Wikipédia:Oracle

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Qui répond aux questions posées à l'Oracle ? Des bénévoles, appelées « pythies », qui aiment la nétiquette. Le plaisir d'instruire, la soif de la connaissance et vos remerciements sont leur unique salaire (pensez-y, soyez donc poli, « bonjour » et « merci » sont appréciés). Les pythies répondent ici, jamais par courriel : toute adresse de messagerie sera automatiquement effacée. Elles aiment aussi plaisanter après avoir répondu sérieusement…

Lisez le mode d'emploi en cliquant ici


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Semaine 34 2015[modifier]

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Monsieur et Madame[modifier]

Bonjour, merci.

Je me demande, comment peut-on appeler un enfant Lino quand on s'appelle Ventura. Faut-il être inconscient ?

Merci, et bonjour.

Comme le fils de Monsieur et Madame Léum ? --Morburre (discuter) 17 août 2015 à 06:48 (CEST)
Monsieur et Madame Ventura ont une fille : Laaaaa. --Morburre (discuter) 17 août 2015 à 06:50 (CEST)
Parce que Lino sent quand Lino dort ? --Serged/ 17 août 2015 à 07:27 (CEST)
… surtout si Lino cuité à l'inauguration de l'inaudible Bernard (l'Hinault, bien-sûr)… — Hautbois [canqueter] 21 août 2015 à 19:21 (CEST)
Pas vraiment une question pour l'oracle, en tout cas pas en l'état. Voici quelques propositions de questions qui pourraient trouver une réponse ici :
Est-il pénible de porter le nom d'un personnage connu ? Réponse analysée ici
Est-il possible de donner un prénom d'un personnage connu à un enfant lorsqu'on porte le même nom de famille ? Réponse : oui, tant que ce n'est pas considéré comme infamant pour l'enfant. Et notez qu'il est possible de déposer un nom comme marque, mais pas d'interdire son usage comme nom. Voir l'exemple d'Olivier Picasso. Picasso est une marque déposé et le procès fait par le commandant Cousteau à son fils Jean-Michel lorsqu'il a créé un hôtel Cousteau en 1996. L'accord imposait que l'enfant n'utilise pas son nom de famille sans son prénom.
Enfin, si la question concerne les parents de l'acteur Lino Ventura, sachez que Lino est un prénom porté par 2000 français depuis le début du XXes, mais je ne trouve pas les statistiques italiennes. Bertrouf 17 août 2015 à 18:16 (CEST)

Monsieur, Madame et le Pape[modifier]

Bonjour aux pythies,

Je réalise que Henriette d'Angleterre (Madame) et la cousine germaine de son mari Philippe (Monsieur). Et je vois que leur petite-fille épouse le petit-fils de Louis XIV (lesquels sont donc cousins issus de germains). Bref, tous mariages consanguins interdits par le droits canonique. Or, je n'arrive pas à trouver la moindre demande de dispense au Pape, ou d'une difficulté que cela aurait posé. Est-ce donc que cela ne posait plus de problème à l'époque ?

Merci par avance pour vos lumières ! Turb (discuter) 19 août 2015 à 23:03 (CEST)

ici §2 confirme bien qu'à cette époque, il fallait une dispense pour se genre de mariage. voir aussi un peu plus bas le sous-titre : la source qui traite de la consanguinité --Le ciel est par dessus le toit (discuter) 20 août 2015 à 00:03 (CEST)
Je n'ai pas la réponse, mais je vous propose une vidéo dans le thème : DirtyBiology Faites des enfants avec vos cousins. Bertrouf 20 août 2015 à 09:08 (CEST)
Toujours nécessaire d'avoir une dispense dans le droit canon de 1917. Voir aussi la définition de ce que sont les degrés de parentés au sens canonique. Biem (discuter) 20 août 2015 à 12:09 (CEST)
On a un article sur le mariage consanguin, qui précise les choses pour le droit canon. Comme indiqué dans l'article et rappelé par Biem, pour l'église catholique le mariage entre cousins germains requiert toujours dispense. À remarquer qu'on peut aussi en obtenir pour le troisième degré hors ligne directe (oncle ou tante et nièce ou neveu) mais pas de dispense possible pour les grands-parents et leurs petits-enfants. Comme dit dans l'article, le droit français est plus libéral et ne prohibe entièrement le mariage que pour la ligne directe ou les collatéraux légaux, même si pour certains cas il faut une sorte de dispense. >O~M~H< 20 août 2015 à 14:10 (CEST)

Bref, « je n'arrive pas à trouve la moindre demande de dispense au Pape » ne signifie pas qu'il n'y a pas eu de dispense, simplement qu'elle n'a pas fait de bruit - probablement parce que de routine. Bises, Biem (discuter) 20 août 2015 à 19:38 (CEST)

Oui, « de routine » me semble adéquat. Il faut bien voir que jusqu'à très récemment (quatrième quart du XXe siècle), sinon le court intermède napoléonien qui apporta en peu de temps – et pour peu de temps – un peu de sang neuf, depuis la consolidation de cette caste aux XVe et XVIe siècles presque tous les mariages entre membres de la très haute noblesse européenne devaient faire l'objet d'une dispense, vu qu'ils étaient largement apparentés aux troisième et quatrième degrés. >O~M~H< 21 août 2015 à 09:40 (CEST)

Merci à tous. Turb (discuter) 24 août 2015 à 15:54 (CEST)

Préraphaélisme[modifier]

Bonsoir, chères Pythies !

Le mot "école" est-il approprié pour évoquer le Préraphaélisme (d · h · j · ) ?

Merci d'avance pour vos lumières. — Le message qui précède, non signé, a été déposé par l'IP 82.233.173.111 (discuter), le 21 août 2015 à 17:55 (CEST/UTC+0200).

