Georges Dor

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Georges Dor (né à Drummondville le sous le nom de Georges-Henri Dore, mort le ) est auteur, essayiste, compositeur, dramaturge, chanteur, poète, traducteur, producteur et réalisateur de théâtre québécois.

Dor entreprend une carrière à la radio en tant qu’animateur dans une émission musicale et directeur de l’information. Il travaille à Radio-Canada pour devenir réalisateur au téléjournal de la société d'État. Il est aussi collaborateur au journal Libre Nation.

Georges Dor a toujours écrit des recueils de poèmes. En 1964, il est encouragé par des amis à participer à des concours de chant amateur. Il commence à chanter professionnellement début 1965 et sort son premier album en 1966. Une des chansons de cet album, sa composition La Complainte de La Manic, dont les paroles sont une lettre d'amour écrite par un ouvrier de construction sur le projet de barrage hydroélectrique de Manicouagan, devient un succès sans précédent. Il participe à La nuit de la poésie 27 mars 1970.

Il continue à se produire en tant que chanteur jusqu'en 1972 et enregistre jusqu'en 1978. Il travaille ensuite principalement pour le théâtre et la télévision, produisant et écrivant des pièces et romans télévisés. Il écrit plusieurs romans et publie des recueils de poésie, parmi d'autres œuvres artistiques et analyses critiques.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • 1974 : D'aussi loin que l'amour nous vienne. Éd. Leméac.
  • 1975 : Après l'enfance. Leméac.
  • 1989 : Je vous salue, Marcel-Marie. Éd. Québec Amérique.
  • 1990 : Il neige, amour. Éd. Québec Amérique.
  • 1992 : Dolorès. Éd. Québec Amérique.
  • 1995 : Le Fils de l'Irlandais. Éd. Québec Amérique.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1981 : Du sang bleu dans les veines. Éd. Leméac.
  • 1982 : Les Moineau et les Pinson. Éd. Leméac.
  • 1982 : Les cochons meurent comme des mouches.
  • 1983 : L'âme sœur.
  • 1984 : Un concombre dans les patates.

Poésie[modifier | modifier le code]

  • 1956 : La Mémoire innocente, Éd. L'Aube
  • 1959 : Portes closes, Éd. L'Aube
  • 1961 : Chante-pleure, Éd. Atys
  • 1976 : Le Québec aux Québécois et le paradis à la fin de vos jours, Éd. Leméac
  • 1991 : Poèmes et Chansons d'amour, Éd. BQ

Essais sur la langue parlée des Québécois[modifier | modifier le code]

  • 1996 : Anna braillé ène shot, Éd. Lanctôt. Ou encore : "Elle a beaucoup pleuré"
  • 1997 : Ta mè tu là?, Éd. Lanctôt. Ou encore : "Ta mère est-elle là?"
  • 1998 : Les qui et les que ou le français torturé à la télé, Éd. Lanctôt

Autres[modifier | modifier le code]

  • 1977 : Si tu savais..., préface de Gaston Miron, Éd. De l'Homme. Petite autobiographie avec textes et partitions musicales de plusieurs chansons.
  • 2002 : Mémoires d'un homme de parole, Éd. Fides

À propos de Anna braillé ène shot[modifier | modifier le code]

Le chansonnier et écrivain québécois Georges Dor publie cet essai durant le troisième trimestre de l'année 1996. L'homme se pose de sérieuses questions sur le langage de ses concitoyens; il tend l'oreille avec attention et partout il note dans ses carnets des bribes de conversations qu'il entend: à la télé, à la radio, dans les cours d'école, dans les centres commerciaux, au restaurant. Si ces illustrations verbales ne manquent pas de charmes et de pittoresque et nous font sourire, l'auteur, lui, s'interroge sur le piètre niveau langagier des Québécois. Est-ce le fruit de la victoire des Anglais sur les Français durant la mémorable bataille des plaines d'Abraham ? Abandonnés à leur sort par les Français, les Québécois se sont refermés sur leur petit monde et se sont façonnés un semblant de langue qui va sans cesse rempirant, et l'auteur ne manque pas de faire le lien entre notre appauvrissement matériel et notre appauvrissement culturel. Il définit son peuple de conquis content. Ce n'est certes pas l'intelligence qui fait défaut chez les Québécois mais plutôt leur manque d'instruction scolaire. À ce propos, Georges Dor ne manque pas de se questionner sur le rôle de l'État, en particulier sur celui du Ministère de l'éducation. À quoi servent donc les milliards de dollars investis dans le système scolaire, s'interroge-t-il, si c'est pour former des analphabètes ? Rien ne justifie l'usage du joual selon Georges Dor, qui pardonne volontiers ces écarts de langage à son père et aux gens de l'ancienne génération, car ce monde venait de la campagne ou travaillait à la ville depuis leur tout jeune âge: cela se comprend et ce monde était quand même sympathique, mais ce n'est guère le cas aujourd'hui et cela le désole d'entendre la piètre qualité du français parlé au Québec. En réaction à cet ouvrage, la linguiste Marty Laforest a fait paraître États d'âme, États de langue en 1997.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Une bibliothèque de Longueuil[1], un centre culturel de Québec[2] ainsi que la salle de spectacle du Cégep de Drummondville, sont nommées en son honneur. Il y a également différentes rues nommées en son honneur.

Filmographie[modifier | modifier le code]

comme compositeur[modifier | modifier le code]

  • 1966 : This Is No Time for Romance
  • 1968 : Zone désignée: le rôle des gouvernements
  • 1968 : Une entrevue avec Monique Léonard
  • 1968 : Une entrevue avec Mme Louise Bouvrette
  • 1968 : Une entrevue avec Mme F. Roland Beaudry
  • 1968 : Une entrevue avec M. Lucien Rolland
  • 1968 : Une entrevue avec M. Jean-Paul Corbeil
  • 1968 : Une entrevue avec M. Hubert Murray
  • 1968 : Une entrevue avec M. Guy Monette
  • 1968 : Une entrevue avec M. Guy Brossard
  • 1968 : Une entrevue avec M. Fernand Coupal
  • 1968 : Une entrevue avec M. Edwin B. Martin
  • 1968 : Saint-Jérôme
  • 1968 : Le Rôle des femmes dans le monde du travail
  • 1968 : La Promotion industrielle et deux de ses artisans
  • 1968 : Portrait d'un syndicaliste et de sa famille: Édouard, Carmen et Luce Gagnon
  • 1968 : Place des ouvriers dans l'usine
  • 1968 : Lionel Forget
  • 1968 : Jean-Robert Ouellet
  • 1968 : Jean-Pierre Potvin
  • 1968 : Jacques Grandmaison
  • 1968 : Fernand Jolicoeur
  • 1968 : Édouard Sarrazin
  • 1968 : Dans une nouvelle usine
  • 1968 : Confrontation
  • 1968 : Conférence de M. Jean Marchand
  • 1968 : Le Comité des chômeurs
  • 1968 : La Classe des finissantes
  • 1968 : À propos d'un colloque

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]