Fondation (Asimov)

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Fondation
Auteur Isaac Asimov
Genre Roman
Science-fiction
Version originale
Titre original Foundation
Éditeur original Gnome Press
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original États-Unis
Date de parution originale 1951
Version française
Traducteur Jean Rosenthal
Lieu de parution Paris
Éditeur Hachette/Gallimard
Collection Le Rayon fantastique
Date de parution 1957
Type de média Livre papier
Nombre de pages 256
Série Cycle de Fondation
Chronologie
L'Aube de Fondation   link= L'Aube de Fondation L'Aube de Fondation Fondation et Empire Fondation et Empire  link= Fondation et Empire

Fondation (titre original : Foundation) est un roman de science-fiction rédigé par Isaac Asimov et composé de cinq nouvelles qui furent publiées ensemble dans un livre pour la première fois en 1951. Il fait partie du Cycle de Fondation. Bien qu’il constitue aujourd’hui le troisième épisode chronologique de ce cycle, il est le premier à avoir été écrit et peut donc être lu indépendamment de Prélude à Fondation et L'Aube de Fondation.

Sommaire

[modifier] Contexte de l’œuvre

Dans un très lointain futur qui se situe, selon l’histoire fictive, 13 à 15 millénaires après la perte de la planète berceau de l’Humanité (soit plus de 20 000 années dans le futur), la Terre, dont les Hommes ont oublié l’emplacement dans la Galaxie de la Voie Lactée, un empire galactique s’est formé qui englobe une bonne partie de la galaxie et regroupe des millions de mondes habités. Sa capitale, Trantor, est une ville unique couvrant une planète entière de dômes en métal, proche du centre de la galaxie ; seul le palais impérial se trouve au cœur d'un domaine à l'air libre.

Au cours du 13e millénaire de l’ère impériale, un homme, Hari Seldon, prédit au moyen d’une science dont il est le concepteur — la psychohistoire — la chute inéluctable de cet empire et trente mille ans de barbarie qui lui succèderont. Après cette période, un nouvel empire galactique devrait naître. Il suggère alors la création d’une fondation rassemblant le savoir dans une encyclopédie ; d’après lui, cette opération réduirait à mille ans la période de barbarie inévitable.

L’Empire lui accorde de la créer sur une petite planète à l’extrémité de la galaxie, Terminus. Seldon en évoque cependant en privé une seconde qui épaulerait secrètement la première à « l’autre bout de la galaxie », à Finistelle, « la fin des étoiles » (Star’s end en anglais), sans en dire davantage.

[modifier] Résumé

Ce premier livre du Cycle de Fondation est décomposé en cinq parties, chacune formant une entité à part entière et couvrant environ les cent cinquante premières années de l’interrègne.

[modifier] Première partie : les Psychohistoriens

An −1 de l’Ère de la Fondation. — Après l’arrivée de Gaal Dornick, nouveau mathématicien au sein du projet, Hari Seldon est jugé et son équipe est exilée sur une petite planète nommée Terminus aux confins de la galaxie. Cet exil prévu par Hari Seldon aura pour but officiel la rédaction d’une Encyclopedia Galactica qui regrouperait toutes les connaissances de l’humanité afin de préserver son savoir lorsque commencera l’ère de barbarie.

[modifier] Deuxième partie : les Encyclopédistes

An 49 È.F. — Lorsque les provinces autour de Terminus se proclament royaumes indépendants les unes après les autres, la Fondation se sent bien isolée malgré son statut de protectorat de l’Empire. Salvor Hardin, maire de Terminus, entre en action pour préserver l’indépendance de sa planète, tandis que l’influence de l’Empire se fait de moins en moins sentir. Au plus fort de la crise, le jour anniversaire de la Fondation, un hologramme d’Hari Seldon, mort depuis des lustres, apparaît dans le caveau. Il apprend alors à ses auditeurs que l’Encyclopédie n’était qu’un prétexte pour permettre la création de la première fondation sans éveiller les soupçons. Il annonce également son apparition à chaque nouvelle crise, lorsque, selon les lois de la psychohistoire, les hommes de la Fondation seront confrontés à une solution unique pour sortir de la crise.

[modifier] Troisième partie : les Maires

79 È.F. — Salvor Hardin a renversé le conseil de l’Encyclopédie et pris le pouvoir juste après la première apparition de Hari Seldon dans le caveau. Il fournit le seul atout de la Fondation, l’énergie nucléaire, aux royaumes voisins qui ne la possèdent plus en échange de leur non-ingérence. Pour mieux la faire accepter, il bâtit une religion qui en contrôle la diffusion et l’utilisation. Avec l’appui des prêtres, il s’en servira ensuite comme arme pour prendre le dessus sur ses encombrants voisins, au premier plan desquels figure la planète Anacréon.

[modifier] Quatrième partie : les Marchands

134 È.F. — Les marchands de la Fondation parcourent tout un secteur de la galaxie en vendant des articles fonctionnant à l’énergie atomique. L’un d’entre eux est fait prisonnier sur une planète où cette énergie est taboue et risque la mort. Un autre marchand se rend sur la planète pour le délivrer. L’enjeu est de taille : seule l’énergie atomique et la religion qui lui est associée permettent à la Fondation de contrôler les mondes et d’agrandir sa sphère d’influence.

[modifier] Cinquième partie : les Princes Marchands

154 È.F. — Des astronefs de la Fondation sont portés disparus dans le secteur de Korell, manifestement détruits à l’aide d’armes atomiques. Hober Mallow, marchand de la Fondation, est envoyé sur la planète Korell pour enquêter sur l’origine de ces armements. Il y découvre que l’Empire y est toujours vivant mais que sa technologie est tournée vers le gigantisme par rapport à la miniaturisation des équipements qui a prévalu sur Terminus, pauvre en minerai. Retournant la ruse de ses opposants contre eux, Mallow parvient à se faire élire comme Maire et abandonne la religion comme outil d’expansion, car elle n’inspire plus que méfiance et rejet dans les autres mondes.

[modifier] Classique de la science-fiction

Ce roman est considéré comme un grand classique de la science-fiction dans les ouvrages de références suivants :

  • Annick Beguin, Les 100 principaux titres de la science-fiction, Cosmos 2000, 1981 ;
  • Jacques Sadoul, Anthologie de la littérature de science-fiction, Ramsay, 1981 ;
  • Jacques Goimard et Claude Aziza, Encyclopédie de poche de la science-fiction. Guide de lecture, Presses Pocket, coll. « Science-fiction », n°5237, 1986 ;
  • Denis Guiot, La Science-fiction, Massin, coll. « Le monde de… », 1987 ;
  • Science-fiction. La bibliothèque idéale, Albin Michel, 1988 ;
  • Enquête du Fanzine Carnage mondain auprès de ses lecteurs, 1989 ;
  • Lorris Murail, Les Maîtres de la science-fiction, Bordas, coll. « Compacts », 1993 ;
  • Stan Barets, Le science-fictionnaire, Denoël, coll. « Présence du futur », 1994 ;
  • Bibliothèque idéale du webzine Cafard cosmique.

[modifier] Notes et références


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