L'Élève Ducobu

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la bande dessinée. Pour le film, voir L'Élève Ducobu (film).
L'Élève Ducobu
Série
Image illustrative de l'article L'Élève Ducobu

Scénario Zidrou
Dessin Godi
Genre(s) Humour

Personnages principaux Ducobu
Léonie Gratin
Gustave Latouche
Néness
Lieu de l’action École primaire de Saint-Potache
Époque de l’action fin XXe siècle / début XXIe siècle

Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Langue originale Français
Éditeur Le Lombard
Pocket Jeunesse
Première publication septembre 1992
Nb. d’albums 20

Prépublication Tremplin
Le Journal de Mickey
Adaptations L'Élève Ducobu

L'Élève Ducobu est une série de bandes dessinées et de romans belge créée en 1992 par Zidrou (scénario) et Godi (dessins) dont le héros est un enfant rondouillard, cancre en pull rayé jaune et noir, employant toutes sortes de techniques pour tenter de copier sur sa voisine première de classe qu'il surnomme « Miss 10 sur 10 ».

Historique[modifier | modifier le code]

La série apparaît en septembre 1992 dans le journal belge Tremplin, à l'origine en noir et blanc. Puis les premières planches sont publiées en 1995 aux éditions Le Lombard et en 1997 la série change de journal pour maintenant paraître dans Le Journal de Mickey. Quelques années plus tard, en 2004, sortent aussi aux éditions Pocket Jeunesse une série de roman tirée de la série originale et signée par les deux mêmes auteurs, puis un « guide » de l'école (chez le même éditeur) en 2009 et enfin un véritable spin-off intitulé : Rik Spoutnik, mettant en scène le héros de bande-dessinée de l'Élève Ducobu (lui-même héros de sa propre série) dont le premier tome, Recueil N° 627, sortit en 2010.

En janvier 2011, la série s'était déjà vendue à 2 000 000 exemplaires (soit une moyenne d'environ 150 000 par album)[1],[2]. Fort de ce succès, une adaptation cinématographique de L'Élève Ducobu est sortie en salles le 22 juin 2011 signée Philippe de Chauveron (réalisateur notamment de L'Amour aux trousses et scénariste de Neuilly sa mère !). Le tournage a eu lieu à l'été 2010 en région parisienne[3]. Élie Semoun y joue le rôle du professeur Latouche et l'élève Ducobu est joué par Vincent Claude[4], découvert en 2009 dans Le Petit Nicolas dans le rôle d'Alceste.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ducobu, élève à l'école primaire Saint-Potache, est le pire cancre que l'établissement ait jamais connu. Ignare, paresseux et tricheur, il emploie le peu de temps qu'il ne passe pas au coin à multiplier les essais pour copier sur sa voisine, la brillante Léonie Gratin. D'interrogations en examens, de complots en combines, les aventures de Ducobu rythment jour après jour la vie de la paisible classe et de son instituteur, le sévère Gustave Latouche. Mais peu à peu, Léonie et Ducobu deviennent amis. Les sentiments de Léonie pour Ducobu vont même au-delà de l'amitié (voir la section Léonie Gratin ci-dessous).

