Tudor Arghezi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tudor Arghezi
Stamp 1980 Tudor Arghezi.jpg

Timbre de Tudor Arghezi émis en 1980.

Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Ion Nae TheodorescuVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Mitzura Arghezi (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinction
TudorArghezi Autograph.jpg

signature

Tudor Arghezi (né Ion N. Theodorescu le 21 ou le 23 mai 1880 à Bucarest - mort le 14 juillet 1967 dans la même ville) est un écrivain roumain principalement connu pour ses œuvres poétiques et sa littérature pour enfants.

Avec Mihai Eminescu, Mateiu Caragiale, et Lucian Blaga, Tudor Arghezi est considéré comme l'un des plus importants écrivains de littérature roumaine du XXe siècle[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Ion N. Theodorescu naît le 21 mai 1880 à Bucarest de Rozalia Arghesi et Nicolae Theodorescu. Jugeant son patronyme trop banal, il prend le pseudonyme de Tudor Arghezi[2].

En octobre 1891, il obtient son diplôme de la Saint Sava High School[3],[4]. En 1896, il publie dans le magazine Liga Ortodoxă sous le pseudonyme Ion Theo.

Tudor Arghezi était un écrivain roumain connu pour sa contribution au développement de la poésie roumaine en vertu de l’influence du Baudelaire. Tudor Arghezi commencé en 1896, la publication de la poésie dans la revue orthodoxe League, dirigée par Alexandru Macedonski sous le pseudonyme de John Théo. Pour son travail exceptionnel dans la littérature est la première fois en 1936, à égalité avec George Bacovia, et de nouveau en 1946, le Prix National de Poésie. En 1955, il a été élu membre de l’Académie roumaine, est accordée dans de nombreux titres et récompenses, en 1965, a reçu le Prix international Johann Gottfried von Herder, anniversaires est célébrée lors de la 80 et respectivement 85 ans en tant que poète national. On a dit que Tudor Arghezi était un Baudelaire roumain. Ce genre d’analogie, fallacieux le plus souvent, n’est acceptable ici que dans la mesure où certains poèmes – les Fleurs de moisissure, notamment – rappellent la manière des Fleurs du mal, non sans aller jusqu’à l’obscénité (Rava, Tinca). Le paradoxe est que cet écrivain revendicatif, âpre dans la lutte pour la justice ou pour la vengeance, capable par exemple de narrer comment des paysans tuent un boyard, écrasant son cadavre de leurs pieds nus, et le font, en le piétinant toute une nuit, pénétrer dans le sol, savait trouver des accents d’une exquise fraîcheur pour célébrer les jeux et les ris de son petit garçon et de sa petite fille.

Travail d'Arghezi[modifier | modifier le code]

Il affirme que son nom d'artiste provient de Argesis, le nom latin pour la rivière Arges.

Selon Petre Raileanu, Arghezi "opère dans son œuvre poétique et une synthèse entre tradition et modernisme, avec, tout de même, une forte option en faveur du renouvellement du langage poétique"[5].

Tudor Arghezi est aussi traducteur en roumain. Ecaterina Cleynen-Serghiev affirme cependant que « ses traductions de La Fontaine ou de Baudelaire sont très libres, le génie arghezien est perceptible dans chaque vers, ce sont donc davantage des variations sur un thème donné que de vraies traductions »[6].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Cuvinte potrivite, poezii, 1927
  • Icoana de lemn, tablete, 1929
  • Poarta neagră, tablete, 1930
  • Flori de mucigai, poezii, 1931
  • Cartea cu jucării, poezii, 1931
  • Tablete din Țara de Kuty, povestiri swiftiene, 1933
  • Ochii Maicii Domnului, 1934
  • Cărticica de seară, poezii, 1935
  • Cimitirul Buna-Vestire, roman parabolic, 1934
  • Versuri, 1936
  • Ce-ai cu mine vântule?, 1937
  • Lina, roman, 1942
  • Eminescu, étude critique, 1943
  • Versuri alese, 1946
  • Bilete de papagal, 1946
  • Una sută una poeme, 1947
  • Prisaca, 1948, poeme pentru copii
  • 1907-Peizaje, 1955
  • Pagini din trecut, publicistică, 1955
  • Cântare omului, 1955
  • Frunze, 1961
  • Poeme noi, 1963
  • Cadențe, 1964
  • Silabe, 1965
  • Răzlețe, 1965
  • Versuri lungi, 1965
  • Ritmuri, 1966
  • Litanii, 1967
  • Noaptea, 1967
  • O Furnică
  • Testament

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://stiri.tvr.ro/tudor-arghezi-135-de-ani-de-la-na-terea-scriitorului-i-publicistului_60651.html
  2. Petre Raileanu, Gherasim Luca, Oxus Éditions, collection Les Roumains de Paris, Paris, 2004, p. 16
  3. Kuiper 1995, p. 67
  4. Willhardt 2000, p. 15
  5. Petre Raileanu, Gherasim Luca, Oxus Éditions, collection Les Roumains de Paris, Paris, 2004, p.28
  6. Ecaterina Cleynen-Serghiev, « Les Belles infidèles » en Roumanie, les traductions des œuvres françaises durant l'entre-deux-guerres (1919-1939), Presses Universitaires de Valenciennes, 1993, p. 90

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.