Jules Arnous de Rivière

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Jules Arnous de Rivière

Jules Arnous de Rivière (4 mai 1830 à Nantes, France11 septembre 1905 à Paris) était l'un des meilleurs joueurs d'échecs français du XIXe siècle.

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Match Morphy - de Rivière, 1858

En 1858, de Rivière rencontre Paul Morphy à Paris et dispute contre lui un grand nombre de parties amicales au Café de la Régence. Au cours des années suivantes, il gagne plusieurs rencontres, ainsi en 1860 à Londres par +5 -2 contre Thomas W. Barnes, la même année à Paris par +7 -1 contre le Français Paul Journoud et en 1867 à Paris par 2-0 contre le Hongrois Löwenthal. En 1883, il perd de justesse à Paris contre Mikhail Tchigorine par +4-5.

En 1867, pendant la 2e exposition universelle de Paris, est organisé un tournoi réunissant les meilleurs joueurs d'échecs de l'époque et Rivière s'y classe sixième. Parallèlement à ce tournoi, une première a lieu au Café de la Régence : des femmes jouent aux échecs en public. À cette occasion, Rivière dispute avec Neumann une partie à l'aveugle contre des dames illustres qui se consultaient : la princesse Murat, la duchesse de la Tremoille, la maréchale comtesse Renault de Saint-Jean de la Tremoille et la marquise de Colbert-Chabannais. Les dames ont gagné.

Arnous de Rivière fut aussi l'organisateur du tournoi d'échecs de Monte-Carlo en 1902.

Selon une estimation publiée par ChessWorld[1], son meilleur classement Elo historique a été estimé à 2 563, atteint en août 1883.

Arnous de Rivière a aussi publié sur les échecs comme auteur et comme journaliste. Il a fait paraître la revue La Régence consacrée aux échecs.

Jules Arnous de Rivière ne s'est pas limité aux échecs. On lui doit aussi un Traité populaire du jeu de billard (Flammarion, 1891) et, sous le pseudonyme de Martin-Gall, un important ouvrage sur les jeux de casino : La roulette et le trente-et-quarante (Delarue, 1882). À la fin de sa vie, Arnous de Rivière s'est aussi intéressé au bridge[2]. À nouveau sous le pseudonyme de Martin-Gall, il publie chez le même éditeur Delarue, en 1905, un manuel, Le Jeu de bridge, qui sera réimprimé jusqu'aux années 1920 (avec quelques mises à jour).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Chessworld
  2. Il s'agissait, bien sûr, du bridge-plafond, le bridge contrat ne devant être inventé qu'en 1925 par Ely Culbertson et Harold Vanderbilt.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]