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Ducobu, le personnage principal de la série. Il accumule les zéros, les punitions et les journées passées au coin avec le bonnet d'âne sur la tête. En contraste envers ses attitudes de cancre, il a des manières très sophistiquées, parle d'une façon plutôt soutenue et fait preuve de répartie dans ses disputes contre Léonie et même de culture intellectuelle lorsqu'il répond aux remontrances de monsieur Latouche par des citations latines ou philosophiques ; il semble qu'il ait 280 de Q.I. Il fait aussi preuve d'une imagination étonnante quand il veut copier sur Léonie (qu'il vouvoie et appelle « chère voisine » depuis toujours) ou échapper aux punitions de monsieur Latouche, même si un détail le fait toujours repérer. Si ses seuls amis sont Rotule et Néness (et, d'une certaine manière, Léonie), Ducobu est tout de même populaire auprès de ses camarades (Léonie lui envie cette popularité), car il est comique et tient tête à monsieur Latouche, qui se jure de le faire travailler. Malgré sa paresse, il a un grand sens du commerce, puisqu'il tire presque toujours un grand profit financier et matériel de ses multiples inventions lui servant à copier sur Léonie, à lézarder à l'œil en classe, ou à s'occuper lorsqu'il est au coin en compagnie de Néness et de Rotule. Son magazine préféré est Rik Spoutnik Magazine, qu'il lit souvent pendant les cours. Il aime surtout les bédés (comme il l'écrit) présentes dans ce magazine. « Mossieur » (comme il l'écrit) Latouche lui a confisqué ses bandes dessinées et magazines de Rik Spoutnik plus de 36 000 fois. Dans un épisode, son prénom serait « Encorvou », mais il s'agit seulement d'un surnom attribué par ses anciens professeurs.
  • Léonie Gratin, brillante élève et voisine de classe du personnage principal. Léonie est de taille moyenne, a deux tresses et des cheveux roux, et porte de grandes lunettes rondes. Elle porte toujours une robe rouge à pois blancs. Elle se sert d'un stylo plume assorti aux pois blancs de sa robe ou bien un crayon ou stylo rose pale. Léonie a une écriture brouillonne : l'écriture attachée. Elle est complètement opposée à Ducobu, adorant les cours et cumulant les 10/10. Elle a un très mauvais caractère et ne tolère pas que Ducobu copie sur elle, punissant chacun de ses essais par un coup violent. Quand ils ne sont pas en interrogation, Léonie et Ducobu sont bons amis. Elle est même totalement amoureuse de lui, mais il ne lui donne que des déceptions. Elle l'embrassera même une fois (À la fin du tome 10) après avoir répliqué à monsieur Latouche, ce qui lui vaudra d'être mise en retenue (ce qui peut être signalé comme un fait exceptionnel, car elle est habituellement la chouchoute de l'instituteur). Même si au début de la série elle est la protégée de monsieur Latouche et défend farouchement son savoir face aux essais souvent infructueux de son cancre de voisin, il s'installe au fur et à mesure des albums une sorte de connivence entre les deux élèves, pour défendre une cause commune en général, ou lorsqu'elle s'intéresse à ce que fait Ducobu (par exemple, lorsqu'elle refuse de délaisser le bébé, cousin de Ducobu, dans les bras de personne durant la dictée), ce qui piège très souvent monsieur Latouche dans une situation cocasse. Le milliardième 10/10 qu'elle obtient dans l'album Silence, on copie ! est expliqué dans le film : selon sa mère, elle est première de sa classe depuis la toute petite section et déjà à 2 mois elle savait compter jusqu'à 120. Son père était pâtissier. De ce dernier reste une seule photo, celle d'un cuisinier avec la mère de Léonie, montrant fièrement une médaille. Si, dans le roman 6 x 7 = ♥, Léonie dit n'avoir aucun souvenir de ce père, qu'elle n'a jamais connu puisque ayant quitté sa mère lorsqu'elle était enceinte, elle se contente, dans le film, de les présenter comme divorcés.
  • Monsieur Gustave Latouche, instituteur très exigeant et ne faisant jamais grève (dans un épisode, il est même le seul enseignant de toute la Belgique à refuser de participer à une grève nationale du mouvement enseignant, au grand désespoir de Ducobu) ; il n'a pas son pareil pour faire travailler durement ses élèves. C'est le grand récitant d'une dictée écrite par Aristide Chausse-trappe (Quelle belle cueillette nous fîmes : quelques hyménomycètes, des hypholomes, des helvelles, des polypores versicoles, des géasters fimbriés, de superbes coulemelles et un hydne imbriqué ma foi fort appétissant.). Il passe son temps à essayer d'éduquer Ducobu, soit en lui demandant ses tables de multiplications (presque toujours combien font 6 × 7), soit par des centaines de lignes, soit en l'envoyant au coin avec un bonnet d'âne sur la tête. Malgré l'incroyable résistance du cancre, monsieur Latouche ne s'avoue jamais vaincu (Bien qu'il fût lui-même un cancre notoire lors de ses études et qu'il ait pensé plusieurs fois à changer de métier.). Mais s'ils sont des ennemis jurés, il lui arrive d'être plus gentil avec Ducobu, qui le lui rend bien. Il est célibataire. Dans le seizième album, il hasarde enfin, par curiosité, un œil sur les bandes dessinées de Rik Spoutnik Magazine qu'il vient une fois de plus de confisquer à Ducobu et en devient amateur, au grand désespoir de Léonie. Dans le tome 9, sa mère meurt. Dans le film, il est joué par Élie Semoun et est amoureux de l'institutrice de musique mademoiselle Rateau (qui apparaît tardivement dans la série).
  • Néness, le squelette de la classe, en compagnie de qui Ducobu passe ses journées au coin. Bien qu'il soit « mort », il est encore bien agile. Il accompagne toujours Ducobu dans ses combines pour copier sur Léonie Gratin ou mettre monsieur Latouche en colère. Dans Le Terrible Secret de Néness, on apprend qu'il est en fait un squelette de plastique estampillé « Made In China » (ceci est indiqué sous son pied droit). Il apparaît très furtivement dans le film.
  • Rotule, la petite chienne squelette offerte par Ducobu à Néness. Elle était à l'origine une chienne abandonnée par ses maîtres. Elle n'apparaît pas dans le film.
  • La directrice de l'école Saint-Potache, que monsieur Latouche affectionne beaucoup. Elle le trouve néanmoins un peu trop sévère envers ses élèves, n'aimant pas qu'il les prive systématiquement de récréation pour les faire travailler. Dans le film, elle est remplacée par un directeur (joué par Edgar Givry) approuvant, lui, totalement les méthodes de Latouche.
  • Le père de Ducobu, fonctionnaire plutôt fainéant du Ministère de l'Emploi, élève seul son fils unique (sa femme l'a quitté lorsque Ducobu était petit). Il est indulgent avec son fils et tout aussi inculte que lui (il ne connaît pas ses tables de multiplication). Dans le film, il est plus sévère envers Ducobu et beaucoup moins inculte et fainéant.
  • La mère de Léonie, vendeuse dans un grand magasin. Célibataire elle aussi (son mari est parti à la naissance de Léonie), elle voue un culte démesuré à sa fille unique et ne jure que par la réussite scolaire au prix d'un travail acharné. Elle déteste les Ducobu, ne se privant pas de les attaquer à la moindre occasion. Elle est directrice du conseil des parents d'élèves et promet systématiquement de tout faire pour obliger les instituteurs de l'école Saint-Potache à noyer les élèves sous les devoirs. Dans le film, elle est monitrice d'auto école et amoureuse du père de Ducobu.
  • Molard, ministre de l'enseignement. C'est à lui que sont dues les récentes coupes budgétaires dans l'enseignement. C'est un ex-ministre de l'agriculture.