Cité au moins une fois comme « école » par le CNRTL. --Doalex (discuter) 21 août 2015 à 18:43 (CEST)
… et, sur le même site, lire les définitions du mot "école" qui confirment le bon escient de l'emploi. — Hautbois [canqueter] 21 août 2015 à 19:00 (CEST)

Pourquoi se ferment-elles au milieu du jour ?[modifier]

… horloge florale de Linné

Bonsoir les Pythies. J'ai planté une sorte de tabac (décoratif, pas pour la consommation - même si, hum, cela m'aurait arrangée...) et j'ai de belles plantes avec des fleurs blanches, jaunes, roses, rouges qui s'ouvrent le matin, se ferment pendant les heures du milieu de la journée et se réouvrent en fin d'après-midi... Cela m'intrigue : pourquoi ? le sauriez-vous ? Merci déjà pour vos réponses ! Bisous, Égoïté (discuter) 21 août 2015 à 23:02 (CEST)

… les différentes nasties, (nyctinastie, thigmonastie, thermonastie… ) ne semblent pas avoir de frontières très délimitées, mais leurs interactions se calculent pour créer une horloge florale comme celle de Linné où chaque parterre de fleurs s'ouvre et se ferme à heures (+/-) précises et décalées… — Hautbois [canqueter] 22 août 2015 à 01:40 (CEST) (… horloge florale qui inspira à Jean Françaix un superbe concerto pour hautbois "L'horloge de Flore" - 1959)
Merci Hautbois ! pour ça aussi ! Bisou Égoïté (discuter) 22 août 2015 à 09:44 (CEST)
Bonjour presque voisine Clin d'œil Les heures d'ouverture et de fermeture des fleurs sont aussi liées à l'activité des pollinisateurs qui les fécondent, mais je ne peux pas t'en dire plus à propos des tabacs. - Amicalement, Cymbella (discuter chez moi) - 23 août 2015 à 23:27 (CEST)

Il LUI battit froid ; en parlant d'une femme ?[modifier]

Bonjour amoureux de la langues françaises. Dans un livre de bon niveau de langue je lis "Il va lui battre froid, ce qui ne va pas empêcher la princesse..." alors que je croyais que la forme attendue est : "Il va la battre froid, ce qui ne va pas empêcher la princesse...". J'ai trouvé peu de choses sur le net qui aurait été une règle générale, seulement des exemples telles que je les attendais. Ex : "Pourquoi continuait-il de la battre froid ?" (traduit de Nora Roberts) ou "oncques ne la battit froid" ou "son père la battit froid" et... Alors LE ou LA battre froid en parlant d'une femme ? Je vous remercie pour votre attention.--Jojodesbatignoles (discuter) 23 août 2015 à 14:30 (CEST)

Dans le Wiktionnaire, on bat froid à quelqu'un (wikt:battre froid). On la regarde et on lui parle. Mais je ne suis pas linguiste... -- Xofc [me contacter] 23 août 2015 à 14:47 (CEST)
Linguee donne deux exemples, contradictoires : « La maison Klöcker va élargir son site à Borken-Weseke - et battre froid la triste situation économique » et « Des volontaires sont venus mais au début, sa grand-mère leur a battu froid ». — Ariel (discuter) 23 août 2015 à 16:38 (CEST)
Finalement, il semble donc que la question consiste simplement à déterminer s'il s'agit d'un complément d'objet direct (la) ou d'un complément d'objet second (lui)... --Floflo (discuter) 23 août 2015 à 19:35 (CEST)
On bat froid du métal et non un complément abstrait. Je n'ai encore jamais rencontré cette expression confuse ; sans doute récente... Quant à battre froid à quelqu'un est un gallicisme ancien : faire à chaque fois un accueil peu chaleureux. --Mistig (discuter) 23 août 2015 à 20:59 (CEST)

...et donc, dans la mesure où « on bat froid à quelqu'un » (confirmé par le grand Larousse du XXème siècle), la forme correcte est bien « Il va lui battre froid » (lui = à elle). Cordialement, Biem (discuter) 24 août 2015 à 07:58 (CEST)

Je vous remercie pour ces nombreuses et bonnes explications.--Jojodesbatignoles (discuter) 24 août 2015 à 13:46 (CEST)

Salut, Jojo. L'explication est simple : on a ici l'usage de « lui » comme pronom personnel qu'on peut dire attributif ou « imputatif ». La page du TLFi sur « LUI, LEUR » explique tout cela : « Lui signifie “à lui, à elle”, leur signifie “à eux, à elles” ; pronom personnel de la troisième personne des deux genres, invariable, de forme atone ; lui/leur joue le rôle d'un régime indirect et est placé avant le verbe, sauf si celui-ci est à l'impératif positif » (souligné par moi). Bref, qu'on emploie un mot de genre grammatical féminin ou masculin, dans cet usage c'est toujours « lui » qu'on emploie. >O~M~H< 25 août 2015 à 17:48 (CEST)

Quelle différence d'idée entre le SIEL et le FN ?[modifier]

Bonjour,

Tout est dans le titre, s'il vous plaît. Quelques idées différentes, une idéologie de différence ?

Cordialement, --86.195.150.69 (discuter) 24 août 2015 à 01:22 (CEST)

Voir probablement SIEL (et Front National). -- Xofc [me contacter] 24 août 2015 à 03:34 (CEST)
C'est que ceux qui adhèrent au FN ne montent pas au SIEL ? OK, je me sauve
On parle de micro partis et de groupes d'influence. C'est très fréquent en politique, même avec des idées semblables mais avec des leaders différents inféodés les uns aux autres. Le concept peut-être financier (on peut recevoir plusieurs fois des subventions), idéologique (souhait de ne pas suivre systématiquement le parti principal, notamment sur des points très précis, par exemple un écolo qui pense que le nucléaire à du bon peut être dans un micro-parti et voter comme EELV tout le temps sauf sur le nucléaire), ou égocentrique (un homme qui veut être premier dans son village plutôt que deuxième à Rome fonde son micro-parti et compte ses fidèles). Passé ces considérations générales, en ce qui concerne le SIEL, j'avoue ne pas le connaître. Cet article du monde de décembre 2014 donne une ou deux pistes. Bertrouf 24 août 2015 à 12:41 (CEST)

Semaine 35 2015[modifier]

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Question qui doit concerner quelques millions d'aussi ignorants que moi[modifier]

