Béla Biszku

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Dans le nom hongrois Biszku Béla, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Béla Biszku, où le prénom précède le nom.
Béla Biszku
Béla Biszku visitant les usines Ganz dans les années 1970
Béla Biszku visitant les usines Ganz dans les années 1970
Fonctions
Ministre hongrois de l'Intérieur
1er mars 195713 septembre 1961
Prédécesseur Ferenc Münnich
Successeur János Pap
Biographie
Date de naissance 13 septembre 1921
Lieu de naissance Márok
Drapeau du Royaume de Hongrie Royaume de Hongrie
Nationalité Hongrois

Béla Biszku ([ˈbeːlɒ], [ˈbisku]), né le 13 septembre 1921 à Márok, est un homme politique hongrois, ministre de l'Intérieur de la République populaire de Hongrie de 1957 à 1961.

Biographie[modifier | modifier le code]

Outilleur-ajusteur, il devient en 1944 membre puis dirigeant du Parti communiste hongrois, puis de son successeur le Parti des travailleurs hongrois, et enfin du Parti socialiste ouvrier hongrois fondé après l'insurrection de 1956. En tant que ministre de l'Intérieur de 1957 à 1961, il est l'un des principaux responsables de la politique de répression qui fait suite à l'insurrection. Il est ensuite vice-Premier ministre jusqu'en 1962, puis secrétaire du Comité central du Parti, et il a été considéré par la suite comme « le poing le plus dur de la dictature molle » de l'époque. En 1978, s'étant opposé à la politique de modération de János Kádár, il est mis à la retraite. Il est président de la commission des comptes du Conseil des syndicats (SZOT) de 1980 à 1989. Après le changement de régime de 1989, il se retire totalement de la vie publique[1],[2].

Il est mis en examen et assigné à résidence le 10 septembre 2012 pour son rôle joué dans la répression de l'insurrection hongroise contre l'URSS[3]. Le 13 mai 2014, le tribunal de Budapest le condamne en première instance à 5 ans et demi de réclusion pour incitation à crimes de guerre et déni public des crimes du régime communiste, le procureur ayant notamment qualifié d'« ordre de faire feu idéologique » les instructions données par Biszku en tant que haut responsable du Parti le 3 décembre 1956 : « Nos organes de maintien de l'ordre doivent se comporter de façon bien plus énergique que jusqu'à présent »[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (hu) « BISZKU Béla », sur MSZP Erzsébetvárosi Szervezete — Ki kicsoda [« Who's who de la Hongrie depuis 1800, MSZP d'Erzsébetváros »]
  2. (hu) Margit Földesi, « A három „b”: bűnök, büntetlenségek, betiltások », Magyar Nemzet,‎ 25 juin 2010 (lire en ligne) [« Les trois mots commençant [en hongrois] par B : crimes, impunités, interdictions [de diffamation] »]
  3. Hongrie : un ancien dirigeant communiste arrêté pour crime de guerre, Le Point, 10 septembre 2012.
  4. (hu) Eszter Prókai, « Biszkut öt év hat hónapra ítélték », sur Origo,‎ 13 mai 2014 [« Biszku condamné à 5 ans et 6 mois »]
  5. Florence La Bruyère, « La Hongrie juge son passé communiste », Libération,‎ 14 mai 2014 (lire en ligne)