Alina Reyes

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Alina Reyes

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Alina Reyes en 2011.

Nom de naissance Aline Patricia Nardone
Activités romancière
Naissance 9 février 1956
Bruges (Gironde)
Langue d'écriture Français
Genres Roman

Alina Reyes, née Aline Patricia Nardone le 9 février 1956 à Bruges (Gironde), est une écrivaine française.

Sommaire

[modifier] Biographie

Aline Nardone voit le jour dans une famille populaire et communiste. Elle passe son enfance et adolescence à Soulac-sur-Mer[1], étudie le latin et le grec au lycée de Royan. Après la naissance de ses deux premiers fils, en 1983 elle reprend des études à Bordeaux, obtient un DEA de Lettres modernes, un DUT de journalisme et devient journaliste pigiste. C'est en voyant un peu par hasard une annonce dans une petite revue littéraire nantaise que Alina Reyes (alors Aline Philippon) décide de participer au concours de littérature érotique ouvert aux écrivains débutants, organisé par l'association culturelle bordelaise Art-Phare, une structure créée par Isabelle Daguet et Jean-Marc Doumenc. Elle écrit en quelques semaines le manuscrit alors intitulé "Les roses étaient encore très belles". Le jury, outre Isabelle Daguet, était composé de Marc Torralba (Le Castor Astral), Eric Des Garets (à l'époque Directeur du Centre Régional des Lettres d'Aquitaine), Célou Borbes (journaliste à Sud Ouest), Claude Bourgeyx (écrivain). Le roman d'Alina Reyes fit l'unanimité auprès des jurés qui lui décernèrent le prix Pierre Louÿs de littérature érotique. Dans un premier temps, le roman fut édité par l'association Art-Phare sous forme de livre audio, lu par l'auteur lui-même. Puis, en 1988, Le Boucher est publié au Seuil, traduit à ce jour en plus de vingt-cinq langues. Dans les années qui suivent, elle vit à Montréal, puis à Paris et dans les Hautes-Pyrénées, où naissent ses deux derniers fils. Sa « Grange », une bergerie isolée en altitude, devenue sa maison en 1989, occupe une place essentielle dans sa vie et dans son œuvre.

Depuis son premier roman, Alina Reyes[2] construit une œuvre littéraire marquée par le questionnement du corps revendiqué comme acte politique. À travers l’érotisme, elle s’attache tantôt à réenchanter la sexualité, tantôt à dénoncer l’usage morbide du corps dans la société contemporaine. On retrouve ces mêmes interrogations dans ses recueils d’articles, ou dans son livre Nus devant les fantômes, sur Franz Kafka et Milena Jesenská, écrivaine tchèque morte au camp de concentration de Ravensbrück. Son roman pamphlétaire Poupée, anale nationale (Zulma, 1998), décrivant l’abjection d’un esprit fascisant par une scatologie grand-guignolesque, provoqua lors de sa publication de vives réactions, et fait encore l’objet de plusieurs adaptations théâtrales. Dans Forêt profonde (Le Rocher, 2007), elle décrit longuement l’agonie du monde contemporain, et sa possible renaissance.

Alina Reyes vit entièrement de son écriture, souvent caractérisée comme poétique et sauvage. Traduits dans plusieurs pays, ses livres sont particulièrement bien connus en Italie et en Allemagne. Ses derniers ouvrages témoignent d’une ardente découverte de Dieu. Dès lors elle se rapproche de l'église catholique, tout en travaillant à une construction spirituelle nouvelle. En décembre 2011, elle ouvre son site d'édition de livres numériques, où sont repris ses livres précédemment publiés sur papier, et publié un premier inédit : Voyage, sous-titré Manifeste du nouveau monde. Il s'agit d'un grand livre "total", un parcours en mille pages de la nuit à la lumière, de l'écrit à la vie. Au bout de ce long voyage où se conjuguent romans, poésie et méditation spirituelle, est proposée la base d'une règle pour un Ordre monastique d'un genre très particulier, détaché des institutions mais apte à travailler avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté.

[modifier] Notes

  1. elle raconte cette période dans Le chien qui voulait me manger, Gallimard, 1996
  2. Pseudonyme tiré d’une nouvelle de Julio Cortazar.

[modifier] Œuvres

  • Derrière la porte : une aventure dont vous êtes le héros/une aventure dont vous êtes l'héroïne, éditions Robert Laffont, Paris, 1994, 213-222 p., (ISBN 2-266-06722-2), (notice BNF no FRBNF35707197f). — Ce livre présente deux textes imprimés tête-bêche, en partant de la première et de la dernière page.
  • Charité de la chair, Presses de la Renaissance, Paris, 2011

[modifier] Filmographie

[modifier] Bibliographie

  • (en) Lisa Downing, « Feminist Fictions of the Flesh (?): Alina Reyes’s Le Boucher and Rachilde’s La Marquise de Sade », Journal of Romance Studies, print. 2002, n° 2 (1), p. 51-64.
  • Cécile Hanania, « Poupée, anale nationale ou la Marianne malade d’Alina Reyes », French Review, avr. 2004, n° 77 (5), p. 960-71.
  • (en) Diana Holmes, « The Return to Romance: Love Stories in Recent French Women’s Writing », L’Esprit créateur, print. 2005, n° 45 (1), p. 97-109.
  • L. R. Kasper, « L’Inquiétante Ambivalence de la chair : Les Passions élémentaires d’Alina Reyes », éd. et intro. Michael Bishop, Thirty Voices in the Feminine, Amsterdam, Rodopi, 1996, p. 166-73.
  • (en) Warren F. Motte, « Temptations of the Flesh », L’Esprit créateur, hiver 1991, n° 31 (4), p. 51-58.
  • Danielle Raquidel, « Labyrinthe obsessif du « ludibrique » dans Derrière la porte d’Alina Reyes », Neophilologus, janv. 1999, n° 83 (1), p. 51-58.

[modifier] Articles sur l'œuvre de Alina Reyes

[modifier] Liens externes


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