Haïdas

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Haïdas

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Anglais, Haïda

Ethnies liées

Tlingits, Salish

Zones de peuplement haïda.
Un totem haïda dans le Thunderbird Park de Victoria (Colombie Britannique)

Les Haïdas sont un peuple amérindien de la côte Ouest du Canada et du Nord des États-Unis, ainsi qu’une partie Sud-Est de l’Alaska, le long de la côte du Pacifique, et dans l'archipel Haida Gwaii en particulier.

Ils sont notamment connus pour leurs totems, leurs sculptures traditionnelles et leur art graphique en général.

Localisation[modifier | modifier le code]

Les Haïdas occuperaient l’archipel Haida Gwaii en Colombie-Britannique depuis la fin de la période glaciaire et la population y aurait commencé à être importante il y a 5000 ans[1]. Ces îles, au nombre de 138, étaient connues sous le nom des îles de la Reine-Charlotte avant l’inauguration du territoire en tant que réserve de parc national et site du patrimoine en 1988. La réserve, au sud de l'archipel, se nomme Gwaii Haanas et signifie « les îles magnifiques » en langage haïda.

La société haïda (1000 av. J.-C. jusqu’aux premiers contacts avec les Européens)[modifier | modifier le code]

L’environnement a été un facteur déterminant dans la constitution de la culture amérindienne des Haïdas. Ils ont été influencés par l’aspect marin et riverain, mais aussi par la forêt, particulièrement du bois de cèdre. Ces facteurs ont engendré le développement d’une technologie du travail du bois que l'on remarque par la culture matérielle : les canots, les maisons, les habitudes vestimentaires et l'art. Le mode de vie des Haïdas était aussi basé sur les ressources marines, particulièrement le saumon et les mollusques. Bien qu’il n'y avait pas d’organisation politique intercommunautaire ferme chez les Haïdas, la société était divisée en classes : nobles, gens ordinaires et esclaves. Les nobles constituaient une oligarchie qui dominait l’accès aux ressources et qui bénéficiait de certains avantages dans cette position, qu’ils renforçaient par le rituel du potlatch. Les contacts avec les Européens en 1774 vont profondément perturber cette culture qui devra adapter son mode de vie.

La subsistance[modifier | modifier le code]

Boîte de bois en cèdre rouge, 1875

Les communautés haïdas avaient un mode de subsistance qui reposait essentiellement sur une économie de chasse, de pêche et de cueillette[2]. Les ressources alimentaires étaient abondantes et variées. On sait que les Haïdas pratiquaient l’horticulture : ils récoltaient les pommes de terre et le tabac. Toutefois, 90 % de la nourriture consommée était de nature marine[3].

Les Haïdas se sont ainsi spécialisés dans la pêche au saumon[4]. Les ressources de l’océan Pacifique offraient la majeure partie de l’apport nutritif des communautés. Outre le saumon, les Haïdas pêchaient le flétan, le thon, la morue, le hareng, mais également des fruits de mer et des algues. Lorsqu’était venu le temps de faire des provisions, on séchait ou on fumait le poisson, et ce, parfois en grande quantité. L’objectif de cette pêche était de stocker suffisamment pour survivre tout l’hiver. On entreposait les viandes, parfois avec de l’huile, dans des boîtes de bois de cèdre particulières, qui se caractérisent notamment par leur imperméabilité[5]. De plus, l’apport de la collecte de mollusques (ormiers, les moules, les oursins et la palourde) n’était certainement pas négligeable si l’on en juge aux énormes dépôts de coquillages retrouvés près de certains villages[6].

La chasse aux mammifères marins comme la loutre de mer ou les otaries était une autre source d’approvisionnement importante. Sur la terre ferme d’Haida Gwaii ou de la côte, on chassait l’ours, le castor ou le caribou, mais dans une moindre mesure. Ces animaux marins et continentaux étaient chassés non seulement pour leur viande, mais aussi pour les tendons et la peau qu’ils fournissaient. Le reste de l’apport alimentaire des Haïdas était constitué de baies, de salades, de noix, de racines ou d’autres plantes comestibles. La plupart des aliments étaient mangés après cuisson.

