Gary Kildall

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Gary Kildall

Naissance
Seattle, État de Washington
Décès (à 52 ans)
Monterey, Californie
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Personnalité de l'informatique
Formation
Distinctions
Lifetime Achievement Award 1994 de la Software Publishers Association

Gary Kildall (né le , mort le ) est l'inventeur du système d'exploitation CP/M. Ce système, conçu au départ pour les ordinateurs 8 bits, est ensuite porté sur des ordinateurs 16 bits, sous la dénomination de CP/M86.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gary Kildall étudie à l'Université de Washington où il obtient le doctorat en informatique en 1972. Il travaille ensuite pour la Navy à la Naval Postgraduate School (en) à Monterey en Californie. Avec sa femme, Dorothy Kildall (es), il crée sa propre société, Digital Research.

En 1973, il crée le système d'exploitation CP/M (Control Program/Monitor) pour les processeurs Intel 8008 et 8080. À l'époque, CP/M est une révolution, car, dans le monde naissant des micro-ordinateurs, c'est le tout premier système d'exploitation qui n'est pas dédié à une marque ou un modèle d'ordinateur, mais, au contraire, compatible avec des ordinateurs de marque et de microprocesseur différents : il fonctionne non seulement sur les processeurs, Intel (80xx), mais aussi sur Zilog (Z80) et Motorola (68xx et 69xx).

Le « contrat du siècle » avec IBM[modifier | modifier le code]

En 1980, Digital Research rate ce qui est considéré comme "le marché du siècle" avec IBM. Cette échec fait partie du folklore de l'histoire de l'informatique et de nombreuses versions contradictoires circulent.

En 1980, IBM se décide enfin à sortir un ordinateur personnel, le futur IBM PC. Les dirigeants d'IBM, convaincus que l'ordinateur personnel serait un échec commercial, décident d'acheter un système d'exploitation existant plutôt que de le développer en interne. CP/M étant le système d'exploitation le plus répandu sur les micro-ordinateurs de l'époque, ils décident d'approcher Digital Research et de rencontrer Gary Kildall.

Les pourparlers entre Gary Kildall et les représentants d'IBM n'aboutissent pas — ce qui offre ensuite à Bill Gates (Microsoft) l'occasion de remporter ce marché, le « contrat du siècle ».

Plusieurs versions de l'histoire circulent :

  • Bill Gates reçoit d'abord les représentants d'IBM. Pour le système d'exploitation, il les aiguille vers Digital Research, la société de Gary Kildall, ne désirant fournir que ce qui est la spécialité de sa compagnie, à savoir les langages de programmation et notamment le BASIC[1].
  • Gary Kildall, passionné d'aviation, aurait fait attendre les représentants d'IBM plusieurs heures alors occupé à piloter son avion personnel[2].
  • Ce serait la femme de Gary, Dorothy Kildall (es) qui reçoit les représentants d'IBM. Ceux-ci, avant de commencer la moindre discussion, exigent que Digital Research signe un "accord de non divulgation", interdisant donc à la société de Gary de révéler quoi que ce soit de leur entretien. Dorothy Kildall (es), avocate de formation, aurait tout simplement refusé de signer un tel document.
  • Gary Kildall et Tom Rolander (ca) ont effectivement pris l'avion privé de Gary pour livrer de la documentation CP/M à un de leurs clients du côté de la baie de San Francisco. Ils sont cependant revenus à temps pour participer à la réunion avec IBM. Selon Tom, la réunion s'engage mal. Tout d'abord, IBM fait signer un "accord de non divulgation" unilatéral, spécifiant que toute information communiquée par IBM à Digital Research doit être tenue secrète, au point que Digital Research devrait nier l'existence même de la réunion. Par contre, les informations communiquées par Digital Research à IBM tombent dans le domaine public. De plus, IBM veut acheter CP/M à Digital Research pour un prix fixe, quel que soit le nombre d'exemplaires vendus, alors que Digital Research préfère de loin toucher des royalties à chaque exemplaire vendu. Également, IBM ne veut en aucun cas garder le nom de CP/M pour son système d'exploitation, ils veulent obligatoirement l'appeler PC-DOS, même s'il est entièrement écrit par Digital Research. Tous ces éléments déplaisent fortement à Gary Kildall[3].

Constatant le mécontentement des envoyés d'IBM envers Gary Kildall et Digital Research, et voyant l'opportunité de pénétrer le marché des systèmes d'exploitation, Gates se ravise et propose à IBM de fournir le système d'exploitation.

Après la sortie de l'IBM PC, Gary Kildall constata que MS-DOS était un plagiat de CP/M. Il menaça alors IBM d'un procès. IBM trouva alors l'accord suivant : l'acheteur de l'IBM PC pourra choisir d'installer soit MS-DOS soit CP/M sur sa machine. Hélas, MS-DOS était vendu à 40 $ alors que CP/M était vendu à 240 $ : le choix de l'utilisateur moyen était vite fait…

Décès[modifier | modifier le code]

Gary Kildall meurt le des suites d'un incident non élucidé, survenu trois jours auparavant dans un bar de Monterey, et dont il existe plusieurs versions :

  • il tombe d'une chaise,
  • il tombe dans un escalier,
  • il est pris dans une bagarre générale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. They Made America, Harold Evans
  2. Cette version est assez répandue, et c'est également celle rapportée par Bill Gates.
  3. Version rapportée par Tom Rolander (ca), qui a lui-même assisté à l'entretien entre IBM et Digital Research.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]