L'État de siège

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L'État de siège est une pièce de théâtre écrite par Albert Camus en 1948, traite de la peur, et plus exactement de la mise en place d'un régime totalitaire par l'instrumentalisation de la peur. Malgré son sujet grave, la pièce est légère car les traits des personnages sont exagérés, voire tournés en dérision (mais les interprétations peuvent varier).

La question est la suivante : que se passe-t-il quand la peste, personnifiée sous les traits d'un jeune opportuniste, prend le pouvoir dans un pays où rien ne bouge ?

Écrite au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, cette pièce dénonce le fonctionnement des régimes totalitaires en démontant le mécanisme de soumission de la peur. Albert Camus pense évidemment à la dictature d'Hitler, mais surtout à celle de Franco qui ne prendra fin qu'en 1975. En effet, la pièce se passe en Andalousie, à Cadix.

Mais le discours est universel et concerne tous les hommes. Camus veut avant tout prévenir contre un éventuel retour de ce type de régime. Il aborde ainsi les thèmes de la résistance, de la révolte et de la liberté comme garde-fou contre la manipulation, la résignation, la soumission, la passivité... Repousser ce danger suppose des concessions politiques, sociales, ou même privées semble-il.

Cette pièce de théâtre n'a pas été très bien accueillie au départ par la critique, qui s'attendait à une adaptation du roman La Peste. Camus en était pourtant fier, d'autant qu'il a pu considérer cette œuvre comme « un des écrits qui [lui] ressemble le plus »[1].

La pièce a été créée le 27 octobre 1948 au Théâtre Marigny par la Compagnie Madeleine Renaud-Jean-Louis Barrault sous la direction de Simone Volterra.

Distribution à la création[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Du bon usage de la Peste : L'État de siège

Note[modifier | modifier le code]

  1. Voir à ce propos Le Monde de Sisyphe.