Service de la dette

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Le service de la dette est la somme que l'emprunteur doit payer chaque année pour honorer sa dette. Il ne faut pas le confondre avec la charge de la dette, qui ne recouvre que le poids des intérêts seuls.
Cette somme comprend deux parties :

  • les intérêts qui sont calculés en appliquant un taux d'intérêt au capital restant dû (la somme qui n'a pas encore été remboursée). Ce taux d'intérêt a été fixé au moment de l'emprunt.
  • le principal, c'est-à-dire le montant du capital emprunté qui est remboursé chaque année (annuité). Ce montant dépend donc de la durée et du montant total de l'emprunt (par exemple on peut rembourser un dixième de la dette pendant dix ans).

Exemple : le service de la dette en France[modifier | modifier le code]

À titre indicatif, le service de la dette de l'État français[1] représentait en 2006 127, 2 milliards d’euros[2], dont 37,3 milliards de charges d’intérêt et 89,9 milliards de remboursement d’emprunts. Il était financé par l’émission de 86,2 milliards d’euros de nouveaux emprunts et par les recettes de l’État.

En 2007, le service de la dette de l'État était de 118,0 milliards d’euros (intérêts : 38,3 ; remboursements : 79,7), intégralement couvert par une émission de dette nouvelle (118,5 milliards d’euros).

Le montant des intérêts versés restait relativement stable les années suivantes malgré l’augmentation des encours en raison de la baisse des taux d’intérêts (40,5 milliards en 2008, 39,0 milliards en 2009, 40,1 milliards en 2010), avec un niveau plus élevé des remboursements du principal (112,9 milliards en 2008, 125,7 en 2009 et 110,7 en 2010) Le service de la dette de l’État seul passait ainsi à 153,3 milliards en 2008, 164,7 en 2009 et 150,9 en 2010, avec des émissions d’emprunts plus élevées encore : 191,8 milliards en 2008, 259,8 en 2009 et 192,6 en 2010[3].

En 2010, le service de la dette de l’État seul par résident en France était ainsi d’environ 2 300 euros (600 d’intérêts et 1 700 de remboursement de principal), avec de nouveaux emprunts de l’ordre de 3 000 euros[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il s’agit de la dette de l'État seul, et non la dette publique, qui comprend la dette des organismes divers d'administration centrale (ODAC), des administrations publiques locales et des administrations de sécurité sociale (voir Insee http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/administrations-publiques.htm « Administrations-publiques »]
  2. Sans inclure les flux liés aux instruments financiers à terme, inférieurs à un milliard d’euros.
  3. République française « Compte général de l'État - Annexe au projet de loi de règlement des comptes et rapport de gestion », 2007, pages 15 et 122, 2008, pages 15 et 139], 2009, pages 15 et 129], 2009, pages 13 et 125]
  4. Sources ci-dessus et population moyenne 2010 estimée à partir de Insee « Composantes de la croissance démographique », janvier 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]