Bonjour à tous. La question est simple : en quoi la chute actuelle des bourses chinoises et, par conséquent "mondiales", va-t-elle affecter le train de vie des Européens des classes moyennes et inférieures à la moyenne ? Les quelques millions qui m'accompagnent, même ne parlant pas français, vous remercient déjà de bien vouloir adapter le niveau de discours de vos réponses à leur niveau de compréhension - forcément faible sinon ils ne se poseraient pas la question. Merci pour eux et pour moi. Égoïté (discuter) 24 août 2015 à 23:36 (CEST)

Bonjour. La chute de la bourse est théoriquement un non-évènement par rapport à « l’économie réelle », puisqu’une entreprise peut en gros tourner quel que soit le prix d’échange de ses actions. Le nœud du problème est comptable et financier. Si j’ai un portefeuille boursier évalué à 1M€ dont la valeur chute à 500k€, j’ai « perdu » la moitié de ma fortune. Tu me diras que la perte reste virtuelle tant que je ne vends pas ce portefeuille, et c’est correct. Mais sur le plan comptable, si par exemple je suis une banque qui doit disposer de réserves légales, la fonte de mon portefeuille implique que je ne peux pas accorder autant de crédits que précédemment pour rééquilibrer mon bilan, et donc l’argent se fait rare. Sur le plan financier, si je pensais faire un gros achat en liquidant une partie de mon portefeuille, le fait de le voir se réduire incite à différer ces gros achats, et donc le commerce se ralentit. Pour « l’économie réelle », on voit donc en même temps les affaires en panne et les crédits se faire rares, c’est ça qui provoque une crise économique. C’est particulièrement visible dans des secteurs comme l’immobilier, qui fournissent des investissements fonciers en s’appuyant sur des avances de crédit bancaires : quand la bourse chute, les programmes immobiliers sont en panne, et du coup tous les ouvriers du BTP pointent au chômage – c’est pour ça que le dicton affirme que « quand le bâtiment va, tout va ». Mais fondamentalement, quand l’économie ralentit c’est tous les secteurs qui seront plus ou moins touchés à terme. Cordialement, Biem (discuter) 25 août 2015 à 10:41 (CEST)
Ça dépend de l'importance de la bourse, de l'importance de la chute et surtout, de sa durée. Et bien sûr, ça dépend aussi de l'évolution antérieure et ultérieure des cours dans la bourse concernée.
Fondamentalement, une bourse est une sorte d'organisme de prêt, ou plutôt de garantie de prêts, elle met en contact des prêteurs (les actionnaires) et des emprunteurs (les sociétés cotées), et garde trace de toutes les transactions entre les uns et les autres. Secondairement, elle permet aussi à des prêteurs de « racheter des dettes » (d'acheter des actions détenues par un autre prêteur) ou de « s'échanger des reconnaissances de dettes » (de s'échanger des actions). Tertiairement, elle agit réellement comme organisme de garantie de prêts dans le cadre des marchés obligataires, les obligations étant proprement des titres de créance (cependant, comme le rappelle notre article, une bonne part des transactions obligataires se fait en dehors des bourses).
Au départ, une crise boursière peut avoir deux causes, d'où découleront deux conséquences très contrastées : une perte de confiance des investisseurs dans la fiabilité du marché boursier, ou l'éclatement d'une « bulle financière ». Dans le premier cas, généralement les choses se tassent assez vite, les cours remontent et seuls les imbéciles qui auront cédé à la panique y perdront des plumes. Dans le second cas, les entreprises cotées étaient réellement surévaluées, la chute des cours est irrémédiable et ça met pas mal d'investisseurs dans la mouise. Une crise du second type aura des conséquences importantes sur l'économie réelle : récession, chômage, faillites, etc.
Dans le cas actuel, on peut supposer se trouver dans le premier type de crise, la très forte chute de la bourse de Shanghai n'a de fait pas d'impact important sur l'économie réelle pour la raison simple que la plus grande partie de l'économie chinoise (plus de 90%, d'après ce qu'en ont dit tous les spécialistes de cette économie que j'ai entendus sur le sujet) ne participe pas du marché boursier, cette crise est juste l'indication qu'une petite partie des investissements en Chine en a pris un coup, sans plus. La raison pour laquelle il y a eu « contagion » sur d'autres marchés vient du fait que la majeure partie des entreprises cotées à Shanghai sont des entreprises étrangères ou des joint-venture, donc avec une totalité ou une majorité de participations étrangères, ce qui a mis le doute sur la fiabilité des entreprises non chinoises qui ont subi la chute de Shanghai.
On ne peut jurer de rien, les crises du premier type sont parfois les prémisses de crises du second type mais en l'occurrence je ne le crois pas, donc la réponse à ta question est : elle ne va probablement pas « affecter le train de vie des Européens des classes moyennes et inférieures à la moyenne ». On verra ça dans quelques semaines, mais si j'ai bien suivi l'histoire la chute des bourses européennes et nord-américaines est déjà en train de se résorber. >O~M~H< 26 août 2015 à 00:40 (CEST)

Pourquoi Philippe le Bon a-t-il payé la rançon de Charles d’Orléans ?[modifier]

Salut les pythies, j’espère que vous avez la frite !

Bon alors, la question est dans le titre... en 1440 le duc de Bourgogne paie la rançon du duc d’Orléans, il lui donne même en mariage sa nièce Marie de Clèves (âgée de 14 ans). Mais pourquoi ? Après le traité d’Arras en 1435, avait-il encore vraiment besoin de faire un tel geste envers les Orléans ? Et qui assure l’intérim à la maison d’Orléans depuis Azincourt où Charles fut fait prisonnier en 1415 ?