La plupart des peuples de la côte nord-ouest du Pacifique chassait la baleine. Toutefois, on sait que ce n’était pas le cas des Haïdas. En revanche, on a retrouvé des restes (ossements) dépecés de ce grand mammifère marin ce qui laisse croire que l’on mangeait les spécimens échoués[7].

La structure sociale[modifier | modifier le code]

La structure sociale dite « classique » de la société haïda se met en place entre 1000 av. J.-C. et 500 apr. J.-C.[8]. Les fouilles archéologiques laissent supposer que c’est la capacité d’exploiter et d’emmagasiner la nourriture en grande quantité qui a permis la formation de communauté assez large dans la région d’Haida Gwaii. En effet, cette capacité à stocker la nourriture permet entre autres la sédentarisation de groupes sociaux[9]. De vastes communautés se sont dès lors agglomérées pour former des villages. Ces communautés se déplaçaient de façon saisonnière en fonction des ressources alimentaires disponibles. C’est également à partir de ce moment qu’est apparu un changement social important dans les communautés haïdas : la stratification sociale.

La société était devenue hiérarchique : le partage des ressources ne se faisait plus de façon égalitaire[10]. Une élite sociale accaparait désormais certaines sources d'approvisionnement et l’exploitait pour elle-même. Ces sources pouvaient être un lieu de pêche déterminé ou encore une zone de chasse ou de cueillette particulière. La monopolisation des sources d'approvisionnement et la stratification sociale qui en résulta ont engendré la création de classes sociales au sein des communautés haïdas. Selon les anthropologues, on peut diviser la société haïda en trois catégories : d’abord les gens de haut rang, puis la noblesse; ensuite les gens ordinaires (commoners), et enfin les esclaves[8].

Les nobles, qui formaient l’ensemble le plus nombreux dans la société, sont les leaders qui s’étaient approprié des droits sur des sources d'approvisionnement. Ils octroyaient des permissions ou émettaient des interdictions d’accès sur ces sources aux gens ordinaires, aux esclaves, mais aussi aux autres groupes amérindiens[11]. Le noble qui exploitait de façon adéquate ses sources pouvait en tirer de grande richesse ainsi qu’un prestige considérable. Les gens du peuple, moins nombreux étaient dès lors soumis, sous cet angle, aux possédants. Quant aux esclaves, ils appartenaient à des nobles qui utilisaient leur force de travail pour accumuler de la richesse à leurs lignages. En ce sens, les esclaves constituaient eux-mêmes une richesse importante[12]. Ces esclaves étaient des prises de guerre, c'est-à-dire des adultes ou des enfants qui avaient été enlevés à leur communauté, lors de raids guerriers, pour être amenés chez les Haïdas.

Le tissu social[modifier | modifier le code]

Hormis les classes, le tissu social des Haïdas était fondé sur la parenté et le lignage familial. Il n’y avait pas de clan. Chaque communauté villageoise haïda était divisée en deux groupes : les Corbeaux et les Aigles. Les Corbeaux comptaient généralement 22 lignages et les Aigles 23. L’exogamie était de mise et les mariages se faisaient uniquement entre les membres des deux groupes différents. Il n’y avait pas de mariage entre les membres d’un même groupe. Les enfants devenaient membre du groupe de leur mère. C’était donc une société matrilinéaire[13]. L’appartenance à un lignage donnait des droits et privilèges comme l’accès à une maison et aux lieux et zones d'approvisionnement. En effet, chaque lignage possédait des biens, notamment des emblèmes particuliers, très importants dans la société haïda[14]. Chaque lignage avait à sa tête un chef.

