Waimakariri (fleuve)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Waimakariri.

Waimakariri
(anglais : Waimakariri River)
Illustration
Le Waimakariri avec dans le lointain Christchurch
Carte.
Le Waimakariri a sa source dans les Alpes du Sud et s’écoule à travers la plaine de Canterbury dans l’Île du Sud de la Nouvelle-Zélande
Caractéristiques
Longueur 151 km
Bassin collecteur Waimakariri
Cours
Source Alpes du Sud
Embouchure Océan Pacifique
· Altitude m
Géographie
Pays traversés Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
l’Ile du Sud
Régions traversées la plaine de Canterbury

Sources : en.wiki, GoogleMaps

Le Waimakariri (anglais : Waimakariri River), autrefois connue brièvement sous le nom de rivière de Courtenay, est l’un des plus longues cours d'eau du Nord de la région de Canterbury située dans l’Île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Il s’écoule sur 151 km dans une direction généralement Sud-Est à partir des Alpes du Sud à travers la plaine de Canterbury vers l’Océan Pacifique.

Une grande vallée où des rayons du Soleil sortis des nuages illuminent des champs et le cours d'eau ; tout est couronné par une chaîne de montagnes.
Le bassin du fleuve Waimakariri. Au fond, le parc national d'Arthur's Pass, en bas la « State High Way 73 » (route 73).

Étymologie[modifier | modifier le code]

En Māori, Waimakariri a plusieurs significations dont l’une est la "rivière de l’eau froide et rapide". Mais le fleuve est connue familièrement dans la région de Canterbury comme "Le Waimak"[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Waimakariri prend naissance sur les flancs est des Alpes du Sud, à 8 km au Sud-Ouest du col d'Arthur. Sur la plus grande partie de son cours supérieur, la rivière forme un cours d'eau en tresses, avec un lit large mais unique. Mais alors qu'il approche de la plaine de Canterbury, il passe à travers une chaîne de montagnes, et est forcé dans des canyons étroits formant les (gorges de Waimakariri), avant de reprendre sa forme tressée pour son passage à travers la plaine de Canterbury. Elle entre enfin dans l'océan Pacifique au Nord de Christchurch, près de la ville de Kaiapoi.

En 1849, le géomètre en chef de la Canterbury Association, Joseph Thomas, donna au fleuve le nom de « rivière Courtenay » en l’honneur de Lord Courtenay, mais ce nom tomba en désuétude[2],[3].

Des indices géologiques indiquent que l’embouchure du Waimakariri a été très mobile dans le temps et qu'il s’est écoulé dans le passé sur l’emplacement même de la ville de Christchurch et s’est même déversé dans le lac Ellesmere / Te Waihora au sud de la péninsule de Banks pendant un certain temps[4].

Au lieu d’être des terrains inoccupés comme la plupart des lits de rivières de Nouvelle-Zélande, le lit du Waimakariri fut attribué à la Canterbury Regional Council (Environment Canterbury)[5].

Les saumons royaux (Oncorhynchus tshawytscha) furent introduit en provenance de Californie en 1900 et persistent actuellement en abondance[6].

Développement[modifier | modifier le code]

En 1923, le fleuve fut étudié principalement en vue de l’implantation d’un barrage hydroélectrique pour fournir l’électricité nécessaire à Christchurch. Le projet reçut le soutien des autorités locales mais le barrage ne fut jamais construit dans la mesure où la région bénéficia de l'électricité peu coûteuse venant du programme du lac Coleridge[7].

Le Central Plains Water Trust a proposé de prélever de l’eau à hauteur de 40 m3/s dans le cadre du projet du Central Plains Water[8].

Des signes de pollution de l’eau sont visibles sous la forme de traces du niveau atteint au plus bas de la rivière

Pollution[modifier | modifier le code]

En 2007, le Waimakariri fut classé comme l’un des dix plus pollués parmi les cours d'eau d'importance en Nouvelle-Zélande[9].

Certaines des pollutions ont été causées par les boues liquides issues de l’industrie, telles que le traitement de la viande, le traitement des plantes et le lavage des laines dans les environs du fleuve. Autrefois, les boues étaient déchargées directement dans le lit de la rivière mais à partir de 2012, elles furent repompées vers l’usine de traitement des eaux municipales (usines d’épuration des eaux). Mais plus tard, il y a eu plusieurs anomalies liées à la non-observation des règles concernant le resource consent édicté pour l’autorisation de rejet des eaux dans la rivière[10].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Logan, Waimakariri. The story of Canterbury's "river of cold rushing water", Christchurch, Robert Logan, (ISBN 0-473-00520-4)
  2. Rev. Michael Blain, The Canterbury Association (1848-1852): A Study of Its Members’ Connections, Christchurch, Project Canterbury, , 25–27 p. (lire en ligne)
  3. James Hight et C. R. Straubel, A History of Canterbury, vol. Volume I : to 1854, Christchurch, Whitcombe and Tombs Ltd, , p. 121
  4. Waimakariri River, An important asset to the region « Copie archivée » (version du 2 mars 2009 sur l'Internet Archive), Environment Canterbury website, retrieved 18 April 2008.
  5. Waimakariri River Improvement Act 1922, Section 17(1) - Parliament of New Zealand.
  6. McDowall, R. M. (1990) New Zealand freshwater fishes: a natural history and guide. Heinemann-Reed, Auckland, 553 p.
  7. Mike Crean, « Waimak's elusive dam », The Press,‎
  8. Central Plains Water Trust applications for resource consent « Copie archivée » (version du 15 mars 2007 sur l'Internet Archive) Environment Canterbury Resource Consents webpage, retrieved 6 October 2007.
  9. « New Zealand's National River Water Quality Network - River water quality league tables », Ministry for the Environment, (consulté le 27 décembre 2012)
  10. « Fish & Game Celebrates Waimakariri Water Quality », Fish & Game press release, Scoop, (consulté le 27 décembre 2012)