Comme vous le voyez, j’ai des grosses lacunes. Je vous remercie d’avance, bisous et bonne rentrée ! rv1729 25 août 2015 à 08:49 (CEST)

… comme son nom l'indique, parce qu'il était bon ! OK… poussez pas, je sors.Hautbois [canqueter] 25 août 2015 à 19:18 (CEST) Salut l’ami tire-flutiau, j’y avais pensé figure-toi !! Mais chais pas j’ai comme un doute ! rv1729 25 août 2015 à 19:58 (CEST)
M'est avis que tout ça va ensemble. En lisant la biographie de Philippe tu auras pu voir qu'il fut quelque peu louvoyant, tantôt neutre, tantôt aux côtés des Anglais, tantôt aux côtés de Charles VII, et dans tous les cas faisant ses affaires et étendant son duché. En 1440, il y a encore quelques contentieux à liquider et quelques gages à donner du côté de la France puisque l'année précédente il avait rétabli les liens avec l'Angleterre, ce qui pouvait semer la suspicion. Entre autres contentieux, la bisbille entre les maisons de Bourgogne et d'Orléans : le père de Charles fut assassiné par celui de Philippe, et le père de Philippe à son tour assassiné par le camp des Orléans (les Armagnac). M'est avis que tant le paiement de la rançon que le mariage de Charles avec la nièce de Philippe font partie d'une même stratégie : consolider son alliance avec le roi de France en soldant les comptes avec les Orléans. >O~M~H< 26 août 2015 à 01:29 (CEST)
Merci Olivier... j’en étais à peu près là moi-même, mais sans plus de conviction. Si on trouvait une source, il faudrait sans doute mettre quelques mots dans Traité d'Arras (1435) (à propos de la réconciliation finale entre Armagnacs et Bourguignons), parce que ça paraît quand-même significatif cette histoire. Il reste que je ne trouve nulle part quel parent de Charles le remplaçait — et pouvait être heureux ou malheureux de sa libération. Note qu’une solution intéressante pour régler les comptes avec les Orléans aurait pu être de laisser Charles moisir en prison et s’éteindre sans descendance, et de faire affaire avec les éventuels collatéraux. Mais les anglais en avaient sans doute assez de lui payer pension complète, il a dû avoir un rabais sur le prix officiel de la rançon... (mieux valait la payer et lui marier sa nièce que de laisser les Orléans payer seuls !). Il faudrait retrouver les numéros du canard enchaîné de l’époque :) rv1729 26 août 2015 à 07:11 (CEST)
Pas trouvé de réponse pour l'intérim, vu sa position on peut supposer que c'est Charles VII qui a du l'assurer nominalement et y placer une sorte de régent pas assez proche dans la ligne de succession pour être tenté de consolider sa position... Par contre, cette page permet de comprendre le coup du paiement de la rançon, en fait c'est la dot de sa future qui a servi, comme quoi Philippe était vraiment un fin renard : il paie sans payer et la dot de sa nièce, qui est au départ une perte, se transforme en investissement... >O~M~H< 26 août 2015 à 14:04 (CEST)
En effet, c’est bien vu. Merci Olivier. rv1729 27 août 2015 à 00:06 (CEST)

Groupe électrogène[modifier]

bonjour,nous avons un GE de 10KVA de Marque POWERICA TA2 Sr.II ENGINE Numéro 21.104/96619 a 1500tr/mn,c'est seulement ces caractéristique que je retrouve,non plus la documentation technique,après diagnostique d'un technicien,il nous recommande de changer les matériels tels que:jeux de segment,coussinet de bielle,élément de pompe,nez d'injecteur filtre à huile,filtre à gasoil,nous voulons les caractéristiques de ces matérielles,merci d'avance.

— Le message qui précède, non signé, a été déposé par l'IP 41.203.227.1 (discuter). le 25 août 2015 à 11:26 depuis l'Afrique, soyons bons (comme Philippe ci-dessus) afin d'aider les personnes qui très souvent en Afrique utilisent des connexions payantes et limitées.--Doalex (discuter) 25 août 2015 à 12:54 (CEST)

Si vous écrivez et lisez l'anglais, vous pouvez contacter Powerica, en Inde, par l'intermédiaire de leur page de contact. Je pense qu'ils vous enverrons le manuel en pdf assez facilement. Le modèle que vous avez ne semble plus en vente. Bertrouf 27 août 2015 à 08:54 (CEST)

Couleur de l'insigne de grade de major du GIGN[modifier]

Bonjour,

J'ai vu une photo (de la poitrine) d'un adjudant-chef et d'un major du GIGN, le premier avait des insignes de grade dorés, mais le deuxième avait des galons argentés (contrairement à ce que dit cet article, puisque le GIGN, me semble-t-il, appartient à la gendarmerie mobile); est-ce l'article qui a tort (et la couleur de l'insigne de major qui est illogique) ?

Merci. Apokrif (discuter) 25 août 2015 à 13:39 (CEST)

… cf. Arme à pied et Arme à cheval. Dans la Gendarmerie nationale française, se côtoient les deux traditions (par ex. : gendarmerie mobile ou garde républicaine jaune, Gendarmerie départementale ou Gendarmerie de l'armement blanc)… les membres du GIGN viennent de ces différentes formations. — Hautbois [canqueter] 25 août 2015 à 19:06 (CEST)
je croyais que le GIGN appartenait à la gendarmerie mobile. Vous pensez donc que deux adjudants-chefs ou majors du GIGN auront des insignes de couleur différents selon qu'ils appartenaient à la GD ou à la GM avant de rejoindre le groupe ? Il serait intéressant de sourcer et clarifier tout ça pour l'écrire dans les articles car ça me semble contre-intuitif. Apokrif (discuter) 25 août 2015 à 20:00 (CEST)
… à l'origine issu principalement de la Gendarmerie mobile en 1973, le GIGN, avec toute sa diversité, comporte trois états-majors, cinq forces et 380 militaires en 2014, il dépend directement du directeur général de la Gendarmerie nationale. Le recrutement est interne à la Gendarmerie nationale (101 000 fonctionnaires)… dont des gendarmes mobiles (14 000 personnels) auxquels ils sont affiliés. En moyenne, ces hommes ont entre 32 et 40 ans (âge maximum pour ces gendarmes d'élite). — Hautbois [canqueter] 25 août 2015 à 21:04 (CEST)

Velbruck, Velbrück ou Velbruck avec umlaut ?[modifier]

Bonjour. Il s'agit de connaitre la graphie exacte pour François-Charles de Velbrück. La Biographie nationale de Belgique ne met aucun accent; WP place un tréma... Si un umlaut est nécessaire quel est son code pour PC et en html ? Merci déjà ! Égoïté (discuter) 26 août 2015 à 13:07 (CEST)