Les communautés haïdas, regroupant des Aigles et des Corbeaux, avaient à leur tour un chef de village. C’était le chef de lignage ayant amassé le plus de prestige par l’accumulation de richesse ou tout simplement celui dont le lignage contenait le plus de membres[14]. La richesse et la position de noblesse étaient transmises par héritage matrilinéaire. Ainsi, l’héritier d’un chef n’est pas son propre fils, mais bien le fils de sa sœur.

Les Haïdas se regroupaient donc dans des villages. Ces lieux étaient parfois permanents lorsque les ressources environnantes le permettaient. Or, la plupart du temps, les villages servaient de résidences d’hiver et, à l’été, on se déplaçait à travers divers camps situés près des ressources[15]. Les maisons de villages pouvaient abriter environ de 30 à 40 personnes d’un même lignage, ce qui équivaut à 10 familles nucléaires. La maison du chef de village était la plus grande de la communauté[16]. Ces habitations étaient constituées d’une grande aire ouverte qui comprenait parfois des cloisons de nattes de cèdres. Un foyer occupant le centre était employé au chauffage et la cuisson des aliments. Le long des murs latéraux se trouvaient des banquettes et des couchettes. Celle du chef de la maison était au centre du mur du fond. Les maisons construites en bois de cèdre étaient faites de planches que l’on pouvait aisément détacher pour ensuite transporter dans d’autres lieux, pour construire un abri d’été par exemple. À l’extérieur, un mât totémique richement décoré et arborant l’emblème du lignage était posté.

Les relations avec l'extérieur[modifier | modifier le code]

Les relations des Haïdas avec l’extérieur étaient nombreuses, que ce soit pour la guerre ou pour le commerce. Leurs partenaires commerciaux étaient d’une part les autres groupes autochtones de la côte nord-ouest du Pacifique, et d’autre part les groupes du Plateau, à l’intérieur du continent[17]. Les marchandises échangées par les Haïdas étaient, par exemple, des canots, des boîtes de bois, des peaux de loutre de mer, etc. Un produit particulièrement recherché par les Haïdas était l’huile d’eulakane, qui servait notamment lors des repas et également à l’entreposage des viandes séchées[18].

Il n’y avait pas d’entité politique reliant l'ensemble des communautés haïdas[19]. Les communautés pouvaient se faire la guerre entre eux. Les raisons de faire la guerre avec les autres groupes de la côte nord-ouest étaient variées : la revanche, l’expansion territoriale, le pillage, notamment dans le but d’obtenir des esclaves[20]. L'importance de la guerre est attestée par les multiples fractures sur les os de squelette retrouvés dans les sépultures lors de fouilles archéologiques[21]. Ces fractures ne pouvaient pas être accidentelles et furent causées par des objets contondants.

Les activités quotidiennes et rituelles[modifier | modifier le code]

Le travail du bois[modifier | modifier le code]

Canot haïda

Les Haïdas étaient d’habiles travailleurs du bois. La forêt du Pacifique fournit des essences comme la pruche (hemlock) ou l’épinette (épicéa). Mais c’est le cèdre rouge (thuya) qui est l’arbre de choix. Le bois de cèdre est facile à travailler : solide, mais souple. On n’utilisait pas de hache ou de scie, mais uniquement des outils de pierre pour le travailler. Outre les maisons en planches de cèdre, le bois était utilisé pour la fabrication des canots[22]. Le travail du cèdre est une technique caractéristique de la technologie des groupes amérindiens de la côte nord-ouest du Pacifique, particulièrement pour les Haïdas qui se sont illustrés dans la fabrication de canots et de boîtes hermétiques. Pour la fabrication des canots, on creusait des troncs de cèdre, puis on les travaillait à la vapeur. Ces canots étaient employés pour toute sorte de tâches quotidiennes : transport des personnes, de la nourriture, du bois. On s’en servait pour les déplacements officiels chez d’autres groupes ou encore pour les relations commerciales ou guerrières. Les canots de guerre pouvaient dépasser quinze mètres de longueur. Celui qui possédait un canot voyait son pouvoir social augmenter dans sa communauté. Il y avait environ un canot pour 45 individus dans le groupe[23].

