Machinedrum

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Machinedrum, pseudonyme de Travis Stewart, est un musicien américain de musique électronique né le à Eden en Caroline du Nord[1]. Éclectique et prolifique, il a signé de nombreux disques et apparitions dans des styles allant de l'abstract hip-hop à la jungle en passant par la house et le dubstep.

Carrière[modifier | modifier le code]

2000-2006 : L'ère Merck[modifier | modifier le code]

Après avoir terminé ses études en audio mastering tout début 2000, où il acquiert de nombreux instruments, modules et samples, il apparait pour la première fois sous le nom de Syndrone chez Merck records, un nouveau label basé à Miami et qui ne tardera pas à se révéler très influant[2]. Intitulé Triskaideka (sorti en mars 2000), ce premier album, avec ses doubles beats, coupés, ses contre-rythmes, est assez expérimental et se situe dans la lignée du duo Autechre à leur début, avec les douces nappes psychédéliques en plus, et s'apparente à de nombreux autres artistes appartenant pour beaucoup au label Warp, tels qu'Aphex Twin (I care because you do) ou LFO.

À partir du début 2001, il prend le pseudonyme de Machine drum (en deux mots) pour une série de trois albums, Now you know en février, Half the Battle en septembre l'année suivante, et enfin Urban biology également en septembre 2002. Ces trois albums, déjà marqués par l'éclectisme que développera l'artiste dans les années à venir (le premier est plutôt abstract hip-hop, à l'image de Prefuse 73, tandis que les deux autres se rapprochent plus des travaux récents d'Autechre, ou éventuellement du Team Shadetek), assoient rapidement sa réputation dans les milieux de la musique underground[2].

En mars 2004, Stewart sort son deuxième album sous le pseudonyme Syndrone, Salmataxia. Fondamentalement expérimental, beaucoup plus travaillé et ambitieux que Triskaideka, avec des beats affolés, aléatoires, et ses douces nappes synthétiques en arrière-plan, il repousse les limites de la musique électronique expérimentale et range le producteur aux côtés d'Autechre, Squarepusher, Aphex Twin, Murcof parmi les artistes électro les plus innovants. Entre octobre 2004 et début 2006, il publie ses trois derniers albums pour le compte de Merck records : deux sous son alias Machine Drum, Bidnezz et la double compilation de remixes Mergerz & Acquisitionz, tous deux ancrés dans la veine hip-hop experimental qu'il a autant contribué à développer que Prefuse 73[3][4] ; et puis Living Exponentially, cette fois sous le nom Tstewart, beaucoup plus ambient et mélodique.

2007-2015 : La consécration[modifier | modifier le code]

Dès lors, Machinedrum (en un seul mot désormais) étend encore sa palette d'influences, intégrant notamment des éléments venus de la house, du dubstep[5] ou de la jungle. Ainsi parait en 2009 Want to 1 2?, unanimement salué par la critique, puis l'année suivante l'EP His many Faces sur le label LuckyMe (en), qui lui ouvre les portes d'une plus large audience[2]. S'en suit une collaboration avec Praveen, un comparse de Merck, sous le nom Sepalcure (en), qui, en trois EPs et un album long, enchantera la critique par son atmosphère romantique de voix pitchées sur des rythmiques issues du UK garage[6]. C'est aussi vers cette époque qu'il signe un unique morceau sous le pseudonyme Neon Black pour une compilation du label Gravitas[7].

Son style vire progressivement vers un mélange de dubstep et de jungle, plus sombre mais toujours très influencé par le hip-hop, comme le montrent ses albums suivants Room(s), sorti en 2011 sur Planet Mu, le label de μ-ziq, puis surtout le duo conceptuel Vapor City / Vapor City Archives, publié en 2013 et 2014 par la célèbre maison Ninja Tune. Ces sorties, acclamées par la critique et accompagnées d'une multitude d'EPs dont le public ne se lasse pas, finissent d'assoir Machinedrum parmi les producteurs électro les plus marquants et demandés de sa génération[2][5].

Toujours enclin à chercher des orientations nouvelles, Stewart s'essaye en parallèle à la pure house sous encore un nouveau pseudonyme, Aden, signant quelques EPs sur le label Ultramajic de son ami Jimmy Edgar. Les deux artistes en profitent pour signer la collaboration JETS (pour Jimmy Edgar Travis Stewart), qui sortira différents EPs et un mix pour le compte du magazine britannique FACT (en)[8].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums en solo[modifier | modifier le code]

Syndrone[modifier | modifier le code]

  • mars 2000 : Triskaideka - Merck records
  • mars 2004 : Salmataxia - Merck records

Machine Drum[modifier | modifier le code]

  • février 2001 : Now you know - Merck records
  • septembre 2002 : Half the Battle - Merck records
  • septembre 2002 : Urban Biology - Merck records
  • octobre 2004 : Bidnezz - Merck records
  • avril 2006 : Mergerz & Acquisitionz - Merck records

Tstewart[modifier | modifier le code]

  • février 2006 : Living exponentially - Merck records

Machinedrum[modifier | modifier le code]

EPs en solo[modifier | modifier le code]

Albums en collaboration[modifier | modifier le code]

Sepalcure (avec Praveen)[modifier | modifier le code]

  • novembre 2011 : Sepalcure - Hotflush

EPs en collaboration[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]