Henri Parinaud

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Henri Parinaud, né le 1er mai 1844 à Bellac (Haute-Vienne) et mort le 23 mars 1905 à Paris, est un ophtalmologue français. Il est considéré comme le fondateur de l'ophtalmologie française.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1869, il commença des études de médecine à Limoges. La guerre franco-prussienne de 1870 interrompit ses études. Il travailla sur le front des combats dans les services ambulanciers de la Croix-Rouge française sous la direction de Léon Clément Le Fort. Après la guerre, il reprend ses études médicales à Paris et devint l'assistant de Noël Guéneau de Mussy, puis de Odilon Lannelongue.

Il présenta sa thèse de doctorat sur "le nerf optique et la méningite chez l'enfant". Jean-Martin Charcot fut très intéressé par ce travail et engagea Parinaud comme collaborateur à l'Hôpital de la Salpêtrière.

Parinaud travailla deux années comme chef de clinique sous la direction de Xavier Galezowski. À sa mort, son ami Joseph Babinski devint le tuteur de ses trois fillettes[1].

Le syndrome de Parinaud[modifier | modifier le code]

le Syndrome de Parinaud fut décrit par Parinaud en 1889. Ce syndrome se manifeste par une paralysie verticale du regard parfois associée à une paralysie de la convergence avec immobilité de la pupille et une paralysie du nerf oculomoteur (lésion des turbercules quadrijumeaux ou de la région sous-thalamique, tumeur, encéphalique, pseudo paralysie bulbaire)[2].

En 1889, Henri Parinaud décrivait trois patients ayant développés une conjonctivite unilatérale associée à des adénopathies adjacentes préauriculaires qui évoluaient et régressaient spontanément en quelques semaines ou quelques mois.

Les principales causes du syndrome de Parinaud peuvent être une tumeur au cerveau au niveau de la glande pinéale, la sclérose en plaque, ou encore à la suite d'un accident vasculaire cérébral. Ces manifestations cliniques peuvent être associées avec une hydrocéphalie, une hémorragie crânienne ou une malformation artéro-veineuse cérébrale.

Le syndrome oculo-glandulaire[modifier | modifier le code]

Le syndrome oculo-glandulaire de Parinaud est lié à la maladie des griffes du chat. Ce syndrome est dû à la Bartonellose oculaire ou Bartonella henselae qui se contracte par inoculation conjonctivale indirecte de la bactérie et non par griffure du chat[3]. La maladie des griffes du chat a été décrite dans de très nombreux pays. Sa prévalence varierait avec la densité des populations de chats, l'exposition humaine aux chats, et à l'importance du degré d'infestation de ces mêmes chats par des puces[4].

La première description d’une bartonellose oculaire a été faite par Henri Parinaud en 1889. La Bartonellose oculaire ou Bartonella henselae est l’agent de la maladie des griffes du chat et chez le sujet immunodéprimé de l’angiomatose bacillaire et de la péliose hépatique[5].

Échelle Parinaud[modifier | modifier le code]

Henri Parinaud élabora une échelle de distance (dite « Échelle Parinaud ») pour l'analyse de la vision. L'acuité visuelle se calcule en dixièmes. L'acuité visuelle de près est déterminée par des tests vus à 33 cm (distance de lecture : test optométrique) conçus par Henri Parinaud.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Parinaud, La Kératite interstitielle et la syphilis héréditaire, Éditions Asselin, Paris : 1883
  • Henri Parinaud, Dermoépithéliome de l'œil tumeur non décrite, Éditions Imprimeur de Davy, Paris : 1884
  • Henri Parinaud, Le strabisme et son traitement, Éditions Ceres, Paris : 1985
  • (en) Ouvrier R. « Henri Parinaud ans his syndrome » Medical journal of Australia, Sydney : 1993, vol. 158, no 10

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Poirier, « Le testament de Joseph Babinski : Les relations entre Babinski et Parinaud », Neurologies, vol. 14, no 134,‎ 2011, p. 4-8
  2. L. Manuila, Dictionnaire médical Manuila, Éditions Elsevier Masson, Paris : 2004
  3. http://www.medgle.fr/rw/diagnoses/maladie+des+griffes+du+chat
  4. http://www.jle.com/en/revues/bio_rech/abc/e-docs/00/00/C5/67/article.phtml
  5. http://www.jle.com/en/revues/bio_rech/abc/e-docs/00/00/C5/67/article.phtml

Liens externes[modifier | modifier le code]