Maryknoll

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La Maryknoll School de Hong Kong

Maryknoll ou Mary Knoll est le nom de trois[1] organisations missionnaires de l'Église catholique romaine des États-Unis qui travaillent ensemble depuis un siècle à l'évangélisation en Extrême-Orient, en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Afrique. Il s'agit, pour les prêtres et les frères, de la Société des missions étrangères catholiques d'Amérique (en latin: Societas de Maryknoll pro missionibus exteris; en anglais: The Catholic Foreign Mission Society of Maryknoll) fondée en 1911 par James Anthony Walsh et Thomas Frederick Price, des Sœurs de Maryknoll de Saint-Dominique, fondées en 1912 pour les religieuses, et, pour les laïcs, des missionnaires laïcs de Maryknoll.

La maison-mère de Maryknoll se trouve dans le village d'Ossining (comté de Westchester), dans l'État de New York aux États-Unis et à 50 km au nord de la ville de New York.

Historique[modifier | modifier le code]

C'est après le XXIe congrès eucharistique international de Montréal que deux prêtres de Caroline du Nord, les PP. James Anthony Walsh (1867-1936)[2] et Thomas Frederick Price (1860-1919), décident de fonder en 1910 une nouvelle société missionnaire. Elle est officiellement fondée et approuvée localement en 1911, puis reçoit le nihil obstat de Rome par l'intermédiaire du cardinal Gotti le 29 juin 1911 et elle est bénie par le pape saint Pie X en 1915. Ses constitutions sont approuvées le 7 mai 1930. Les premiers missionnaires partent pour la Chine en 1918. Le premier frère de la société est Thomas McCann. Le nombre de frères augmente à une dizaine après la Première Guerre mondiale. Ils habitent à la résidence Saint-Michel et se nomment les frères de Saint-Michel. Ils sont à l'époque d'anciens employés de commerce ou ouvriers du bâtiment.

En 1921 la société comprend déjà vingt prêtres, une douzaine de frères, et soixante-cinq séminaristes. Ils habitent une ferme constituée de quatre bâtiments de bois sur une colline dénommée Mary's Knoll à côté du village d'Ossining. Une petite maison moderne de pierre appelée The Field Afar abrite les bureaux de la mission. L'on commence à construire un grand séminaire, mais il ne sera terminé que dans les années 1950. Les séminaristes s'occupent aussi du bétail de la ferme en plus de leurs études. La discipline, tout en étant rigoureuse, n'est pas stricte et les séminaristes de cette époque ont des après-midis libres pour se promener à bicyclette[3] autour de Westchester.

En 1927, il y a déjà vingt-sept missionnaires en Chine (dont deux frères). Ils y fondent en particulier la mission de Dalian (ou Dairen à l'époque) dans la concession japonaise. Leur maison-mère en Chine est à Kong-Moon. Ils en sont expulsés en 1951, après l'arrivée au pourvoir des communistes dix-huit mois plus tôt et au début de la guerre de Corée. La région avant 1949 est ravagée par la guerre civile, l'arbitraire des seigneurs de la guerre, les épidémies et la pauvreté.

La mission en Corée débute en 1922 et elle comprend en 1927, dix-sept prêtres et deux frères. Elle est centrée autour de Penyang[4], au nord du pays.

La société joua, avec les grandes congrégations traditionnelles (franciscains, jésuites, Missions étrangères de Paris, lazaristes, etc.) un rôle important en Chine et en Asie jusqu'en 1950.

La société se tourne vers l'Amérique latine à partir de la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Mission des pères de Maryknoll à Makoko en Tanzanie

La société comprenait en 2008 environ 550 prêtres et frères servant sur les cinq continents. Elle s'étend en Amérique latine et vise à remédier à la pauvreté qui affecte de nombreuses régions de ce continent. Dans les grandes villes, les pères sont engagés aussi dans la lutte contre les fléaux dus à la drogue et pour le soin des malades atteints du sida.

La société a une maison d'édition: Orbis Books.

Martyrs de Maryknoll[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Distinctes canoniquement
  2. Directeur de la Propaganda Fide à Boston et directeur de la revue missionnaire The Field Afar
  3. Amstrong, op. cité, p. 11
  4. Amstrong, op. cité, p. 15

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Richard Amstrong, Out to change the World. A Biography of Fr James Keller, New York, Crossroad Publishing Company, 1984

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]