Association française pour l'information scientifique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

Association française pour l'information scientifique

Cadre
Forme juridique association régie par la loi du 1er juillet 1901
Zone d’influence Pays francophones
Fondation
Fondation 1969
Fondateur Michel Rouzé
Identité
Siège Paris
Président Louis-Marie Houdebine
Secrétaire général Sébastien Colmerauer
Site web http://www.pseudo-sciences.org

L'Association française pour l'information scientifique (AFIS) est une association loi de 1901, fondée par Michel Rouzé en novembre 1968 et siégeant à Paris. Elle édite la revue Science et pseudo-sciences.

Sommaire

Missions [modifier]

D’après sa déclaration de principes, « l’AFIS se donne pour but de promouvoir la science contre ceux qui nient ses valeurs culturelles, la détournent vers des œuvres malfaisantes ou encore usent de son nom pour couvrir des entreprises charlatanesques ». Selon l'AFIS, la science ne peut résoudre à elle seule les problèmes qui se posent à l'humanité, mais on ne peut les résoudre sans faire appel à la méthode scientifique. Les citoyens doivent être informés des progrès scientifiques et techniques et des questions qu'ils soulèvent, dans une forme accessible à tous et sans tenir compte de la pression des intérêts privés. Ils doivent être mis en garde contre les fausses sciences et ceux qui dans les médias leur prêtent la main par intérêt personnel ou mercantile. À travers sa revue Science et pseudo-sciences, elle déclare vouloir :

  • retenir dans l'actualité scientifique et technique un certain nombre de faits pour en considérer d'abord la signification humaine ;
  • diffuser une information scientifique constituée de nouvelles d'actualité dans toutes les branches de la recherche, dans un langage accessible à tous ;
  • dénoncer sans réserve les marchands de fausses ou de pseudo-sciences (astrologie, soucoupes volantes, sectes, « paranormal », médecines fantaisistes) et les charlatans malfaisants pourvoyeurs de l'irrationnel ;
  • défendre l'esprit scientifique contre la menace d'un nouvel obscurantisme.

Se revendiquant indépendante au regard de tous les groupes de pression, elle déclare se refuser à toute concession au sensationnalisme, à la désinformation, et à toute complaisance envers l'irrationnel.

L'AFIS a été à l'initiative de l'analyse de la thèse d'Élizabeth Teissier, qui, présentée comme étude de sociologie, s'est révélée être un plaidoyer en faveur de l'astrologie, loin de tous les standards académiques d'une thèse de doctorat. L'analyse a été menée par un groupe composé d'astrophysiciens et astronomes (Jean-Claude Pecker, Jean Audouze et Denis Savoie), de sociologues (Bernard Lahire et Philippe Cibois) et d'un philosophe (Jacques Bouveresse), et par des spécialistes des pseudo-sciences (Henri Broch et Jean-Paul Krivine)[1]

Publication [modifier]

L’AFIS publie une revue trimestrielle : Science et pseudo-sciences.

Gouvernance et transparence [modifier]

Présidents [modifier]

Conseil scientifique et comité de parrainage [modifier]

