titre Andrew's Raiders[4],[9]. Il a été édité en vidéo en 1983[4].

Analyse[modifier | modifier le code]

Leonard Maltin s'interroge sur le scénario et principalement sur le personnage interprété par l'acteur Jeff York qui selon lui ne colle pas à l'histoire car il est impulsif, « une tête brûlée, au début des opérations » et que ce type de personnage cadre mal avec les besoins d'une telle attaque[5]. Selon Maltin le film est d'une grande qualité profitant de l'usage du CinemaScope[5]. Pour Steven Watts, le film fait partie des histoires américaines du XIXe siècle adaptées par le studio Disney durant les années 1950, l'un des sujets d'aventures présenté par le studio à destination d'un public masculin tout comme l'histoire d'Angleterre[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 132.
  2. a, b et c (en) L'Infernale Poursuite sur l’Internet Movie Database
  3. (en) L'Infernale Poursuite - Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  4. a, b, c, d et e (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 245
  5. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 133.
  6. a, b, c, d, e et f (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 134.
  7. (en) J. P. Telotte, The Mouse Machine: Disney and Technology, p. 85
  8. (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 358.
  9. (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 360.
  10. (en) Steven Watts, The Magic Kingdom, p. 296

Lien externe[modifier | modifier le code]