Germaine Guèvremont

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Germaine Guèvremont

Germaine Guèvremont (Saint-Jérôme, Québec, 16 avril 1893 - Terrebonne, Québec, 21 août 1968), née Germaine Grignon, est une romancière canadienne surtout connue pour le roman Le Survenant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père est un avocat, alors que sa mère s'adonne à la peinture.

Germaine Guèvremont fait ses études chez les sœurs de Sainte-Croix à Sainte-Scholastique, ainsi qu'à Saint-Jérôme, à Saint-Ubalde et à Lachine (ville fusionnée à Montréal le 1er janvier 2002) chez les Sœurs de Sainte-Anne. Par la suite, elle étudie le piano et l'anglais pendant un an à Toronto au Loretto Abbey. Elle habite ensuite Ottawa pendant quatre ans, puis demeure à l'Îlette-au-Pé sur les Îles de Sorel. En 1926, elle devient journaliste correspondante du journal The Gazette, puis écrit pour le journal Le Courrier de Sorel. En 1935, elle s'installe à Montréal et interrompt sa carrière de journaliste.

En 1938, elle aide son cousin Claude-Henri Grignon, à l'écriture de la première saison de la série radiophonique Un homme et son péché. Ce feuilleton radiophonique a une longévité exceptionnelle puisqu'il est diffusé de 1939 à 1962.

Également en 1938, elle recommence à écrire pour des journaux. Elle travaille à la revue Paysana où elle publie des entrevues, des articles sur la culture, des contes et des romans feuilletons jusqu'en 1945.

Publié en 1945 à compte d'auteur, son premier roman Le Survenant reçoit d'abord un accueil réservé[1]. Avec la parution du livre en France, Germaine Guèvremont reçoit l'appui du public québécois et se mérite dès 1946 le prix David et le prix Sully-Olivier de Serres de l'Académie française.

L'année suivante, elle publie un deuxième et dernier roman, Marie-Didace (1947), qui se veut une sorte de prolongement de l'histoire des Beauchemin. Elle est élue à l'Académie canadienne-française en 1949. Son œuvre obtient par la suite une plus vaste audience tant en Europe qu'aux États-Unis.

Pour la traduction en anglais du Survenant, elle reçoit d'ailleurs le prix du Gouverneur général du Canada en 1951. En 1962, la Société royale du Canada l'accueille en son sein. Elle est aussi récipiendaire de doctorats honoris causa des universités Laval et d'Ottawa. Elle obtient la Médaille de l'Académie des lettres du Québec en (1947).

Dès 1950, elle se consacre à l'adaptation radiophonique du Survenant qui est diffusée sur les réseaux de CBF et de CKVL de 1952 à 1955[1].

Sa production télévisuelle reprend et prolonge l'œuvre romanesque et radiophonique. Elle forme de plus une trilogie qui, pendant 6 ans, a largement influencé la programmation des années 1950 avec Le Survenant (1954-1957,1959-1960), Au chenal du moine (1957-1958) et Marie-Didace (1958-1959).

Germaine Guèvremont meurt le 21 août 1968 à la suite d'une intervention chirurgicale, avant d'avoir pu compléter ses mémoires.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dictionnaire des auteurs du radio-feuilleton québécois, p. 118

Source[modifier | modifier le code]

  • Renée Legris, Dictionnaire des auteurs du radio-feuilleton québécois, Fides, 1981