Hakken

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Animation illustrant le hakken, vitesse normale quoique légèrement lente (environ 160 BPM).

Hakken (ou hakkûh) signifiant « talons » en français est une danse néerlandaise, issue de la scène gabber et généralement associée à sa culture, apparue durant les années 1990. Il s'agit d'une danse rapide, exécutée principalement au moyen de petits mouvements répétitifs des pieds.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le style de danse a émergé dans les années 1990 aux Pays-Bas, lors de la popularisation de la musique gabber. Les mouvements de cette danse, désormais associée à la scène gabber, s'inspirent de ceux que pratiquaient les fans du club rotterdamois de Feyenoord dans les tribunes du stade[1]. « Les gabbers de Rotterdam dansent comme s'ils montaient à cheval, un mouvement qui fut d'usage une année auparavant dans les gradins[1]. »

Le nom de hakken provient, selon DJ Rob, du surnom de la ville de La Haye, « Hakke ». La simple phrase « Ik ga Hakke » (en français : « je vais danser à La Haye ») est ensuite reprise par les gabbers, qui crient « Haaakkkeee » lorsqu'ils dansent ; la danse prend alors ce nom[2].

Pratique et technique[modifier | modifier le code]

La danse, habituellement rapide et répétitive[3], se constitue de petits pas se succédant rapidement les uns aux autres au même rythme qu'un tempo oscillant entre 170 et 200 BPM pour l'époque. La partie inférieure du corps (en dessous de la ceinture) est la partie la plus importante de cette danse, bien que bouger les bras et le torse n'est pas inhabituel. Par la suite, la danse prendra le nom de hakken, ou hakkûh[3]. La rapidité des mouvements et le tempo élevé de la musique gabber est intimement liée à la consommation de drogues, notamment de l'extasy, par ses danseurs[4].

Un style vestimentaire caractérise également le hakken. Les danseurs portent typiquement des chaussures de marques Nike (Nike Air Max Classics)[5]. En Australie, le hakken est répandu dans les festivals de hard-dance[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Geoffrey Hunt, Molly Moloney et Kristin Evans, Ecstasy and Raves,‎ 2010 (ISBN 1134189257, lire en ligne), p. 69.
  2. Benjamin P., « DJ Rob - Héros gabber », Brain Magazine,‎ 6 mai 2014 (lire en ligne).
  3. a et b (en) Frank van Gemert, Dana Peterson et Inger-Lise Lien, Street Gangs, Migration Ethnicity,‎ 2013 (ISBN 1134003714, lire en ligne), p. 88.
  4. [radio] Aude Lavigne, Paul Orzoni, France Culture (chronique radiophonique), coll. « La Vignette »,‎ 30 avril 2014 (présentation en ligne, écouter en ligne). Interview du commissaire de l'exposition parisienne « Gabber Expo » de mai 2014, émission de min 11 s diffusée le 6 mai 2014 sur France Culture.
  5. (en) Nicholas H Battjes, « How to Do the Dutch hakken dance to Gabber hardcore techno music », sur modern-dance,‎ 2011 (consulté le 18 février 2014).
  6. (en) « Ducks say quack, and fish go blub, and what do chickens do? Apparently, they Hakken (a.k.a. Gabber in Australia). Are dance music fans crazy about animals? », sur Beats Media (consulté le 17 février 2014).

Lien externe[modifier | modifier le code]