Arshile Gorky
Arshile Gorky
Gorky, 1936.
| Nom de naissance | Vosdanik Manoug Adoian |
|---|---|
| Naissance | 14 avril 1904 Hayotz Dzor (Empire ottoman) |
| Décès | 21 juillet 1948 Sherman (États-Unis) |
| Nationalité | Américain |
| Activité(s) | Peinture |
| Formation | Grand Central School of Art |
| Mouvement artistique | Expressionnisme abstrait |
Arshile Gorky (en arménien Արշիլ Գորկի), né Vosdanik Manoug Adoian (Վոստանիկ Մանուկ Ադոյան), le 14 avril 1904 à Hayotz Dzor (vilayet de Van, Empire ottoman) et mort le 21 juillet 1948, à Sherman, Connecticut (États-Unis), est un peintre arménien naturalisé américain.
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Biographie [modifier]
Né sur les bords du lac de Van, dans l'Empire ottoman, Vosdanik Manoug Adoian a 2 ans quand son père quitte le foyer pour les États-Unis. Il échappe au génocide arménien de 1915 et se réfugie avec sa mère et sa sœur à Erevan, en Arménie russe. Sa mère périt durant la famine de l'hiver 1918-1919.
Il émigre aux États-Unis en 1920 et mène une vie de bohème. D'abord installé à Providence (Rhode Island), il vient à New York en 1925 et se forme à la Grand Central School of Art. Ses premières toiles sont influencées par Cézanne et Picasso. Plus tard il s'inspire de l'automatisme surréaliste.
À partir du milieu des années 1930, sa peinture acquiert une certaine reconnaissance. Au temps du New Deal, il reçoit notamment la commande d'une décoration murale pour l'aéroport de Newark. En janvier 1944, en exil à New York, André Breton découvre ses tableaux. Ils se rencontrent en décembre de la même année[1].
En 1947, pour tenter d'enrayer un cancer diagnostiqué tardivement, il doit subir une opération chirurgicale aux conséquences traumatisantes. « Cette opération [intervient] après une série de catastrophes : la disparition d'une grande partie de son œuvre dans l'incendie de son atelier, un grave accident de voiture et le départ de sa femme »[2]. Arshile Gorky ne parvient pas à s'en remettre et se suicide par pendaison à l'âge de 44 ans.
Œuvres [modifier]
- Huiles sur toile
- Jardins à Sochi, série, 1942[3]
- The Pirate I, 1942
- Waterfall, 1943
- How my mother's embroidered apron unfolds in my life (Comment le tablier brodé de ma mère se déploie sur ma vie), 1944, 101,6 x 114,3 cm, Art Museum, Seattle[4]
- Les Compagnons d'enfance, 1944
- The Liver is the Cock's comb (Le Foie est la tête du coq), 1944[5]
- One Year the Milkweed (Une année le laiteron), 1944, National Gallery of Art, Washington
- Étreinte, 1945[6]
- Landscape table, 1945, Musée national d'art moderne, Paris[7]
- Charred beloved, 1946
- From a High Plan II, 1946, 43,2 x 61 cm[7]
- Agonie, 1947[8]
- Fiançailles II, 1947[9]
Notes et références [modifier]
- André Breton (1896-1956) et Arshile Gorky, sur ADIC. Consulté le 29 janvier 2011.
- Philippe Dagen, op. cit.
- Reproduction dans José Pierre, op. cit., p. 312, 1941 pour P. Dagen.
- Reproduction dans José Pierre, op. cit., p. 235.
- Adam Biro & René Passeron, Dictionnaire du surréalisme, Office du livre, Fribourg (Suisse) et Presses universitaires de France, Paris, 1982, p. 247.
- José Pierre, op. cit., p. 236.
- Reproduction dans Beaux-Arts magazine, no 75, janvier 1990, p. 52.
- Biro & Passeron, op. cit., p. 13.
- Reproduction dans José Pierre, op. cit., p. 236.
Bibliographie [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- Alexandre Beredjiklian, Arshile Gorky. Sept thèmes majeurs, Fondation Calouste Gulbenkian, Éd. Alphamédian & Johanet, Suresnes, 2007.
- Philippe Dagen, « Gorky, l'oublié de l'abstraction », dans Le Monde, 6 avril 2007, p. 26.
- Pierre Givodan, Le cadeau d’Arshile Gorky. L’infini des couleurs et le rêve fou, 11 mars 2010 Art Point France Info
- José Pierre, L'Univers surréaliste, Somogy, Paris, 1983, p. 311.