Bonjour Égoïté,
Je me trompe peut-être, mais je crois que le tréma et l'umlaut, c'est le même accent, donc « Velbrück » = « Velbruck avec umlaut ».
Voir Umlaut#Codage des voyelles à umlaut pour le code html.
Ceci dit, j'ignore s'il faut un tréma/umlaut ou non, mais la graphie « Velbrück » semble plus répandue...
Amicalement, Cymbella (discuter chez moi) - 26 août 2015 à 23:42 (CEST)
En tout cas, dans le wiki allemand, c'est bien de:Franz Karl von Velbrück. --Serged/ 27 août 2015 à 14:13 (CEST)

À la fosse commune, vraiment ?[modifier]

Bonjour (re). Je note dans François-Charles de Velbrück que "Son mausolée restauré se trouve depuis le 15 juin 2000 dans le cloître de la Cathédrale Saint-Paul de Liège. L'épitaphe y témoigne de la grande estime du peuple de Liège à son égard. Contrairement à ceux de ses prédécesseurs, son corps ne fut pas jeté à la fosse commune et son mausolée ne fut pas détruit lors de la Révolution liégeoise." Or son prédécesseur direct Charles-Nicolas d'Oultremont semble bien avoir été inhumé dans la cathédrale de Liège voir le bas de page de ce merveilleux site. Qui pourrait m'éclairer ? Merci déjà, Égoïté (discuter) 26 août 2015 à 13:18 (CEST)

Je pense que ce même site en apprend plus, le mausolée de François-Charles de Velbrück a été élevé pendant la révolution et celui de l'autre a du être réédifié ailleurs après, ce qui est écrit n'est donc pas impossible --CQui (discuter) 26 août 2015 à 14:23 (CEST)
youpi et joyeux anniversaire mon Égoïté C'est la fête !
Hautbois [canqueter] 27 août 2015 à 20:25 (CEST)

Guerre, changements de frontière et nationalité[modifier]

Bonjour,

j'aurais une petite question à vous poser. Imaginons que je sois né en 1905 dans la ville de Stará Ľubovňa. En 1905, cette ville appartenait à l'empire austro-hongrois. Puis, elle fut hongroise (Royaume de Hongrie (1920-1946)) puis elle fit parti de la Tchécoslovaquie (République socialiste tchécoslovaque). Et enfin (mais je vous épargne quand même pas mal de micro formes d'état intermédiaires), elle fut slovaque.

Mais alors quel serait ma nationalité? de nationalité austro-hongroise (mais cette nationalité n'existe plus) ? de nationalité hongroise (elle existe mais ce n'est plus celle de ma ville de naissance) ? de nationalité slovaque (mais la Slovaquie n'existait pas à ma naissance) ? Dur dur..

Je n'ai pas trouvé de réponse à cette question mais en revanche, je me suis posé la question de ce qui aurait été inscrit sur ma carte d'identité.. Car normalement tout changement de frontière ou appartenance à un état implique des accords pour l'édition de nouvelles pièces d'identité. Alors je me suis dis que la réponse pouvait être multiple :

  • De ma naissance à 1918, j'aurais été austro-hongrois
  • de 1918 à la fin de la seconde guerre mondiale, j'aurais été hongrois
  • de 1948 à 1990 j'aurais été tchécoslovaque
  • et depuis 1991 j'aurais été slovaque

Mais alors, si je raconte à mes petits enfants de quelle origine je suis, que devrais-je dire ? Sourire.

Laszlo Quo? Quid? 26 août 2015 à 17:57 (CEST)

Cher Laszlo, félicitation tout d'abord pour ces 110 printemps. En règle générale, sauf disposition particulière, quand un territoire passe sous l'autorité d'une nation, les habitants de ce territoire (qui y ont leur domicile, pour faire bref) acquièrent automatiquement la nationalité de ladite nation (dans la mesure où ils étaient précédemment de la nationalité précédente - les étrangers ne sont pas concernés, ils restent étrangers). La question n'est donc pas d'être né sur la ville de Stará Ľubovňa, mais d'en avoir été un citoyen autochtone sans déménagement durant tout ce temps. Dans ce cas, oui, probablement (sauf convention contraire), la nationalité aurait basculé de la manière susdite. Sauf déménagement, « ma nationalité »est donc celle de ma ville. Cordialement, Biem (discuter) 26 août 2015 à 19:42 (CEST)
Cher Biem. Merci bien pour ce point de vue fort intéressant! Cordialement. Laszlo Quo? Quid? 27 août 2015 à 10:30 (CEST)
Il y a le cas général : quand un territoire non colonial passe d'une souveraineté à une autre, les « nationaux » locaux de l'ancienne souveraineté deviennent immédiatement des « nationaux » de la nouvelle, sauf dans les cas rares où la cession de territoire inclut la possibilité pour les résidents d'acquérir la nouvelle nationalité ou de conserver l'ancienne (ce n'est pas tout-à-fait le même cas mais par exemple, quand les comptoirs de l'Inde retournèrent à l'Inde on donna la possibilité aux résidents de ces territoires de conserver la nationalité française). À remarquer que dans les cas d'annexions (par exemple les allers-retours de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine d'Allemagne à France et inversement entre 1871 et 1945), qu'elle le veuille ou non la population locale est « nationalisée » par l'État annexant. Puis il y a les cas particuliers.
Les mouvements de territoires alentour de la deuxième guerre mondiale illustrent un peu tous les cas possibles. Juste avant la guerre, l'Allemagne annexa plusieurs territoires d'Europe centrale et orientale mais sauf dans le cas de l'Autriche dont l'annexion était censément volontaire, seule une partie de la population des territoires annexés fut nationalisée, celle d'origine allemande, les autres populations (Tchèques, Slovaques, Polonais et bien sûr les Tsiganes et les Juifs de ces territoires) ne le furent généralement pas. Lors de la guerre, le Luxembourg et certains territoires de la France, de la Belgique et des Pays-Bas furent annexés par l'Allemagne et leurs habitants « naturalisés », qu'ils le veuillent ou non (en général, ils ne le voulaient pas), certains territoires des trois derniers pays furent directement administrés par l'occupant donc annexés de fait mais non de droit (je veux dire, du point de vue de l'occupant ils ne faisaient pas partie de leur nation) et leurs résidents conservèrent formellement leur nationalité d'origine, enfin une partie de leur territoire (en tout cas pour la France et les pays-Bas, pour la Belgique je ne suis pas sûr) était « non occupée », censément administrée par des locaux et censément non annexée, du moins jusque fin 1942-début 1943. Après la guerre, les territoires annexés d'Europe centrale et orientale furent récupérés par leur États et là, toute les populations « allemandes » furent, pourrait-on dire, « dénationalisées » et, du moins pour celles qui eurent la chance de ne pas se faire massacrer, expulsées vers l'Allemagne ou l'Autriche, alors qu'avant-guerre ces populations étaient « nationales ».
À considérer que si la situation fut particulière, les pratiques ne le furent pas. On peut remonter loin dans l'Histoire pour voir les trois cas les plus courants : annexion globale et naturalisation de toute la population ; annexion sélective et naturalisation partielle, les autres populations étant alors de seconde zone ; annexion « purificatrice », les populations non naturalisées étant alors exclues par massacres ou par expulsions. Il y a peu j'entendais rappeler qu'en Afghanistan par exemple, il y eut plusieurs épisodes de « purification » où successivement ou concurremment, les Perses, les hindouistes, les bouddhistes et les zoroastriens furent massacrés, expulsés ou, sauf pour les Perses, convertis de force à l'Islam.
Le cas allemand s'inscrit dans un contexte consécutif à la première guerre mondiale : après l'écroulement des trois grands empires « européens », ceux ottoman, russe et austro-hongrois (européens entre guillemets vu qu'une bonne part des empires russe et ottoman était extra-européenne), il y eut création ou restauration d'un grand nombre d'États, et durant les décennies 1920 et 1930 il ne faisait pas bon appartenir à une minorité ethnique ou religieuse dans ces coins-là. Ce fut la première grande époque des « apatrides », la deuxième étant consécutive à l'autre guerre mondiale. >O~M~H< 27 août 2015 à 21:06 (CEST)

