Alina Reyes

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Alina Reyes
Alina Reyes en conférence le 7 mars 2009 à Flers.
Alina Reyes en conférence le 7 mars 2009 à Flers.

Nom de naissance Aline Patricia Nardone
Activité(s) romancière
Naissance 9 février 1956
Bruges (Gironde)
Langue d'écriture Français
Genre(s) Roman

Alina Reyes, née Aline Patricia Nardone le 9 février 1956 à Bruges (Gironde), est une écrivaine française.

Sommaire

[modifier] Biographie

Aline Nardone voit le jour dans une famille populaire et communiste. Elle passe son enfance et adolescence à Soulac-sur-Mer[1], étudie le latin et le grec au lycée de Royan. Après la naissance de ses deux premiers fils, en 1983 elle reprend des études à Bordeaux, obtient un DEA de Lettres modernes, un DUT de journalisme et devient journaliste pigiste. En 1988, elle publie Le Boucher, traduit à ce jour en plus de vingt-cinq langues. Dans les années qui suivent, elle vit à Montréal, puis à Paris et dans les Hautes-Pyrénées, où naissent ses deux derniers fils. Sa « Grange », une bergerie isolée en altitude, devenue sa maison en 1989, occupe une place essentielle dans sa vie et dans son œuvre.

Depuis son premier roman, Alina Reyes[2] construit une œuvre littéraire marquée par le questionnement du corps revendiqué comme acte politique. À travers l’érotisme, elle s’attache tantôt à réenchanter la sexualité, tantôt à dénoncer l’usage morbide du corps dans la société contemporaine. On retrouve ces mêmes interrogations dans ses recueils d’articles, ou dans son livre Nus devant les fantômes, sur Franz Kafka et Milena Jesenská, écrivaine tchèque morte au camp de concentration de Ravensbrück. Son roman pamphlétaire Poupée, anale nationale (Zulma, 1998), décrivant l’abjection d’un esprit fascisant par une scatologie grand-guignolesque, provoqua lors de sa publication de vives réactions, et fait encore l’objet de plusieurs adaptations théâtrales. Dans Forêt profonde (Le Rocher, 2007), elle décrit longuement l’agonie du monde contemporain, et sa possible renaissance.

Alina Reyes vit entièrement de son écriture, souvent caractérisée comme poétique et sauvage. Traduits dans plusieurs pays, ses livres sont particulièrement bien connus en Italie et en Allemagne. Ses derniers ouvrages, spécialement Lumière dans le temps (Bayard, 2009) et Psaumes du temps présent (Presses de la Renaissance, 2009), témoignent d’une ardente découverte de Dieu, dans la foi catholique.

[modifier] Notes

  1. elle raconte cette période dans Le chien qui voulait me manger, Gallimard, 1996
  2. Pseudonyme tiré d’une nouvelle de Julio Cortazar.

[modifier] Œuvres

[modifier] Bibliographie

  • (en) Lisa Downing, « Feminist Fictions of the Flesh (?): Alina Reyes’s Le Boucher and Rachilde’s La Marquise de Sade », Journal of Romance Studies, print. 2002, n° 2 (1), p. 51-64.
  • Cécile Hanania, « Poupée, anale nationale ou la Marianne malade d’Alina Reyes », French Review, avr. 2004, n° 77 (5), p. 960-71.
  • (en) Diana Holmes, « The Return to Romance: Love Stories in Recent French Women’s Writing », L’Esprit créateur, print. 2005, n° 45 (1), p. 97-109.
  • L. R. Kasper, « L’Inquiétante Ambivalence de la chair : Les Passions élémentaires d’Alina Reyes », éd. et intro. Michael Bishop, Thirty Voices in the Feminine, Amsterdam, Rodopi, 1996, p. 166-73.
  • (en) Warren F. Motte, « Temptations of the Flesh », L’Esprit créateur, hiver 1991, n° 31 (4), p. 51-58.
  • Danielle Raquidel, « Labyrinthe obsessif du « ludibrique » dans Derrière la porte d’Alina Reyes », Neophilologus, janv. 1999, n° 83 (1), p. 51-58.

[modifier] Lien externe

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