Personnages occasionnels[modifier | modifier le code]

  • Ernest Pouillon, nouvel élève ressemblant fortement à Ducobu déguisé. Ducobu s'étant déguisé auparavant pour tromper Léonie Gratin afin qu'elle laisse copier sur elle un nouvel élève, Léonie prend Ernest pour Ducobu et le massacre, se rendant compte de son erreur lorsque Ducobu arrive et que Ernest part chercher une autre place.
  • Madame Moute, institutrice à la retraite. Le père de Ducobu lui confie son fils une après-midi afin qu'elle lui donne des cours particuliers. Elle utilise une méthode spéciale : si Ducobu répond bien à la question, il a droit à un chocolat. Sinon, c'est mme Moute qui le mange. La séance se termine avec la crise de foie de Mme Moute qui a mangé tous les chocolats. Elle apprend à Ducobu que le pire cancre qu'elle ait eu comme élève était l'indiscipliné Gustave Latouche qui n'est autre que le professeur actuel de Ducobu. Ce dernier pense bien montrer le bulletin de Latouche à toute la classe pour l'humilier mais il finit par le brûler, ayant peur qu'un jour, quelqu'un fasse de même avec le sien.
  • Nikita, nouvel élève québécois se faisant passer pour le fils d'un diplomate d'un pays fictif d'ex-URSS, la Brotchovalquie afin de se moquer de M. Latouche. Il parle une pseudo-langue et trompe ainsi le professeur et les autres élèves. Il se lie d'amitié avec Ducobu.
  • Kanüll, ancien élève de M. Latouche et se définit comme sa "bête noire". Lorsque la mère de M. Latouche décède la veille de Noël, Ducobu organise la fête de Noël chez son professeur et pour le soutenir, il réunit la classe ainsi que les anciens élèves de Latouche dont Kanüll.
  • Nikola, petit garçon qui refuse d'aller à l'école pour sa première rentrée des classes. M. Latouche le rassure en disant que lui, à la maternelle, il pourra s'amuser, apprendre de façon ludique, colorier, dessiner, faire la sieste tandis que les "grands" passeront leurs journées à faire des "calculs compliqués et des dictées pleines de chausses-trappes". Finalement, Latouche envie le quotidien des enfants de maternelle et reste jouer avec eux au lieu de donner ses cours.