Solange Tuogel[modifier]

demande de documentation

bonjour,j'aurais souhaiter avoir des renseignement sur Solange Tuogel, sachant déjàs qu'elle est l'auteur de deux ouvrages et qu'elle est l'artiste de plusieurs peinture à l'huile sur toiles. Merci. — Le message qui précède, non signé, a été déposé par 92.90.16.147 (discuter), le 26 août 2015 à 18:41‎.

Google est ton ami pour cette question : Solange Tuogel.
Si vous pensez qu'un article sur elle est admissible sur Wikipédia, n'hésitez pas ! - Cordialement, Cymbella (discuter chez moi) - 27 août 2015 à 10:39 (CEST)
Pas très loquace sur la question, Google... A part ses 3 livres chez des libraires en ligne, on ne trouve pas grand chose sur elle. Bertrouf 27 août 2015 à 15:39 (CEST)
4 livres, en fait : Bouquet, Les vierges sages, Arc-en-ciel, et Le mannequin. Bertrouf 27 août 2015 à 15:44 (CEST)

Atomes stables?[modifier]

Bonjour Bonjour j'ai une petite question en passant Clin d'œil. Est-ce que des isotopes réellement stables existent? J'ai remarqué que nombre d'isotopes considérés comme stables sont soupçonnés de se désintégrer de quelques façons que ce soient (voir par exemple isotopes du plomb). Du coup est-ce que les atomes ont une durée de "vie" limitée? Bien à vous Sourire Lotus 50 (discuter) 26 août 2015 à 22:40 (CEST)

