Face aux feux du soleil

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Face aux feux du soleil
Auteur Isaac Asimov
Genre Roman
Science-fiction
Version originale
Titre original The Naked Sun
Éditeur original Doubleday
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original New York
Date de parution originale janvier 1957
Version française
Traducteur André-Yves Richard
Lieu de parution Paris
Éditeur Satellite
Date de parution juillet 1961
Type de média Livre papier
Série Cycle des robots
Chronologie
Précédent Les Cavernes d'acier Les Robots de l'aube Suivant

Face aux feux du soleil (titre original : The Naked Sun) est un roman écrit en 1957 par Isaac Asimov, célèbre auteur de science-fiction du XXe siècle. Il fait partie du cycle des robots, faisant suite au roman Les Cavernes d'acier.

Titre[modifier | modifier le code]

Le titre original en anglais était The Naked Sun, littéralement « le soleil nu ».

Il n'y a pas de majuscule en français au mot « soleil » puisqu'il s'agit du soleil de Solaria, au sens d'« étoile centrale d'un système planétaire ».

Résumé[modifier | modifier le code]

Elijah Baley, enquêteur terrien (dont la première enquête est narrée dans Les Cavernes d'acier) est chargé d'une enquête difficile. Il est envoyé sur Solaria pour élucider un assassinat. Or, sur cette planète, les contacts entre habitants sont quasiment impossibles et un robot semble impliqué, chose surprenante puisque les trois lois de la robotique interdisent aux robots de faire du mal aux êtres humains.

Aidé de son partenaire robot humanoïde, R. Daneel Olivaw, il devra résoudre ce mystère mais également lutter contre sa phobie des grands espaces, lui qui est trop habitué à l'atmosphère souterraine des « Cavernes d'acier ».

Solaria[modifier | modifier le code]

Si, dans Les Cavernes d'acier, l'action se déroulait sur Terre, dans cette suite les aventures d'Elijah Baley, Face aux feux du Soleil, se déroulent sur la planète Solaria. Solaria est la dernière colonie Spacienne, et à la différence de la Terre, la population y est en sous-nombre, ce qui permet à chaque habitant de posséder des domaines immenses. En conséquence, ce sont de véritables armées de robots qui ont la charge de s'occuper de l'entretien des domaines et de leurs habitants. Le fait le plus marquant est l'éloignement entre les habitants que provoque cette sous-population. Les contacts physiques sont quasi-inexistants, y compris entre mari et femme, et la façon habituelle de se « rencontrer » est de passer par un système de communication holographique.

L'idée de rencontrer une personne en chair et en os provoque une véritable phobie chez les habitants de Solaria, peur provoquée par la crainte des infections microbiennes, mais surtout par un facteur psychologique : ayant vécu toute leur vie isolés, ils n'ont aucune expérience et ne sont pas prêts à affronter un contact réel avec un autre individu.

Les peurs incontrôlables[modifier | modifier le code]

Outre la peur des contacts des habitants de Solaria évoqués ci-dessus, Face aux feux du Soleil nous expose les peurs d'Elijah Baley.

Peur des grands espaces : lui qui est habitué à évoluer dans des espaces clos, souterrains, se retrouve à l'air libre et a du mal à le gérer ; peur de la lumière naturelle : habitué aux lumières artificielles, il ira jusqu'à faire un malaise à cause du soleil ; peur enfin de retourner sur Terre après avoir goûté de telles expériences.

Isaac Asimov montre ici le rapport étroit entre les habitudes, ou la vision du monde d'un individu, et ses conditions de vie concrètes. Tout, de leur caractère physique (par exemple leur durée de vie, atteignant trois ou quatre siècles) jusqu'aux méandres de leur psychologie, dépend des facteurs qui ont forgés leur vie depuis leur enfance.