Claude-Étienne Michel

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Claude-Étienne Michel
Image illustrative de l'article Claude-Étienne Michel

Naissance 3 octobre 1772
Pointre (Jura)
Décès 18 juin 1815 (à 42 ans)
Waterloo
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme infanterie
Grade général de division
Années de service 17911815
Distinctions Comte de l'Empire
commandeur de la Légion d'honneur
chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 10e colonne.

Claude-Étienne Michel est un général d’Empire, né le 3 octobre 1772 à Pointre (Jura), où Jean Baptiste son père exerçait la profession de maître chirurgien, et mort à Waterloo. Fils de Jeanne Françoise Chaiget.

Guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Entré dans le 3e bataillon de volontaires du Jura le 1er octobre 1791, sergent-major le 15 du même mois, sous-lieutenant le 4 mars 1792, il devient lieutenant le 22 août et capitaine le 6 octobre suivant dans le 96e régiment d'infanterie, qui forme successivement les 147e, 49e demi-brigades et 24e régiment de ligne.

Employé au cordon établi sur les frontières de la Suisse en 1792, il est fait prisonnier par les Prussiens le 5 mars 1793 à Remderkerm (armée du Rhin). Échangé le 3 messidor an III, il rejoint son corps, et se signale à l'avant-garde de l'armée de Sambre-et-Meuse.

Chef de bataillon le 9 vendémiaire an IV, il passe en Corse et fit ensuite partie de l'expédition d'Irlande et de l'armée gallo-batave.

Le 10 vendémiaire an VI, il reprend à la baïonnette, sur les Anglo-Russes, le village de Schoorldam, dans le nord de la Hollande, s'y maintient pendant toute la journée malgré les efforts de l'ennemi, et est blessé à la fin de l'action.

Pris par les Anglais le 6 vendémiaire an VII, il est de nouveau échangé le 15 frimaire suivant.

Le 10 vendémiaire an VIII, à la bataille d'Egmond-op-Zée, il a le bras droit cassé d'un coup de feu.

À la bataille de Nuremberg, le 27 frimaire an IX, il charge à la tête de son bataillon, fort de 400 hommes, une colonne de 4 000 Autrichiens, la culbute et lui fait un grand nombre de prisonniers : il reçoit pendant l'action un coup de feu au bras gauche.

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

Major du 40e régiment de ligne le 30 brumaire an XII, et, le 4 germinal, membre de la Légion d'honneur, ses services à la bataille d'Austerlitz lui valent, le 6 nivôse an XIV, le grade de colonel et son admission, en qualité de major, dans le 1er régiment de grenadiers à pied de la Vieille Garde, le 1er mai 1806.

Il épouse en mars 1806 Marguerite Maret (1784-1875), fille du Comte Maret et nièce de Hugues Bernard Maret, duc de Bassano.

Colonel de ce régiment, le 16 février 1807, en récompense de sa conduite à Iéna et à Eylau, il combat à Friedland, et part pour l'Espagne après le traité de Tilsitt.

Au combat de Burgos, le 10 novembre 1808, il montre la plus grande valeur et reçoit la croix d'officier de la Légion d'honneur et le titre de baron de l'Empire.

Rappelé à la grande armée d'Allemagne en 1809, il assista aux batailles d'Eckmühl, d'Essling et de Wagram.

Nommé général de brigade le 24 juin 1811, il fit les campagnes de 1812, 1813 et 1814, en Russie, en Saxe et en France.

En 1813, l'Empereur le décore de la croix de commandeur de la Légion d'honneur le 6 avril, de la Couronne de Fer le 16 août, et le nomme, le 20 novembre, général de division. En 1814, le 3 février, aux Maisons-Blanches, il chasse l'avant-garde commandée par le prince de Lichtenstein. Le lendemain, soutenu par les dragons du général Briche, il surprend les alliés à Saint-Thibault (Aube), et, malgré les forces supérieures dont ils disposaient, les repousse jusqu'à Saint-Parres-lès-Vaudes.

Le 11, à Montmirail, le bras fracassé par un coup de feu, il reste à la tête de sa division et contribue puissamment au succès de cette journée.

Il était encore alité par suite de cette blessure, lorsque le canon des armées alliées retentit jusque dans Paris. À ce bruit de guerre, le général oublie sa blessure et reparaît, le bras en écharpe, à la tête de ses soldats, le 30 mars devant les murs de la capitale pour participer à la Bataille de Paris.

Chargé de s'emparer du village de Pantin, défendu par une division de l'armée du général Wittgenstein, il tombe sous le coup d'un biscaïen. Ses efforts avaient cependant arrêté la marche de l'ennemi.

Restauration[modifier | modifier le code]

Louis XVIII le nomme chevalier de Saint-Louis le 20 août 1814, et colonel en second des chasseurs de la Garde royale.

Cent-Jours[modifier | modifier le code]

L'Empereur, à son retour de l'île d'Elbe, le crée comte de l'Empire et l'emploie à l'armée du Nord comme commandant une division de la vieille Garde.

À Waterloo, le 18 juin, Michel s'élance sur les masses ennemies et les pousse, la baïonnette dans les reins, jusqu'au-delà du plateau de la Haie-Sainte.

Ce succès, qui entraîna de fortes pertes dans ses rangs, est fatal au général Michel. Son corps ne fut pas retrouvé, et il est enseveli avec ses compagnons d'armes dans la grande tombe du mont Saint-Jean.

Ses héritiers firent un procès à Cambronne au sujet de la paternité de la phrase La garde meurt et ne se rend pas.

Son nom est inscrit sur le côté Nord de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Source[modifier | modifier le code]

« Claude-Étienne Michel », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]