L’hydrogène ₁H a pourtant une stabilité remarquable... il n’est pas le seul. Vous trouverez des détails dans les articles isotope stable et vallée de stabilité. rv1729 27 août 2015 à 00:03 (CEST)
La physique théorique dit que certains de ces isotopes sont stables, mais évidemment les faits sont têtus : si on observe néanmoins des désintégrations, c'est la théorie qu'il faudra changer, pas l'observation ^_^ Mais il y a des raisons assez fondamentales pour être sûr d'une telle stabilité.
Pour qu'il y ait une instabilité, il faut qu'un mode de désintégration physiquement possible (perte d'une particule alpha, conversion neutron-proton, capture électronique,...) dégage de l'énergie, donc (E=mc2) que la masse globale du système à l'arrivée soit plus faible qu'au départ (ce qui se traduit sur le schéma de désintégration par une descente de l'escalier). Les modes de désintégration connus sont assez limités, et (cf chaîne de désintégration#Désintégrations simples) « les transformations des corps radioactifs non émetteurs alpha de période supérieure à quelques minutes s'effectuent uniquement suivant la diagonale N - Z = constante dans la table des isotopes », et se dirigent vers le centre de la vallée de stabilité. Donc, pour chaque diagonale il y a un minimum de masse qui représente au moins un isotope stable.
Pour que ces isotopes soient « en réalité » instables il faudrait des modes de désintégrations autres, qui fassent varier le nombre de nucléons : on ne peut pas dire que c'est ontologiquement impossible, mais on peut observer que si on n'a jamais observé de tels modes de désintégration c'est a minima qu'ils sont énergétiquement coûteux, plus que les modes connus ; et donc que si un isotope est stable par rapport aux modes connus il n'a probablement pas suffisamment de marge énergétique par rapport à ses voisins pour utiliser un tel mode inconnu.
De plus, on voit dans Liaison nucléaire que l'énergie de liaison augmente jusqu'au voisinage du fer avant de descendre, donc en gros l'essentiel des éléments stables et plus légers que le fer ne peuvent qu'être stable par eux-mêmes, parce qu'ils ne peuvent libérer de l'énergie qu'en capturant quelque chose, ce qu'ils ne peuvent pas faire de manière isolée. Pour les éléments plus lourds, on pourrait éventuellement imaginer des expulsions de particules (protons ou neutrons ou alpha ou ...) mais en pratique ces radioactivités ne se rencontrent que pour des noyaux fortement instables, pas au centre de la vallée.
On voit dans l'article isotope stable que des désintégrations théoriques par double capture électronique ou double désintégration bêta sont envisagées mais non observées. Ces événements doubles sont évidemment rares (quelle est la probabilité de se recevoir deux météorites simultanément sur le crâne?) et ne changent pas fondamentalement le raisonnement précédent (ils se font suivant la même diagonale).
Cordialement, Biem (discuter) 27 août 2015 à 07:46 (CEST)
Merci pour ces réponses très complètes comme toujours Clin d'œil, donc si je comprends bien, les isotopes de la vallée de stabilité sont très stables. Mais est-il envisageable que sur des temps extrêmement long, ils se désintègrent d'eux-mêmes? SourireLotus 50 (discuter) 27 août 2015 à 08:21 (CEST)
C’est envisageable, mais apparemment ça n’est pas envisagé dans l’état actuel de la science. rv1729 27 août 2015 à 09:47 (CEST)
Binding energy curve - common isotopes FR.svg
J'ai deux réponses à la question initiale. (1) En principe un isotope n'est stable que s'il n'existe aucune réaction de désintégration qui puisse convertir une partie de sa masse initiale en énergie cinétique. Selon ce principe seul un élément est stable, celui dont la masse par nucléon est la plus faible1 : le fer 56.
(2) En pratique les barrières de potentiel (l'équivalent de l'énergie d'activation en chimie ordinaire) peuvent être tellement élevées qu'une réaction de désintégration théoriquement possible ne soit possible en pratique qu'à des températures de plusieurs milliards de degrés. En d'autres termes la demi-vie d'un isotope peut être tellement grande qu'il n'y a aucun inconvénient à le qualifier de stable. Prenons le tellure 128, dont la demi-vie est de 2×1024 ans (deux millions de milliards de milliards d'années, soit à peu près 160 000 milliards de fois l'âge de l'univers) : moins d'un atome de tellure 128 sur 320 000 milliards a pu se désintégrer depuis qu'il y en a eu de fabriqués dans les étoiles... Bref, le tellure 128 est stable à toutes fins utiles. De nombreux isotopes stables sont sans doute théoriquement instables mais avec une demi-vie encore plus grande et hors de la portée de nos moyens d'estimation. — Ariel (discuter) 27 août 2015 à 11:05 (CEST)
1. Remarque : je n'ai pas trouvé sur Commons de diagramme montrant cette grandeur. Mais le minimum de masse par nucléon correspond presque au maximum d'énergie de liaison par nucléon, cf. figure ci-contre.
« désintégration théoriquement possible ne soit possible en pratique qu'à des températures de plusieurs milliards de degrés » : non, si un atome est stable ou pas, c'est considéré de manière isolée, donc en gros à 0°K. Si on commence à les immerger dans une soupe de particules énergétiques, c'est du bombardement atomique et aucun noyeau n'est stable pas même le fer, puisque à la limite c'est la voie de la nucléosynthèse. Cordialement, Biem (discuter) 27 août 2015 à 11:21 (CEST)
C'est vrai, tu as raison1. Reste qu'un isotope réputé stable est peut-être instable de demi-vie gigantesque. En d'autres termes, tout isotope autre que le fer 56 est sans doute un isotope instable qui s'ignore... On rejoint le problème classique : à partir de quelle petitesse une probabilité (ici, de désintégration) peut-elle être considérée comme nulle ? — Ariel (discuter) 27 août 2015 à 12:27 (CEST)
1.Attention ! Il y a bombardement et bombardement. Les processus s, r et p répondent à de véritables bombardements dirigés, hors équilibre (de même qu'on peut en chimie réaliser des réactions endothermiques). Une soupe de particules énergétiques c'est autre chose : dans de la matière portée à plusieurs milliards de degrés on peut atteindre un équilibre thermonucléaire (où l'on ne trouvera plus que le fer 56 et ses copains, en proportions définies).
Réflexion faite, je dois nuancer mon propos : ce que j'ai dit est vrai des isotopes stables pour lesquels une hypothétique réaction de désintégration radioactive (= sans intervenant extérieur) conduirait à une perte de masse (au profit de l'énergie cinétique du noyau et de la (ou des) particule(s) issus de la désintégration), par exemple de l'oxygène 17~. Mais pas des isotopes stables qui pour consommer de la masse nécessiteraient une réaction avec une particule ou un autre noyau (fusion nucléaire) : ces derniers sont vraiment stables. Une mention particulière doit être faite pour la capture électronique qui fait bien intervenir une particule extérieure, mais en l'occurrence la particule en question (l'électron) est disponible dans le cortège électronique entourant le noyau. Ariel (discuter) 27 août 2015 à 13:47 (CEST)
D'accord donc des isotopes réellement stables existent mais uniquement dans des conditions particulières (sans interactions avec leur environnement) et ils sont plutôt rares (la réaction permettant leur désintégration demandant plus d'énergie cinétique qu'elle n'en produit). D'autres isotopes peuvent être considérés comme stable, leur demi-vie étant très longue. Ai-je bien résumé? J'ai une dernière petite question au passage : est-ce que les nucléons (protons et neutrons) ont eux-mêmes une durée de vie limitée? Si c'était le cas, alors aucun atome ne serait stable? Clin d'œilLotus 50 (discuter) 27 août 2015 à 15:31 (CEST)
(1) Il y a pas mal d'atomes stables de masse inférieure à 56, tous ceux dont aucune désintégration sans intervenant extérieur ne fait diminuer la masse (c'est le sens de ma retouche ci-dessus suite à la remarque pertinente de Biem). Par contre au delà du fer les isotopes stables sont sans doute en fait instables mais de demi-vie gigantesque. C'est du moins comme ça que je le comprends.
(2) Quant aux nucléons, la réponse est délicate : un neutron isolé est instable (radioactivité β-) avec une demi-vie d'une douzaine de minutes si je me rappelle bien (on pourrait dire que c'est le premier des noyaux radioactifs). Mais le neutron lié (= dans un noyau comportant d'autres nucléons) est stabilisé par l'interaction forte. Quant au proton, il est stable à l'état libre et en général aussi à l'état lié (dans quelques rares cas un proton est déstabilisé : radioactivité β+). — Ariel (discuter) 27 août 2015 à 17:34 (CEST)

