Franz von Leydig

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Franz von Leydig

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Franz von Leydig, Munich, J.-F. Lehmann, 1908.

Naissance
Rothenburg ob der Tauber (Drapeau de Bavière Bavière)
Décès
Rothenburg ob der Tauber
Nationalité Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Champs Zoologie, anatomie.
Institutions Universités de Wurzbourg, Tübingen et Bonn.
Diplôme Doctorat en médecine.
Renommé pour Découverte des cellules de Leydig.

Franz von Leydig, né le 21 mai 1821 à Rothenburg ob der Tauber où il est mort le 13 avril 1908, est un zoologiste et un spécialiste en anatomie comparée allemand, découvreur des cellules de Leydig.

Biographie[modifier | modifier le code]

Seul garçon des trois enfants nés de Melchior et Margareta Leydig, Leydig a hérité du gout de de son père pour le jardinage et l’apiculture. Leydig a rapporté par la suite que cet intérêt durant son enfance a été l’intérêt de toute sa vie pour la botanique et la zoologie[1]. À l’âge de 12 ans, il a acquis d’un simple microscope, qu’il a utilisé durant la plupart de son temps libre[1].

Leydig commença, à partir de 1840, par étudier, à l’université de Munich, la philosophie, sujet qui comprenait, à l’époque, de très nombreux sujets. Insatisfait de l’enseignement de la zoologie, il intègre, à partir de 1842, l’université de Wurzbourg, où il étudie la médecine sous Martin Münz (en) pour l’anatomie humaine, Friedrich Schenk pour la botanique et Franz von Rinecker (en) pour de nombreux sujets[1]. Il obtint son doctorat en médecine le 27 aout 1847 à Wurzbourg. Il devint l’assistant de Albert von Kölliker à l’institut de physiologie, tout en enseignant l’histologie et l’anatomie développementale. En 1848, il est devenu prosecteur à l’institution zootomique de Würzburg. L’année suivante, il passe lecteur, puis professeur, le 9 mai 1855[1].

Au cours de l’hiver de 1850-1851, il effectua un voyage en Sardaigne, où il prit connaissance de la riche vie marine qui allait devenir le sujet de certains de ses recherches les plus importantes. Ce voyage, couplé avec son début de préoccupation avec la microscopie, a dirigé le cours de l’œuvre de sa vie[1].

En 1857, il devint professeur de zoologie et d’anatomie comparée à l’université de Tübingen, et publia sa principale contribution à la morphologie, son Lehrbuch der Histologie des Menschen und der Tiere[1], où il passe en revue les développements cruciaux dans l’histoire de l’histologie, y compris la découverte et la définition de la cellule par Jan Evangelista Purkinje, Gabriel Valentin et Theodor Schwann, qui a décrit la cellule comme une vésicule contenant un noyau en 1839[1].

Leydig a, en outre, rendu hommage à d’autres anatomistes contemporains, en particulier à Johannes Peter Müller pour son travail sur les glandes mettant l’accent sur ​​la doctrine cellulaire pour la pathologie[1]. Bien qu’il ait paru au moment où des sujets similaires, notamment le Handbuch der Gewebelehre des Menschen de Kölliker ou le Handbuch der allgemeinen und speciellen Gewebelehre des menschlichen Körpers de Joseph von Gerlach (1820-1896), l’ouvrage de Leydig donne néanmoins le meilleur compte de la croissance de l’anatomie microscopique comparative dans les deux décennies qui ont suivi les découvertes de Schwann[1].

En 1875, il devint professeur d’anatomie comparée à l’Université de Bonn, où il devient également directeur de l’institut anatomique, puis directeur du musée zoologique et de l’institut zoologique[1]. Il est ensuite passé Geheimer Medizinalrat et professeur émérite le 1er avril 1887[1]. Au cours de sa vie, Franz Leydig a reçu de nombreux honneurs, y compris l’anoblissement et un doctorat honoris causa en sciences de l’Université de Bologne[1]. Il était membre de plusieurs sociétés médicales et scientifiques, y compris la Royal Society de Londres, la New York Academy of Sciences, l’Académie impériale des sciences de Saint- Pétersbourg[1] et l’Académie royale suédoise des Sciences (1898).

