Alphabet Rousselot-Gilliéron

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Crystal Clear app fonts.svg Cette page contient des caractères spéciaux. Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation, etc.), consultez la page d’aide Unicode.

L’alphabet Rousselot-Gilliéron, aussi appelé alphabet phonétique de l’Abbé Rousselot est un système de transcription phonétique mis au point par l’Abbé Rousselot en 1887[1], basé sur l’écriture latine, qui a principalement été utilisé pour la transcription des langues gallo-romanes dans plusieurs ouvrages et revues de dialectologie dont notamment la Revue des patois gallo-romans de Jules Gilliéron et l’Abbé Rousselot, ou l’Atlas linguistique de la France. La Société du parler français au Canada adopte cet alphabet, avec quelques simplifications typographiques, pour son bulletin Bulletin du parler français au Canada. Légèrement adapté, c'est également le système de transcription utilisé par l'Atlas linguistique de la France par régions (ALFR) publié par le CNRS depuis 1980.

Symboles[modifier | modifier le code]

Voyelles[modifier | modifier le code]

Voyelles fondamentales
Pures
Indéterminées
pour la quantité
Brèves Longues
Indéterminées
pour le timbre
a, e, i, o, u, ꭒ, œ, ė ă, ĕ, ĭ, ŏ, ŭ, ꭒ̆, œ̆, ĕ̇ ā, ē, ī, ō, ū, ꭒ̄, œ̄
Ouvertes à, è, ì, ò, ù, ꭒ̀, œ̀ ằ, ĕ̀, ĭ̀, ŏ̀, ŭ̀, ꭒ̆̀, œ̆̀ ā̀, ḕ, ī̀, ṑ, ū̀, ꭒ̄̀, œ̄̀
Fermées á, é, í, ó, ú, ꭒ́, œ́ ắ, ĕ́, ĭ́, ŏ́, ŭ́, ꭒ̆́, œ̆́ ā́, ḗ, ī́, ṓ, ū́, ꭒ̄́, œ̄́
Nasales
Brèves Longues Demi-nasales
Indéterminées
pour le timbre
ã, ẽ, ĩ, õ, ũ, ꭒ̃, œ̃, ė̃ ā̃, ē̃, ō̃ a᷑, e᷑, i᷑, o᷑, u᷑, ꭒ᷑, œ᷑
Ouvertes à̃, è̃, ò̃, œ̀̃ è̄̃ à᷑, è᷑, ò᷑, œ̀᷑
Fermées á̃, é̃, ó̃, œ́̃ é̄̃ á᷑, é᷑, ó᷑, œ́᷑
ā᷑, ō᷑
Voyelles intermédiaires
Pure aͤ, aͦ, eͥ, ꭒͦ, u, uͥ aͤ̆, aͦ̄ aͤ̀, aͦ̀
Nasales aͤ̃, aͦ̃, aͦ᷑

Les voyelles toniques sont indiquées à l’aide de la ligne verticale souscrite : a, e̩, i̩, o̩, u̩, ꭒ̩, œ̩, ė̩, ă̩, ĕ̩, etc.

Le caractère U crochet minuscule ‹ ꭒ › est U crochet minuscule.

Consonnes[modifier | modifier le code]

b, c, ĉ, ç̂, d, ḓ, f, ɡ, h, j, k, l, l̮, l̮̣, m, ṃ

Souplesse d'emploi[modifier | modifier le code]

La souplesse d'emploi de l'alphabet Rousselot-Gilliéron, parfaitement adapté à notation dialectologique et au travail de terrain, se vérifie par diverses caractéristiques :

  • possibilité de superposer deux voyelles ou deux consonnes pour noter un son intermédiaire.
  • possibilité de redoubler les accents aigus ‹ ˝ › ou graves ‹  ̏ › sur une voyelle pour en noter une plus grande fermeture ou ouverture (système utilisé dans les Atlas régionaux).
  • possibilité d'écrire en indice une voyelle ou une consonne moins nettement prononcée (idem).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chaveau, 2003

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Chaurand, Introduction à la dialectologie française, Bordas, Paris / Bruxelles / Montréal, 1972. — Voir en particulier le tableau comparatif des différents systèmes de transcription, p. 23-26.
  • Jean-Paul Chaveau, « Histoire des langues romanes et géographie linguistique », dans Gerhard Ernst, Romanische Sprachgeschichte - Histoire linguistique de la Romania, 2003. ISBN 9783110146943
  • Sever Pop, La dialectologie : aperçu historique et méthodes d'enquêtes linguistiques, J. Duculot, Louvain, 1950, 2 vol. (volume 1 et volume 2 sur archive.org)

Voir aussi[modifier | modifier le code]