Recherche d’un nom d’un mouvement linguistique[modifier]

Bonjour cher Oracle,

Je me demandais, quel est le nom du mouvement qui consiste à dire que la langue doit être celle qui est parlé et que par conséquant, l’enseignement ne doit pas chercher à corriger les fautes d’orthographe ou de prononciation à partir du moment où elle sont communes à un grand nombre de personnes afin que la langue reste vivante(il s’agit d’une vision non étatitiste de la langue qui n’est pas restreint à la langue française) ?
Pour ce mouvement une langue avec une prononciation et une orthographe fixe à respecter n’est plus une langue vivante mais une langue morte. Ce mouvement s’oppose aux volontés de standardiser/unifier la langue.

J’ai voulu écrire quelque chose sur ce truc que dont j’ai entendu parler lors d’une emission sur france culture il y a quelques mois. Puis je me suis rendu compte que j’ai oublié le titre. J’ai cru me rappeler essentialisme en linguistique, mais visiblement ce n’est pas ça.

Merci d’avance 2A02:8420:508D:CC00:56E6:FCFF:FEDB:2BBA (discuter) 27 août 2015 à 14:49 (CEST)

Bonjour,
Il me semble pourtant que vous avez raison. AMHA c'est bien de l'essentialisme linguistique dont vous parlez :

« Cette pluralité interne des langues n'a rien d'étonnant : toute langue offre à ses usagers les moyens de mettre au point mille stratégies communicatives, mille tactiques symboliques (...). Mais la mettre en évidence apparaît toujours comme scandaleux, tant elle a été refoulée dans les consciences par une manœuvre de construction que j’appellerai le discours unitariste, ou discours essentialiste : un discours qui vide à rendre monolithique aux consciences ce qui n'est objectivement qu'un conglomérat de variétés linguistiques »

Découle cette volonté de standardiser et unifier (à l'excès, donc, pour certain) une frilosité à faire évoluer la langue et donc de surcroît à ce que les règles formalisent des pratiques existantes, préférant de facto une volonté de cadrer en amont les pratiques.
A l'opposé, la théorie qui dit que la langue doit être régie par sa pratique et non par ses règles s'appelle l’existentialisme linguistique :

« La destruction de structures grammaticales stables en faveur d'une sorte d'existencialisme linguistique qu'on trouve dans l'enseignement "rénové" du français. »

Laszlo Quo? Quid? 27 août 2015 à 15:42 (CEST)
Pas sur que ce soit ça. En fait je voulais critiquer l’aspect selon lequel il faut en partie libérer l’orthographe et la grammaire. donc pour l’instant ça à l’aire d’être l’existentialisme. 2A02:8420:508D:CC00:56E6:FCFF:FEDB:2BBA (discuter) 27 août 2015 à 16:56 (CEST)

Au poil[modifier]

Isaac, aveugle, bénissant Jacob couvert de peaux de bête pour paraître poilu comme Ésaü, son frère (gouache du nantais James Tissot). — Hautbois [canqueter] 27 août 2015 à 19:47 (CEST)

BonjourSourire

Mon père disait souvent, et dans ma famille un peu aussi, "Poilu comme les Haut" (se prononce Ahu, mais l'écriture? Hahu, Ahut, Ahu, Hahut, etc) je sais pas)...ma question, d'où provient cette expression? Et c'est quoi un Hahut?

Sachant que mon père vient du Canton de Vaud (Moiry) et ma mère du Jura (tout ça en Suisse), je ne sais si cela peut aider. Merci d'avance d'une réponseClin d'œil. Cordialement, -- Joe La Truite(Courriel | Le Bar Joe) 27 août 2015 à 17:27 (CEST)

Ou alors que ton père est un fan de That '70s Show, dans laquelle le personnage Leo est poilu comme... Léo ! Bertrouf 27 août 2015 à 18:17 (CEST)
Poilu comme Esaü --Mistig (discuter) 27 août 2015 à 18:20 (CEST)
Ne serait-ce pas plutôt "Poilu comme les dahus", ce qui ne serait pas anormal en Suisse ? — Ariel (discuter) 27 août 2015 à 18:36 (CEST)
Alors Hautbois toujours aussi humoristique j'adoreClin d'œil. Non Ariel c'est toujours Hahut pas Dahu, j'aurais fais la différence...dans la prononciation c'est "Poilu comme les z'hahus". Donc non pas DahuRire, et pas Esaü, parce que c'est comme "les" hahuts et pas comme EsaüClin d'œil. Merci pour votre aide, j'attends donc d'autres réponses d'autres intervenants, sinon tant pisMort de rire. Cordialement, --Joe La Truite(Courriel | Le Bar Joe) 27 août 2015 à 22:14 (CEST)
Hautbois est très sérieux ! et Mistig a raison à un détail près : « Poilu comme l’Esaü » (prononcer les z'hahus) - Clin d'œil Cymbella (discuter chez moi) - 27 août 2015 à 23:07 (CEST)
Faut voir que beaucoup d'expressions populaires sont déformées, Joe La Truite, pour exemple, une des sentences préférées de ma grand-mère maternelle était « C'est ainsi que les Athéniens s'éteignirent ». Voir aussi le fameux (pour les personnes de mon âge) « Fier comme un bar-tabac » qu'avait utilisé Fernand Raynaud dans plusieurs de ses sketchs. La proposition de Mistig me semble assez vraisemblable. >O~M~H< 28 août 2015 à 01:35 (CEST)
En effet, Joe, Hautbois a donné une réponse parfaite.
Cf aussi Genèse 25 :
Les jours où elle devait accoucher s’accomplirent ; et voici, il y avait deux jumeaux dans son ventre.
Le premier sortit entièrement roux, comme un manteau de poil ; et on lui donna le nom d’Ésaü.
rv1729 28 août 2015 à 04:46 (CEST)