Francis Xavier Ford

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Francis Xavier Ford

Francis Xavier Ford, né le 11 janvier 1892 à Brooklyn et mort le 21 février 1952 à Canton en Chine, est un prêtre catholique américain qui fut missionnaire en Chine, et martyrisé en 1952.

Biographie[modifier | modifier le code]

Francis Xavier Ford est le fils de l'éditeur catholique Austin Ford et de son épouse, née Elizabeth Rellihan. Il poursuit ses études au Cathedral College de New York, puis au séminaire de Maryknoll, dont il fut le premier séminariste inscrit. Il est ordonné prêtre au sein de cette nouvelle société missionnaire, le 5 décembre 1917.

Le P. Ford est envoyé en 1918 en mission dans le sud de la Chine, à Yeongkong et ouvre le premier séminaire de la société de Maryknoll en Chine, en 1921. Il est ensuite nommé préfet apostolique de Kayting, nouvelle mission du nord de la province de Kwangtung en 1925, et en même temps évêque titulaire d' Etenne. Il devient vicaire apostolique de ce territoire en 1935.

Ministère[modifier | modifier le code]

En vingt ans de mission, Mgr Ford accroît le nombre de catholiques de neuf mille baptisés à vingt mille baptisés. Il construit des écoles, des hôpitaux et des dispensaires, ainsi que des églises. Il joue un rôle déterminant dans la fondation du premier couvent outremer des Sœurs de Maryknoll en Chine. Lorsque la Seconde Guerre mondiale démarre avec l'occupation japonaise, Mgr Ford reste à son poste. Il aide des aviateurs alliés à s'échapper, ainsi que des combattants chinois. Il porte assistance aux réfugiés[1].

Mgr Ford est mis sous arrêt dans sa maison par les communistes chinois en décembre 1950, ainsi que sa secrétaire, Sœur Joan Marie, sur accusation d'espionnage. La guerre de Corée bat son plein. quatre mois plus tard, il est promené sous les yeux de la foule, battu en public, jusqu'à l'évanouissement, insulté dans plusieurs de ses anciennes paroisses[2], puis envoyé en prison. La dernière fois que sa secrétaire l'a vu vivant, c'était en février 1952 quelque temps avant sa mort. Ses cheveux avaient totalement blanchi, alors qu'il était brun auparavant, et il était si émacié qu'un gardien le traitait de « sac à patates ». Il subit la torture en prison et il meurt de ses blessures.

Mgr Ford est le premier martyr de la société de Maryknoll, il sera suivi en 1980 de religieuses de la société de Maryknoll au Salvador, dont une cousine, Ita Ford (1940-1980)[3]. Sa dépouille ne fut jamais retrouvée.

Procès de canonisation[modifier | modifier le code]

Mgr Ignatius Anthony Catanello, évêque auxiliaire de Brooklyn, est le promoteur de la cause de Mgr Ford.

Mémoire[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Brooklyn a donné son nom en 1962 à l'une de ses écoles secondaires devenue la Bishop Ford Central Catholic High School

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • (en) Stone in the King's Highway, New York, McMullen, 1953
  • (en) Come Holy Ghost, New York, Orbis Books, 1976

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Time Magazine, 15 septembre 1952
  2. Dans l'un des villages, on l'exhibe avec une corde mouillée autour du cou qui en séchant l'empêche de respirer. Il est forcé aussi de se dénuder devant Sœur Joan Marie
  3. Les autres sont Maura Clarke et Jean Donovan, avec une ursuline, Dorothy Kazel

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Eva Betz, To Far Places: The Story of Francis X Ford, New York, Hawthorn Books, 1953
  • (en) John Donovan, The Pagoda and the Cross. The Life of Bishop Ford of Maryknoll, New York, Scribner, 1967

Source[modifier | modifier le code]