Fusae Ichikawa

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Fusae Ichikawa
Image illustrative de l'article Fusae Ichikawa
Fonctions
Députée à la Diète impériale
19531971
19741981
Biographie
Date de naissance 1893
Lieu de naissance Bisai
Date de décès 1981
Nationalité Flag of Japan.svg Japonaise

Fusae Ichikawa

Fusae Ichikawa (市川房枝, Ichikawa Fusae?), née en 1893 et décédée le 11 février 1981 est une femme politique et féministe japonaise. Elle est l'une des activistes politiques qui ont milité pour l'obtention du droit de vote aux femmes, qui trouve sa concrétisation en 1946.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Née en 1893 à Bisai, dans la préfecture d'Aichi, Fusae Ichikawa se présente à l'académie des professeurs féminins d'Aichi, afin de devenir institutrice. C'est lors de son déménagement à Tokyo, dans les années 1910, qu'elle se lie avec des mouvements féministes. De retour à Aichi en 1917, elle devient journaliste au Nagoya Shimbun. En 1920, cofondateur de l'Association des nouvelles femmes (新 妇人 协会, Shin-fujin Kyokai) avec la féministe Hiratsuka Raicho.

Suffrage des femmes[modifier | modifier le code]

L'Association des nouvelles femmes est la première organisation japonaise formée expressément pour l'amélioration de la condition des femmes. L'organisation, sous la direction de Fusae Ichikawa, fait campagne pour des changements dans la législation japonaise qui interdit jusque là la participation des femmes dans la politique du pays. Des réunions politiques sont organisées mais la Diète du Japon dissout l'association en 1922.

Deux ans plus tard, elle part pour les États-Unis en vue d'entrer en contact avec la féministe américaine Alice Paul. De retour au Japon, elle travaille pour la succursale basée à Tokyo de l'Organisation internationale du travail ; elle fonde alors la Ligue du suffrage féminin du Japon (日本 妇人 有 権 者 同盟, Nippon fujin Yuken Domei), qui en 1930 tient la première convention nationale jamais organisée dans le pays pour l'émancipation des femmes.

L'après-Seconde Guerre mondiale voit Fusae Ichikawa jouer un rôle important, en assurant l'inscription dans la Constitution du suffrage des femmes. Cela se fait en vertu de la Déclaration de Potsdam. Elle est alors la première présidente de la nouvelle association fondée, la Nouvelle ligue des femmes japonaises.

Autres activismes[modifier | modifier le code]

D'autres de ses combats incluent ses efforts pour enrayer la corruption lors des élections, qui conduisent à des changements politiques important à Tokyo en 1933 et la création d'un bureau officiel du gouvernement, l'Association centrale pour l'assainissement des élections, à laquelle Fusae Ichikawa est nommée administratrice parmi cinq femmes. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle est nommée secrétaire de l'Association centrale pour la mobilisation spirituelle nationale, une organisation formée par le gouvernement japonais dans le but d'accroître le soutien populaire à l'effort de guerre japonais. Elle a également siégé à titre fiduciaire à l'Association des grandes femmes japonaises.

Championne infatigable des questions relatives aux femmes, elle organise et participe à des conférences féministes au Japon et à l'étranger. En 1980, elle apparaît comme la principale voix pour exhorter le gouvernement japonais de ratifier la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Fusae Ishikawa est élue à la Diète du Japon en 1952 en tant que représentante de Tokyo. Elle concentre ses actions politiques sur les questions relatives aux femmes, ainsi que sur les réformes électorales. Elle est réélue deux fois, mais a échoue en 1971.

En 1974, à l'âge de 81 ans, elle concourt à nouveau, et obtient un quatrième mandat à la Diète. Elle est réélue à la Chambre des conseillers en 1980, emportant le nombre de votes le plus important des élections.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Fusae Ichikawa reçoit en 1974 le prix Ramon Magsaysay dans la catégorie de « Leadership communautaire », pour ses efforts en faveur de l'égalité sociale.

Sources[modifier | modifier le code]