Jean Bozon-Verduraz

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Jean Bozon-Verduraz
Naissance 29 mai 1889
Saint-Étienne-de-Cuines
Décès 21 juin 1942 (à 53 ans)
Origine Drapeau de la France France
Arme cavalerie, aviation
Grade Lieutenant
Années de service 1910 –
Conflits Première Guerre mondiale
Commandement Escadrille 94
Faits d'armes 11 victoires aériennes
Distinctions Légion d'honneur (Chevalier) ,
Médaille militaire,
Croix de guerre 1914-1918 avec 8 palmes, 2 étoiles de vermeil, et une étoile de bronze,
Croix de Saint-Georges russe

Jean Séraphin Benjamin Emmanuel Bozon-Verduraz (29 mai 1889 à Saint-Étienne-de-Cuines - 21 juin 1942) est un as de l'aviation français de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il remporte onze victoires aériennes homologuées[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Bozon-Verduraz entre dans l'armée française le 1er octobre 1910. Il est affecté au 4e régiment de dragons puis au 9e régiment de hussards. Le 3 avril 1911, il est promu au grade de brigadier. Le 25 septembre 1912, le jour où il achève son service militaire, il est promu maréchal-des-logis. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il est rappelé sous les drapeaux. Après avoir demandé son transfert dans l'aviation, il part pour Le Crotoy suivre une formation pour devenir pilote à l'École de pilotage Caudron du Crotoy. Après avoir complété cette formation au Bourget, il reçoit le brevet de pilote militaire n°2437 le 19 janvier 1916. Le 10 mars, il intègre l'Escadrille C11 (le 'C' signifiant que ses pilotes volaient sur des Caudrons). Il est blessé, le 12 mai 1916, suite à un accident. Le 21 novembre, il est promu au grade d'adjudant[1].

Le 28 mai 1917, il retourne à l'école de formation; et, le 15 juin il rejoint l'Escadrille 3, au sein de laquelle il pilote désormais des Nieuports. Il est nommé sous-lieutenant le 11 juillet[1]. Le 11 septembre 1917 à 8 h 25, il part pour une mission de patrouille, seul avec Guynemer. Alors que ce dernier pique en direction d'un avion ennemi, Bozon-Verduraz aperçoit plusieurs Fokkers allemand se diriger sur eux, il essayera de faire diversion. Une fois retourné à l'endroit où il avait laissé son capitaine, Guynemer avait disparu. Il sera le dernier à l'avoir aperçu vivant.

Bozon-Verduraz remporte ses premières victoires aériennes les 16, 17, et 20 février 1918. Ce qui lui vaudra d'être fait Chevalier de la légion d'honneur le 5 avril. En avril, il remporte deux nouvelles victoire, obtenant le titre d'as le 21 du mois. Après avoir remporté trois nouvelles victoires en mai, il est nommé commandant de l'Escadrille 94, et vole sur des SPAD. Le 18 mai, il est nommé lieutenant à titre provisoire. À la tête de son escadrille, Bozon-Verduraz remporte trois nouvelles victoires.

Il finira la guerre avec 11 victoires aériennes homologuées et 683 heures de vols au compteur[1]. En plus de la Légion d'honneur, il reçoit la Médaille militaire, la Croix de Guerre avec huit palmes, deux étoiles de vermeil, et une étoile de bronze, et la Croix de Saint-Georges russe.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Over the Front: A Complete Record of the Fighter Aces and Units of the United States and French Air Services, 1914-1918, p. 125

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Over the Front: A Complete Record of the Fighter Aces and Units of the United States and French Air Services, 1914-1918 Norman L. R. Franks, Frank W. Bailey. Grub Street, 1992. ISBN 0948817542, 9780948817540.