Pierre Marie (médecin)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marie et Pierre Marie.

Pierre Marie

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

photographié vers 1900 par Eugène Pirou.

Naissance 9 novembre 1853
Décès 14 avril 1940

Pierre Marie né le 9 novembre 1853 à Paris et mort le 14 avril 1940 à Cannes est un médecin neurologue français.

Il est à l'origine de la découverte de plusieurs entités cliniques nouvelles comme l'atrophie musculaire progressive en 1886, l'acromégalie en 1886, l'ostéoartropathie hypertrophique « pneumique » en 1890, l'hérédoataxie cérébelleuse en 1893, la spondylarthrite ankylosante (sous le nom de « spondylose rhizomélique ») en 1898[1], ce qui lui vaut une réputation internationale. À la clinique neurologique de la Salpêtrière, il succède en 1917 à Dejerine à la Chaire inaugurée par Jean-Martin Charcot.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Après ses études de médecine, il est nommé interne des hôpitaux de Paris en 1878 et commence à étudier la neurologie sous la tutelle de Jean-Martin Charcot à la Salpêtrière et à Bicêtre. Pierre Marie est l'un des élèves les plus appréciés de Charcot et il devient son assistant spécial et le chef de son laboratoire. Il a obtient son doctorat en médecine en 1883 avec une thèse sur une maladie thyroïdienne, la maladie de Basedow. Il obtient son agrégation à la Faculté de médecine de Paris en 1889 où il a présenté une série de conférences célèbres sur les maladies de la moelle épinière.

Entre 1885 et 1910, période la plus productive de sa carrière, il a écrit des nombreux articles et livres et a développé une école internationale de neurologie. Marie a identifié avec succès et a décrit une série de désordres auxquels son nom est lié. En 1886, il décrit l'acromégalie, une maladie qui portera plus tard son nom (maladie de Pierre Marie). L'analyse qu'il fait à cette occasion des désordre de l'hypophyse contribue de façon déterminante au domaine naissant de l'endocrinologie.

En 1897 il a créé un service neurologique à Bicêtre qui a rapidement eu une réputation mondiale. Ses travaux sur l'aphasie l'ont opposé à Paul Broca (1824-1880) et Carl Wernicke (1848-1905) quant à la localisation du centre de la parole. En 1907 il a sollicité avec succès la chaire vacante d'anatomie pathologique à la Faculté de Médecine et, avec l'aide de Gustave Roussy, son successeur, Marie a complètement modernisé l'enseignement d'anatomie pathologique.

En collaboration avec Charles Foix, Henry Meige et d'autres, il publia différents travaux consacrés aux séquelles neurologiques de la guerre. En 1917, âgé 64, Marie a été nommé à la chaire de neurologie qui avait été créée pour Charcot et occupée depuis par Fulgence Raymond (1844-1919), Édouard Brissaud (1852-1909) et Joseph Jules Dejerine (1849-1917).

Avec Édouard Brissaud, il a fondé la Revue de Neurologie en 1893, et la Société Française de Neurologie dont il fut le premier secrétaire général. Il a été nommé membre de l'Académie de médecine en 1911.

Bibliographie connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie, P. Sur la spondylose rhizomélique. Revue de médecine (Paris) 1898; 18: 285-315