Au premier rang des découvertes de Leydig est la cellule interstitielle nommée d’après lui « cellule de Leydig », qu’il a décrite dans son compte rendu détaillé des organes sexuels masculins[2]. Ses travaux sur le tissu neuronal ont également influencé le zoologiste et explorateur polaire norvégien Fridtjof Nansen qui, avec Wilhelm His et Auguste Forel, ont été les premiers à établir l’entité anatomique de la cellule nerveuse[1].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Ole Daniel Enerson, « Franz von Leydig » (biographie), 2006, WhoNamedIt.com WNI-675-Leydig.
  2. (de) « Zur Anatomie der männlichen Geschlechtsorgane und Analdrüsen der Säugetiere », Z. Wiss. Zool. 1850, 2, p. 1-57.

Publications[modifier | modifier le code]

  • De disseptione vitelli, Dissertation, Wurzbourg, 1847.
  • « Zur Anatomie der männlichen Geschlechtsorgane und Analdrüsen der Säugetiere », Magazine de zoologie scientifique, 1850, 2, p. 1-57.
  • Beiträge zur mikroskopischen Anatomie und Entwicklungsgeschichte der Rochen und Haie, Leipzig, 1852.
  • « Zum feinen Aufbau der Arthropoden », Archives sur l’anatomie, la physiologie et la médecine, Berlin, 1855, p. 376-480.
  • « Über Tastkörperchen und Muskelstruktur », Archives sur l’anatomie, la physiologie et la médecine, Berlin, 1856, p. 150-159.
  • Lehrbuch der Histologie des Menschen und der Thiere, Francfort sur le Main, Meidinger, 1857.
  • « Über das Nervensystem der Anneliden », Archives sur l’anatomie et la physiologie, Leipzig, 1862, p. 90-124.
  • « Vom Bau des Thierischen Körpers », Manuel d’anatomie comparée, volume I, Tübingen, 1864.
  • « Neue Beiträge zur anatomischen Kenntnis der Hautdecke und Hautsinnesorgane der Fische », article à l’occasion du 100e anniversaire de la société d’histoire naturelle de Halle. Halle, 1879, p. 129-186.
  • Untersuchungen zur Anatomie und Histologie der Thiere, Bonn, 1883.
  • Zelle und Gewebe. Neue Beiträge zur Histologie des Tierkörpers, Francfort sur le Main, 1885.
  • Die riesigen Nervenröhren im Bauchmark der Ringelwürmer. Zoologischer Anzeiger, Iéna, 1886, no 9, p. 591-597.
  • « Das Parietalorgan der Wirbeltiere », Bemerkungen. Zoologischer Anzeiger, Iéna, 1887, no 10, p. 534-539.
  • « Nervenkörperchen in der Haut der Fische », Zoologischer Anzeiger, Iéna, 1888, no 11, p. 40-44.
  • « Das Parietalorgan der Reptilien und Amphibien kein Sinnesorgan », Biologisches Centralblatt, Iéna, 1889, no 8, no 23, p. 797-718.
  • Horae zoologicae, Iéna, 1892.
  • « Besteht eine Beziehung zwischen Hautsinnesorganen und Haaren? », Biologisches Centralblatt, Iéna, 1893, 13, nos 11-12, p. 359-375.
  • Zur hundertjährigen Gedenkfeier der Schutzpockenimpfung durch Edward Jenner : Gedächtnisrede gehalten beim vierzehnten Congress für Innere Medicin in Wiesbaden von Ernst von Leyden, Wiesbaden, Bergmann, 1896.
  • « Zur Kenntnis der Zirbel- und Parietalorgane », Études avancées, Francfort sur le Main, 1896, pt. 3, p. 217-278.
  • « Der reizleitende Theil des Nervengewebes », Archives sur l’anatomie et la physiologie, section d’anatomie, Leipzig, 1897, p. 431-464.
  • « Zirbel und Jacobson’sche Organe einiger Reptilien », Archives sur l’anatomie microscopique et le mécanisme du développement, 1897, no 50, p. 385-418.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Anita H. Payne, Matthew P. Hardy, The Leydig Cell in Health and Disease, Totowa, Humana Press, 2007, 476 p., (ISBN 978-1-59745-453-7).

Sources[modifier | modifier le code]