Elisabeth Vreede

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Elisabeth Vreede (1879-1943) est une mathématicienne, astronome et anthroposophiste néerlandaise. Elle a été une collaboratrice de Rudolf Steiner. En 1923, elle fit partie du premier comité directeur (Vorstand) de la Société anthroposophique universelle, et fut responsable de la Section Mathématiques et Astronomie de l'Université Libre de Science de L'Esprit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elisabeth Vreede est née à La Haye le 16 juillet 1879. Après des études de mathématiques, astronomie, philosophie et sanskrit à l'université de Leyde, elle enseigne les mathématiques dans un lycée. Théosophe dès 1902, elle rencontre Rudolf Steiner pour la première fois en 1903 à Londres, puis en 1904 à Amsterdam où il fait une conférence qui sera décisive pour elle: « Mathématique et Occultisme ». Dès 1904, elle participe activement au devenir de l'impulsion spirituelle donnée par Rudolf Steiner, et consacrera le reste de sa vie au mouvement anthroposophique. En 1914 quand commence la construction du Goethéanum, elle se fixe à Dornach. Elle collabore de ses mains aux sculptures du premier Goethéanum et dirige pendant de longues années les archives qu'elle a contribué à organiser. En 1923, elle est nommée responsable de la Section de mathématiques et d'astronomie à l'Université Libre de Science de l'Esprit au Goethéanum. Entre 1927 et 1930, elle a rédigé ses lettres sur l'astronomie à un petit cercle de membres de la Société anthroposophique, lesquelles ont été rassemblées dans un ouvrage appelé « Le Ciel des Dieux » . Comme Ita Wegman, elle fut exclue la Société anthroposophique universelle en 1935. (cf. Ita Wegman)
Elisabeth Vreede vécut à Dornach jusqu'à sa mort survenue le 31 août 1943.

Témoignage d' André Biély :

Parmi les représentants du nouveau Vorstand mis en place sur les indications de Steiner, je me souviens de Frau Vreede qui accompagnait constamment Steiner dans ses voyages de ville en ville, et qui ensuite vécut constamment à Dornach. Petite, maigre, pâle, distraite, d'une intelligence « à la puissance trois », mathématicienne et astronome, elle n'avait jamais attiré mon attention : je la considérais comme une femme instruite, pas bête, mais « assommante ».


Sources :

  • Georges Adams, (Avant-propos de), in « Le Ciel des Dieux, Ed. Triades, Paris 1973
  • André Biély, Souvenirs sur Rudolf Steiner, Editions Age d'Homme, Lausanne 1996

Bibliographie[modifier | modifier le code]