Fondation (Asimov)

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Fondation
Auteur Isaac Asimov
Genre Roman
Science-fiction
Version originale
Titre original Foundation
Éditeur original Gnome Press
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original États-Unis
Date de parution originale 1951
Version française
Traducteur Jean Rosenthal
Lieu de parution Paris
Éditeur Hachette/Gallimard
Collection Le Rayon fantastique
Date de parution 1957
Type de média Livre papier
Nombre de pages 256
Série Cycle de Fondation
Chronologie
Précédent L'Aube de Fondation Fondation et Empire Suivant

Fondation (titre original : Foundation) est un roman de science-fiction rédigé par Isaac Asimov et composé de cinq nouvelles, au départ publiées individuellement entre 1942 et 1944 et qui furent regroupées pour former ce livre pour la première fois en 1951. C'est le premier volet du Cycle de Fondation. Bien qu’il constitue aujourd’hui le troisième épisode chronologique de ce cycle, il est le premier à avoir été écrit et peut donc être lu indépendamment de Prélude à Fondation et L'Aube de Fondation.

Contexte de l’œuvre[modifier | modifier le code]

22 000 ans environ dans le futur, soit 13 à 15 millénaires après la perte de la Terre dont les Hommes ont oublié l’emplacement, un Empire Galactique s’est formé qui englobe toute la Voie lactée et regroupe 25 millions de mondes habités. Sa capitale, Trantor, est une planète entièrement recouverte de dômes en métal, la plus proche du centre de la galaxie ; seul le palais impérial est à l'air libre.

Au cours du 13e millénaire de l’ère impériale, un homme, Hari Seldon, prédit au moyen d’une science statistique dont il est le concepteur — la psychohistoire — la chute de cet empire suivie de 30 000 ans de barbarie qui précéderont la naissance d'un autre Empire. Pour réduire cette période de barbarie à 1000 ans, il suggère la création d’une Fondation dont le rôle sera de rassembler le savoir de toute l'humanité dans une Encyclopédie.

L’Empire l'autorise à la créer sur une petite planète à l’extrémité de la Galaxie, Terminus. En privé, Seldon évoque, sans en dire davantage, une Seconde Fondation, qui épaulerait secrètement la première, et qui serait situé à « l’autre bout de la galaxie », à Star's End, « là où finissent les étoiles ».

Résumé[modifier | modifier le code]

Ce premier livre du Cycle de Fondation est décomposé en cinq parties, chacune formant une histoire à part entière et couvrant toutes les cinq les cent cinquante premières années de l’interrègne environ.

Première partie : les Psychohistoriens[modifier | modifier le code]

An −1 de l’Ère de la Fondation. — Après l’arrivée de Gaal Dornick, nouveau mathématicien au sein du projet, Hari Seldon est jugé et son équipe est exilée sur une petite planète nommée Terminus aux confins de la Galaxie. Cet exil prévu par Hari Seldon aura pour but officiel la rédaction d’une Encyclopedia Galactica qui regrouperait toutes les connaissances de l’humanité afin de préserver son savoir lorsque commencera l’ère de barbarie. En réalité, il s'agit surtout pour l'Empire de se débarrasser de celui qu'il considère comme un agitateur politique.

Deuxième partie : les Encyclopédistes[modifier | modifier le code]

An 50 È.F. — Lorsque les provinces impériales autour de Terminus se proclament royaumes indépendants les unes après les autres, la Fondation se sent bien isolée malgré son statut de protectorat de l’Empire. Salvor Hardin, maire de Terminus, entre en action pour préserver l’indépendance de sa planète, tandis que l’influence de l’Empire se fait de moins en moins sentir. Au plus fort de la crise, le jour anniversaire de la Fondation, un hologramme d’Hari Seldon, mort depuis des lustres, apparaît dans son caveau. Il apprend alors à ses auditeurs que l’Encyclopédie n’était qu’un prétexte pour permettre la création de la Première Fondation sans éveiller les soupçons. Il annonce également qu'il apparaitra à chaque nouvelle crise, lorsque, selon les lois de la psychohistoire, les hommes de la Fondation en seront réduits à une unique solution.

Troisième partie : les Maires[modifier | modifier le code]

80 È.F. — Salvor Hardin a renversé le conseil de l’Encyclopédie et pris le pouvoir juste après la première apparition de Hari Seldon dans le caveau. Il fournit le seul atout de la Fondation, l’énergie nucléaire, aux royaumes voisins qui ne la possèdent plus, en échange de leur non-ingérence. Pour mieux la faire accepter, il bâtit une religion qui en contrôle la diffusion et l’utilisation. Avec l’appui des prêtres, il s’en servira ensuite comme arme pour prendre le dessus sur ses encombrants voisins, au premier plan desquels figure le royaume d'Anacréon.

Quatrième partie : les Marchands[modifier | modifier le code]

135 È.F. — Les Marchands de la Fondation parcourent tout un secteur de la Galaxie en vendant des articles miniatures fonctionnant à l’énergie atomique. L’un d’entre eux est fait prisonnier sur Askone, une planète où cette énergie est taboue et il risque d'être exécuté. Un autre Marchand se rend sur Askone pour le délivrer. L’enjeu est de taille : seule l’énergie atomique et la religion qui lui est associée permettent à la Fondation de contrôler les mondes voisins et d’agrandir sa sphère d’influence.

Cinquième partie : les Princes Marchands[modifier | modifier le code]

155 È.F. — Des astronefs de la Fondation sont portés disparus dans le secteur de Korell, manifestement détruits à l’aide d’armes atomiques. Hober Mallow, marchand de la Fondation, est envoyé sur la planète Korell pour enquêter sur l’origine de ces armements. Il y découvre que l’Empire y est toujours vivant mais que sa technologie est tournée vers le gigantisme par rapport à la miniaturisation des équipements qui a prévalu sur Terminus, pauvre en minerais. Retournant la ruse de ses opposants contre eux, Mallow parvient à se faire élire comme Maire et abandonne la religion comme outil d’expansion, car elle n’inspire plus que méfiance et rejet dans les autres mondes.

Classique de la science-fiction[modifier | modifier le code]

Ce recueil est considéré comme un grand classique de la science-fiction dans les ouvrages de références suivants :

  • Annick Beguin, Les 100 principaux titres de la science-fiction, Cosmos 2000, 1981 ;
  • Jacques Sadoul, Anthologie de la littérature de science-fiction, Ramsay, 1981 ;
  • Jacques Goimard et Claude Aziza, Encyclopédie de poche de la science-fiction. Guide de lecture, Presses Pocket, coll. « Science-fiction », n°5237, 1986 ;
  • Denis Guiot, La Science-fiction, Massin, coll. « Le monde de… », 1987 ;
  • Cité dans La Bibliothèque idéale de la SF (1988) ;
  • Enquête du Fanzine Carnage mondain auprès de ses lecteurs, 1989 ;
  • Lorris Murail, Les Maîtres de la science-fiction, Bordas, coll. « Compacts », 1993 ;
  • Stan Barets, Le science-fictionnaire, Denoël, coll. « Présence du futur », 1994 ;
  • Bibliothèque idéale du webzine Cafard cosmique.

Notes et références[modifier | modifier le code]