  • Jean-Pierre Adam (archéologue, CNRS, Paris).
  • Jacques Bouveresse(philosophe, professeur au Collège de France, chaire de Philosophie du Langage et de la Connaissance).
  • Jean Bricmont (professeur de physique théorique, Université de Louvain-la-Neuve, Belgique).
  • Henri Broch (professeur de physique et de zététique, Nice).
  • Gérald Bronner (professeur de sociologie, Université de Strasbourg).
  • Henri Brugère(docteur vétérinaire, professeur de Physiologie-Thérapeutique à l’école nationale vétérinaire d’Alfort).
  • Yvette Dattée (directeur de recherche honoraire de l’INRA, membre de l’Académie d’Agriculture de France).
  • Jean-Paul Delahaye (professeur à l’Université des Sciences et Technologies de Lille, Chercheur au Laboratoire d’Informatique Fondamentale de Lille).
  • Marc Fellous (professeur de médecine, Institut Cochin de Génétique Moléculaire).
  • Léon Guéguen (nutritionniste, directeur de recherche honoraire de l’INRA, membre de l’Académie d’Agriculture de France).
  • Louis-Marie Houdebine (biologiste et directeur de recherche au centre de l'INRA de Jouy-en-Josas).
  • Bertrand Jordan (biologiste moléculaire, directeur de recherche émérite au CNRS, Marseille).
  • Jean-Pierre Kahane (professeur de mathématiques, membre de l'Académie des Sciences).
  • Jean de Kervasdoué (professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), membre de l'Académie des Technologies).
  • Marcel Kuntz (biologiste, directeur de recherche au CNRS).
  • Gilbert Lagrue (professeur honoraire à l'Hôpital Albert Chenevier de Créteil).
  • Hélène Langevin-Joliot (physicienne nucléaire, directrice de recherche émérite au CNRS).
  • Guillaume Lecointre (professeur au Muséum d'Histoire Naturelle, Paris)
  • Jean-Marie Lehn (professeur au Collège de France, membre de l’Académie des sciences, prix Nobel de chimie).
  • Gérard Pascal (Nutritionniste et toxicologue, Directeur de recherches honoraire de l’INRA, membre des académies d’agriculture et des technologies).
  • Jean-Claude Pecker (professeur honoraire d'astrophysique théorique au Collège de France, membre de l'Académie des Sciences).
  • Arkan Simaan (professeur agrégé de physique, historien des sciences).
  • Alan Sokal (professeur de physique à l'Université de New York et professeur de mathématiques à l'University Collège de Londres).
  • Jacques Van Rillaer (professeur de psychologie, Belgique).

Revue Science et pseudo-sciences et site Internet [modifier]

Transparence [modifier]

Les conseils d'administration (présentation des membres) ainsi que les bilans financiers, rapports d'activité et financiers sont disponibles pour les internautes sur le site de l'association.

Controverses [modifier]

Astrologie [modifier]

N'acceptant pas certaines critiques du contenu de sa thèse de sociologie, l'astrologue Elizabeth Teissier a accusé l'AFIS d'être des « talibans de la culture »[2].

OGM [modifier]

L'AFIS a critiqué le contenu du film Le Monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin[3] diffusé sur une chaîne publique, et a été à l'initiative d'une pétition contre le moratoire sur le maïs OGM en France en 2007[4].

Un des membres du comité scientifique de l’AFIS, le docteur Marcel-Francis Kahn, professeur émérite de médecine Paris 7, a démissionné en mars 2008 de l'association au motif que « l'AFIS s'est transformé — sans que notre avis soit sollicité — en un véritable lobby pro OGM », et a dénoncé le fait que la rédaction de Science et pseudo-sciences aurait refusé de publier une de ses lettres où il demandait à certains membres de l'AFIS (en particulier Marcel Kuntz et Louis-Marie Houdebine) d'indiquer leurs liens supposés avec Monsanto et ses filiales[5]. L'AFIS indique que le refus de publication fait suite au refus de Marcel-Francis Kahn de reformuler ses critiques relatives à l’introduction des biotechnologies végétales dans l’agriculture ainsi qu’au statut de l’expertise scientifique sous une forme dans laquelle les insinuations et attaques ad hominem seraient écartées car telle est la conception de « l’éthique de la discussion » de l'AFIS. Marcel-Francis Kahn a refusé[6].

Toutefois, cette association met en cause, en dehors du « fond scientifique », l'indépendance du professeur Séralini, parmi les autres auteurs de l'étude Long term toxicity of a Roundup Herbicide and a Roundup-tolerant Genetically Modified Maize. Ceux-ci nient le conflit d'intérêt, bien que membres d'une association anti-OGM[7].

Certains journalistes ont alors relayé l'accusation selon laquelle l'AFIS serait devenue « une vitrine "associative" des partisans des OGM » comme on a pu le lire sur Indymedia[8],[9] : C'est le cas de Claude-Marie Vadrot dans le journal Politis[3], et de Eric Lecluyseet Gaël Vaillant dans L'Express[10].

L'AFIS a répondu à chacune de ces accusations concernant les OGM[6],[11],[12],[13]. L'association indique être « indépendante de tout intérêt privé. Ses ressources sont les cotisations de ses membres et les ventes de la revue Science et pseudo-sciences»[6].

Notes et références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]