Cassiopeia A

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cassiopée.

Cassiopée A

Données d'observation (Époque J2000.0)
Ascension droite 23h 23m 24s
Déclinaison +58° 48.9′
Coordonnées galactiques = 111,735 · b = -02,130
Constellation Cassiopée
Galaxie hôte Voie lactée
Découverte 1947
Type de rémanent Coquille
Taille angulaire (minute d'angle) 5
Densité de flux à 1 GHz (Jy) 2720
Indice spectral 0,77
Distance (kpc) environ 3,4 kpc (∼11 100 a.l.)
Méthode d'estimation de la distance Expansion observée en optique ; mouvement propre
Aspect en radio Coquille brillante avec filaments
Aspect en X Coquille incomplète avec objet central brillant
Aspect en optique Filaments
Autres désignations Cas A, 3C 461, CTA 105, CTB 110
Notes Deuxième supernova la plus récente dans la Voie lactée ; contient une source centrale, vraisemblablement une étoile à neutrons en son centre, mais non observée sous forme de pulsar

Cassiopée A est une source radio, la plus forte du ciel après le Soleil, située à une distance d'environ 11 000 années-lumière. Il s'agit du rémanent d'une supernova qui a été observable sur Terre dans la seconde moitié du XVIIe siècle. L'étoile à l'origine de Cassiopée A est une supergéante rouge d'au moins 8 masses solaires qui a explosé il y a environ 11 000 ans. Cette supernova ne semble pas avoir été remarquée par les astronomes de l'époque, alors même qu'elle a bénéficié de conditions d'observations très favorables (la constellation de Cassiopée dans laquelle se situe le rémanent est visible dans tout l'hémisphère nord pendant toute l'année). L'étude de la vitesse d'expansion des couches éjectées par la supernova permet de dater l'explosion de la géante rouge en 1667 environ, ce qui fait que l'événement est parfois aussi appelé SN 1667, parfois suivi d'un point d'interrogation (SN 1667?) pour signifier que la date n'est pas connue avec certitude. Dans les années 1980, l'historien de l'astronomie William Ashworth a remarqué que dans un catalogue d'étoiles réalisé par John Flamsteed en 1680 figurait une étoile inconnue qu'il a nommé 3 Cassiopeiae, non loin de la position de Cassiopée A. Il est possible qu'il s'agisse de la supernova, mais les experts pensent qu'il pourrait s'agir d'une erreur de Flamsteed[1]. Toujours est-il que le nom de SN 1680 (éventuellement suivi d'un point d'interrogation) est également donné à cet événement. Dans les deux cas, il s'est agi du rémanent de la supernova galactique la plus jeune que l'on ait observé jusqu'à 2008, année où un autre rémanent jeune, SNR G1.9+0.3, découvert en 1984, put être daté et s'avéra bien plus jeune encore (140 ans).

La raison pour laquelle l'explosion de la géante rouge en supernova n'a pas été observée n'est pas connue à ce jour. Il est probable que sa magnitude apparente n'ait pas dépassé 5, ce qui au vu de sa distance en ferait une supernova moins lumineuse que les étoiles ordinaires les plus brillantes. On pense que son éclat a dû être obscurci par la matière interstellaire.

Découverte[modifier | modifier le code]

La supernova n'ayant pas été observée à l'époque de l'explosion, ce n'est que près de trois siècles plus tard, en 1947, que le rémanent fut découvert en radio, où le nom de Cassiopée A lui fut attribué ainsi que le nom de 3C 461. Sa contrepartie optique, très faible, ne fut découverte que trois ans plus tard, en 1950, après un positionnement plus précis de la source radio. Le rémanent est aussi catalogué sous la référence G111.7-2.1, correspondant à ses coordonnées galactiques (voir ici pour les autres noms de l'objet). Cassiopée A s'est également rendue célèbre en étant le tout premier objet photographié par le télescope X américain Chandra (ex-AXAF). Le cœur du rémanent de la supernova est fortement soupçonné d'être une étoile à neutrons[2] pour des résultats récents) même si le signal d'un pulsar n'a pour l'heure pas encore été découvert.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. Voir (en) Francis Richard Stephenson et David A. Green, Historical supernovae and their remnants, Oxford, Oxford University Press,‎ 2002, 252 p. (ISBN 0198507666), pages 56 à 59 (chapitre 4, Was the Cas A SN observed by Flamsteed in AD 1680?).
  2. [1].