Chapeau haïda

Le cèdre était également utile à la fabrication de la vannerie et des vêtements. La fibre du bois était coupée en lanière et ensuite traitée pour être cousue, tressée et même tissée. Avec ces fibres, on fabriquait des chapeaux, des paniers tressés et des étoffes. La qualité du matériau et de la fabrication leur permettait d’être imperméables. Dans le climat pluvieux de la région, ces chapeaux étaient très utiles. Quant aux paniers, ils servaient à l’entreposage et même à la cuisson, rôles joués habituellement par la poterie dans d’autres aires culturelles amérindiennes[24].

La répartition des tâches[modifier | modifier le code]

Une femme haïda tissant un panier, 1897

La répartition du travail se faisait selon les saisons ou selon le sexe. L’automne, le printemps et l’été étaient des saisons réservées aux activités de subsistance[25]. L’hiver, les activités cérémonielles et rituelles prédominaient. Les femmes s’occupaient à fabriquer les paniers et les vêtements à l’aide de la fibre de cèdre[26]. Elles s’occupaient à la récolte des mollusques et des petits fruits. De leur côté, les hommes s’occupaient de la chasse, de la pêche et du travail du bois.

Une cérémonie rituelle : le potlatch[modifier | modifier le code]

Un élément important de la culture haïda était le potlatch. C’était une cérémonie rituelle au cours de laquelle un homme de haut rang fait des dons à outrance dans le but de renforcer ses droits et privilèges[27]. Ces dons sont de nature matérielle : nourriture, étoffe, etc. Il fallait parfois des années pour accumuler la richesse nécessaire pour procéder à un potlatch. Les occasions d’effectuer un potlatch étaient par exemple l’attribution d’un emblème, un mariage, un décès, la construction de maisons ou encore l’érection d’un mât totémique.

Les mâts totémiques[modifier | modifier le code]

Mâts totémiques à Howkan

Ces mâts peuvent être classés en trois catégories : ceux de façade, les commémoratifs ou les mortuaires. Richement décorées de sculpture, les représentations sur ces mâts sont des animaux naturels ou surnaturels[28]. On y retrouve également des représentations de phénomènes naturels ou des éléments de la culture matérielle haïda. Cependant, tous ces emblèmes sont représentés sous formes animales ou humaines.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. George F. Macdonald, L’art haïda, Hull, Musée canadien des civilisations, 1996, p. 4.
  2. Macdonald, 1996, p 4.
  3. James Vallière Wright, A history of the Native people of Canada, Hull, Canadian Museum of Civilization, 1995, p. 927.
  4. John W. Adam, « Recent Ethnology of the Northwest Coast », Annual Review of Anthropology, 10, 1981, p. 384.
  5. Leland Donald, Aboriginal slavery on the Northwest Coast of North America, Berkeley, University of California Press, 1997, p. 23.
  6. Wright, 1995, p. 939.
  7. George F. Macdonald, Ninstints, site haïda du patrimoine mondial, Hull, Musée canadien des civilisations, 1992, p. 53.
  8. a et b Wright, 1995, p. 897.
  9. Kenneth M. Ames, « The Northwest Coast: Complex Hunter-Gatherers, Ecology, and Social Evolution », Annual Review of Anthropology, 23, 1994, p. 213.
  10. Wright, 1995, p. 907.
  11. Donald, 1997, p. 24.
  12. Adam, 1981, p. 384.
  13. Edward L. Keithahn, Monuments in cedar, Ketchikan, Alaska, R. Anderson, 1945, p. 62.
  14. a et b Macdonald, 1996, p. 6.
  15. Sur le schéma de déplacement saisonnier, voir Donald, 1997, p. 21.
  16. Macdonald, 1996, p. 7.
  17. Wright, 1995, p. 957.
  18. Wayne Suttles, dir. Handbook of North American Indians, Vol. 7 : Northwest coast. Washington, Smithsonian Institution, 1990, p. 246.
  19. Donald, 1997, p. 26.
  20. Donald Mitchell, « Predatory Warfare, Social Status, and the North Pacific Slave Trade », Ethnology, 23, 1 (1984), p. 32.
  21. Wright, 1995,p. 907.
  22. Jeanne E. Arnold, « Transportation Innovation and Social Complexity among Maritime Hunter-Gatherer Societies », American Anthropologist, 97, 4 (1995), p. 737.
  23. Arnold, 1995, p. 741.
  24. Donald, 1997, p. 23.
  25. Macdonald, 1992, p. 42.
  26. Wright, 1995, p. 23.
  27. Isabelle Schulte-Tenckhoff, Potlatch : conquête et invention : réflexion sur un concept anthropologique, Lausanne, Éditions d'en bas, 1986, Coll. : « Le Forum anthropologique », p. 262.
  28. Macdonald, 1992, p. 36.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux

