Johann Joachim Christoph Bode

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Johann Joachim Christoph Bode

Johann Joachim Christoph Bode (1731-1793) est un musicien, éditeur et journaliste allemand. Très engagé dans la mouvance de l'Aufklärung, il fut aussi franc-maçon et membre de l'ordre des illuminés de Bavière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un journalier, il est d'abord berger, puis devient à l'âge de 14 ans joueur de fifre dans un régiment en garnison à Helmstedt, où il découvre la littérature allemande.

À partir de 1745, il étudie la musique et devient joueur de hautbois dans un ensemble de Braunschweig. Il suit ensuite des études de musique à l'Université de Helmstedt, où il apprend également le français et l'anglais. En 1752, il compose de nombreux morceaux à Hanovre, où il commence également à écrire.

En 1757, il perd sa première épouse et ses trois enfant et décide de reconstruire sa vie à Hambourg, où il s'installe comme professeur de langues de de musique et commence à traduire en allemand des livres français et anglais.

Son second mariage avec une riche héritière le met en possession d'une importante fortune. Lorsqu'elle décède plusieurs années plus tard, il se remarie pour la troisième fois avec la veuve d'un libraire avec laquelle il s'établit comme imprimeur, éditeur et traducteur. Il devient également éditeur du « Hamburgische unpartheyische Correspondent »[1].

Il se lie d'amitié avec Lessing en 1766 et s'engage en faveur de l'Aufklärung, notamment dans le cadre de son activité maçonnique. Membre de la loge Absalom zu den drei Nesseln, qu'il présidera de 1782 à 1786, il gagne également les rangs de la Stricte observance templière dès 1765 et en devient l'un des principaux dirigeants l'année suivante[1].

En 1778, ses affaires ayant périclité, il part pour Weimar, où il se met au service de la comtesse de Bernstorff.

En 1782, au convent de Wilhelmsbad, il opte pour les Lumières radicales et rompt avec la tendance chrétienne et mystique incarnée par Willermoz. À ce même convent, il rencontre Knigge qui le recrute dans l'ordre des illuminés de Bavière, dans lequel il acquiert le grade d'illumitatus major en janvier 1783. Lorsque cet ordre est interdit en Bavière, en 1784, il en devient de facto le principal dirigeant, après la démission de Knigge et la fuite de Weishaupt[1].

Il participe alors aux polémiques qui se déchainent alors en Allemagne, suite aux rumeurs de conversion au catholicisme de prince allemands protestants et aux réactions antipapistes qu'elles soulèvent. En 1787, il se rend en France, à Strasbourg, puis à Paris, où il rencontre les membres de la loge des Philalèthes à l'occasion d'un convent. Selon son « Journal de voyage », certains d'entre eux constitueront alors un noyau secret de « Philadelphes », ressemblant aux Illuminaten allemands[1].

Il meurt à Weimar en 1793.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (Beaurepaire 2008, p. 88)