Corpus[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  1. Un copieur sachant copier ! (1997)
  2. Au coin ! (1998)
  3. Les Réponses ou la vie ? (1999)
  4. La Lutte des classes (1999)
  5. Le Roi des cancres (2000)
  6. Un amour de potache (2001)
  7. Vivement les vacances ! (2001)
  8. Punis pour le meilleur et pour le pire (2002)
  9. Le Fortiche de la triche (2003)
  10. Miss dix sur dix (2004)
  11. Peut mieux faire ! (2005)
  12. 280 de Q.I. ! (2006)
  13. Pas vu, pas pris ! (2007)
  14. Premier de la classe (en commençant par la fin) (2008)
  15. Ça sent les vacances ! (2009)
  16. Confisqués ! (2010)
  17. Silence, on copie ! (2011)
  18. Révise un max ! (2012)
  19. Ducobu, élève modèle ! (2013)
  20. 0 + 0 = Duco ! (2014)

+ Hors-Série de 26 planches offert avec le numéro de Septembre 2005 du magazine Le journal de Mickey et intitulé Attention, cancre !.

Deux compilations des bandes-dessinées ont été commercialisées. Une, intitulée Le meilleur des pires plans-triche en 2007, et une autre, intitulée L'élève Ducobu présente : L'instit'Latouche, Le Best-of en 2011.

Romans[modifier | modifier le code]

  1. Le Trésor de Kanul Archinul (2004)
  2. 6 × 7 = ♥ (2004)
  3. Ducobu, instituteur ! (2004)
  4. La Carotte (2004)
  5. Zéro de conduite (2004)
  6. Le Championnat du monde de la triche (2004)
  7. La Punition du siècle ! (2005)
  8. Le Voleur de vacances (2005)
  9. La Méthode www.dix-sur-dix.com (2005)
  10. Le Terrible Secret de Néness (2005)
  11. Dans l'enfer des tables de multiplication (2006)
  12. Gros Q.I et petits soucis de cœur (2006)

Une compilation des romans intitulée Les plus belles histoires de l'élève Ducobu fut commercialisée en 2011. Un volume 2 est prévu pour le 7 juin 2012.

Adaptation[modifier | modifier le code]

Une guide intitulé Le guide Ducobu de l'école fut commercialisé en 2009[5]. Le tome 1 de la bande dessinée Rik Spoutnik intitulé Recueil N° 627 fut commercialisé le 4 juin 2010.

Un film diffusé au cinéma le 22 juin 2011, intitulé L'Élève Ducobu, reprend le thème de l'univers de Ducobu. Une suite, Les Vacances de Ducobu, est sortie le 25 avril 2012 avec la plupart des mêmes acteurs, et équipe technique.

Une série pas seulement comique[modifier | modifier le code]

D'après les auteurs, la série n'a pas qu'un but comique (qui est évident) mais aussi éducatif, ce qui en fait une bande dessinée très prisée par beaucoup de professeurs des écoles. Pour amplifier cela, les auteurs vont souvent à la rencontre de leurs fans, dans leurs propres écoles, pour donner des petits cours de dessins, par exemple[1],[2].

Certains épisodes ne sont pas des gags, mais au contraire volontairement émouvants (lorsque Gustave Latouche perd sa mère à l'approche des Fêtes de Noël, lorsqu'une institutrice remplaçante essaye de sortir d'un alcoolisme provoqué par la mort accidentelle de son fils, lorsque Ducobu présente Rotule à Néness ou quand Rotule se souvient de son abandon par ses maîtres...).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marie-Hélène Bonnot, Francis Forget et Isabelle Palmer, « L'Élève Ducobu adapté au cinéma », sur France Télévisions,‎ Janvier 2011 (consulté le 5 mars 2011)
  2. a et b Jean-Claude Gerlache, « 10 ans de l'Élève Ducobu », sur RTL-TVI,‎ 2002 (consulté le 5 mars 2011)
  3. Daniel Couvreur, « Le cancre Ducobu sera adapté au cinéma », sur lesoir.be,‎ 2 juin 2010 (consulté le 19 avril 2011)
  4. « L'élève Ducobu : de la BD au film, que pensez-vous du casting ? »,‎ 7 juin 2010 (consulté le 15 novembre 2011)
  5. « Le Guide Ducobu de l'Ecole », sur Ducobuland (consulté le 16 novembre 2011)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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