  • SUTTLES, Wayne, dir. Handbook of North American Indians. Vol. 7 : Northwest coast. Washington, Smithsonian Institution, 1990. 796 p.
  • MCMILLAN, Alan D. Native peoples and cultures of Canada : an anthropological overview. Vancouver, Douglas & McIntyre, 1995. 376 p.
  • WRIGHT, James Vallière. A history of the Native people of Canada. Hull, Canadian Museum of Civilization, 1995. 1184 p. Coll. « Mercure ».
  • ZIMMERMAN, Larry et Brian Leigh MOLYNEAUX. Native North America. Norman, University of Oklahoma Press, 2000 [1996]. 184 p.

Monographies et articles

  • ADAM, John W. « Recent Ethnology of the Northwest Coast », Annual Review of Anthropology, 10 (1981), p. 361-392.
  • AMES, Kenneth M. « The Northwest Coast: Complex Hunter-Gatherers, Ecology, and Social Evolution », Annual Review of Anthropology, 23 (1994), p. 209-229.
  • ARNOLD, Jeanne E. « Transportation Innovation and Social Complexity among Maritime Hunter-Gatherer Societies », American Anthropologist, 97, 4 (1995), p. 733-747.
  • DRUCKER, Philip. Indians of the Northwest coast. New York, Natural History Press, 1963 [1955]. 224 p. Coll. « Anthropological handbook for the American Museum of Natural History », 10.
  • DONALD, Leland. Aboriginal slavery on the Northwest Coast of North America. Berkeley, University of California Press, 1997. 379 p.
  • KEITHAHN, Edward L. Monuments in cedar. Ketchikan, Alaska, R. Anderson, 1945. 160 p.
  • LOSLIER, Sylvie. « Portrait de la côte nord-ouest », Recherches amérindiennes au Québec, 14, 2 (1984), p. 3-8.
  • MACDONALD, George F. L’art haïda. Hull, Musée canadien des civilisations, 1996. 242 p.
  • MACDONALD, George F. Ninstints, site haïda du patrimoine mondial. Hull, Musée canadien des civilisations, 1992. 60 p.
  • MITCHELL, Donald. « (en) », (en), 23, 1 (1984), p. 39-48.
  • MITHUN, Marianne. (en). Cambridge, Cambridge University Press, 1999. xxi, 773 p. Coll. : « (en) ».
  • SCHULTE-TENCKHOFF, Isabelle. Potlatch : conquête et invention : réflexion sur un concept anthropologique. Lausanne, Éditions d'en bas, 1986. 309 p. Coll. « Le Forum anthropologique ».
  • VASTOKAS, Joan M. « Architecture and Environment: The Importance of the Forest to the Northwest Coast Indian », Forest History, 13, 3 (1969), p. 12-21.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]