Dette publique du Canada

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La dette publique du Canada, communément appelée « dette publique » ou « dette nationale » représente l'argent dû par le Gouvernement du Canada aux détenteurs de valeurs mobilières du trésor public Canadien. La dette brute est la dette nationale plus la dette intragouvernementale ou les dettes tenues en fiducie. Le déficit annuel réfère à la différence entre les revenus et les dépenses du gouvernement sur une année.

Le Canada a été présenté[1] en modèle d’une réforme de l'État réussie et d’une gestion rigoureuse de sa dette publique. Certains critiquent cependant les objectifs de déficit zéro implantés aux niveaux fédéraux et provinciaux pour avoir mené à des conséquences économiques et sociales négatives tels que l'exode de capitaux[2] ou des coupures dans les services publics[3].

Historique de la dette publique[modifier | modifier le code]

Dette nette[4]
année Millions

de $CAD

2004 523 648
2005 523 344
2006 514 099
2007 508 122
2008 490 412
2009 463 700
2010 519 100
2011 551 400
2012 600 000
2013 (projection) 605 000

La dette fédérale[modifier | modifier le code]

La dette fédérale du Canada, après une pointe à 68,4 % du PIB en 1994, est retombée à 38,7 % en 2004, suite à une série d'excédents budgétaires dus à une politique de gestion de l'État rigoureuse (cf. politique de rigueur), inspirée des principes du libéralisme économique : en parallèle à la baisse du déficit, la part des dépenses publiques fédérales dans le PIB est passée de 19 % à 12 %, les dépenses publiques totales baissant d’environ 10 % entre 1992 et 2004[5].

L'objectif officiel est de descendre à 25 % du PIB vers 2015 et même avant, pour faire face au vieillissement de la population.

En 1997, le Canada avait atteint un record historique d'endettement fédéral de 562,9 milliards de dollars. Entre 1997 et 2008, 105 milliards de dollars ont été remboursés[6]. Par contre, le début de la récession mondiale en 2008 fait à nouveau augmenter la dette fédérale du Canada avec son déficit budgétaire de 5,8 milliards pour l'année fiscale 2008-2009, perdant ainsi le bénéfice des années d'excédent budgétaire[7]. La

En 2009, la dette publique du Canada est remontée à 73 % du PIB. En mars 2011, la dette franchit le seuil des 562,9 milliards atteint en 1997[6] et dépasse les 600 milliards en 2012.

La dette publique des multiples échelons territoriaux[modifier | modifier le code]

Le Canada a une structure fédérale, avec des budgets autonomes à plusieurs échelons. En conséquence la dette publique du Canada est calculée en agrégeant les dettes des collectivités publiques de tous les échelons, de la fédération jusqu'aux municipalités en passant par les provinces. Cette dette publique nette selon la nouvelle définition de 2002, est passée de 800 milliards en 2001 à 791 milliards en 2005[8]. Cette stabilité en valeur s'est traduite par un poids bien plus faible en comparaison du PIB. Par la suite, la dette publique du Canada a considérablement augmenté en valeur avec la crise financière mondiale de la fin des années 2000, passant à 1437 milliards de dollars canadiens en 2011, mais connaissant sur cette même période une excellente stabilité en poids aux alentours de 85 % du PIB grâce à la forte hausse du PIB permise notamment par la hausse du prix du pétrole et autres matières premières dont le canada est producteur [9]. Les provinces sont globalement, comme le niveau fédéral, en excédent primaire, en revanche les municipalités s'endettent de plus en plus.

Calcul de la dette[modifier | modifier le code]

Le Canada a changé de mode de calcul en 2002-2003 pour la dette nette : avant, c'était le total du passif moins le total des actifs, maintenant, c'est le total du passif moins les actifs financiers ; le nouveau calcul conduit donc à une dette nette plus élevée. Dans sa communication, le gouvernement préfère donc la notion de "déficit accumulé", qui correspond à l'ancienne définition de la dette nette, mais il convient de vérifier à quelle notion un chiffre donné fait référence.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. par l'assemblée nationale française, par l’Etat français, par des libéraux,…
  2. Le déficit zéro a contribé à l'exode des capitaux, Cyberpresse, 26 janvier 2009
  3. Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics, copie HTML
  4. Statistiques Canada, consulté le 7 février 2010
  5. Voir graphique p.69 du Rapport préparatoire au débat dʼorientation budgétaire français 2008, et les chiffres détaillés, Ministère des finances canadien. L'année budgétaire au Canada va du 1er avril au 31 mars de l'année suivante. Les chiffres officiels sont ceux de fin d'exercice, c'est-à-dire au 31 mars de l'année indiquée. Ils sont en dollars canadiens.
  6. a et b Buzzetti, Hélène (19 et 20 mars 2011). Le sort réservé aux entreprises. Le Devoir, p.B3
  7. http://www.fin.gc.ca/afr-rfa/2009/afr-rfa09_1-fra.asp Rapport financier annuel du gouvernement du Canada - Exercice 2008-2009
  8. Source : Statistique Canada : « dette nette » fédéral et consolidé
  9. Source : [1] Eric De Legge, Comment rembourser la dette d'un pays : Disposer de matières premières, comme le Canada, Journal du Net, 1er février 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]