Tours de Merle

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Tours de Merle
Image illustrative de l'article Tours de Merle
Une vue générale du site.
Période ou style Médiéval
Type Castrum
Début construction XIIe siècle
Fin construction Milieu du XVe siècle
Destination initiale Résidences seigneuriales
Propriétaire actuel Commune de Saint-Geniez ô Merle
Destination actuelle Ruiné, ouvert au public
Protection Logo monument historique Classé MH (1927)[1]
Coordonnées 45° 03′ 51″ nord, 2° 04′ 29″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Commune Saint-Geniez-ô-Merle

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

(Voir situation sur carte : Corrèze)
Tours de Merle

Géolocalisation sur la carte : Limousin

(Voir situation sur carte : Limousin)
Tours de Merle

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Tours de Merle

Les Tours de Merle sont un ensemble de maisons fortes formant un castrum (place fortifiée) des XIIe et XVe siècles, qui se dressent sur la commune de Saint-Geniez-ô-Merle dans le département de la Corrèze, en région Nouvelle-Aquitaine. Elles furent le centre d'une co-seigneurie et d'une châtellenie.

Les restes du château font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 30 juillet 1927[1].

Situation[modifier | modifier le code]

Les Tours de Merle se dressent dans le département français de la Corrèze sur la commune de Saint-Geniez-ô-Merle, sur un éperon rocheux escarpé dans un méandre de la Maronne au cœur de la Xaintrie.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du site nous est encore inconnue ; la première mention du site remonte à 1219. Une famille éponyme est attestée dès la fin du XIe siècle.

Du XIIe au XVe siècle, on voit les lignages seigneuriaux possesseurs du lieu édifier des tours, des hostels et des murs, constituant ainsi un castrum qui périclitera avec l’avènement de l'artillerie. En effet, le site pouvait facilement être bombardé des hauteurs avoisinantes.

Au XIVe siècle, Merle comprend sept maisons fortes, deux chapelles et un village, possédés en indivision par sept seigneurs des familles de Merle, de Carbonnières, de Veyrac, et de Pestels.

Pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais prennent une tour et un château en 1371, puis doivent les restituer.

Les calvinistes prennent la place et y installent une garnison en 1574 ; ils en sont chassés deux ans plus tard par les co-seigneurs. Cependant le site est abandonné par ces derniers qui préfèrent vivre dans des lieux plus agréables et surtout plus accessibles.

Les familles seigneuriales[modifier | modifier le code]

Famille de Merle[modifier | modifier le code]

La famille de Merle[Note 1] est probablement à l'origine du noyau aristocratique du site. À la suite de partages, les Merle formèrent plusieurs branches, au moins trois, qui se sont répartis les droits sur le castrum.

Par mariages se sont introduits dans la coseigneurie les familles de Pesteils, de Veyrac, de Saint-Bauzille et les Rochedragon. La famille de Merle semble finir par se soumettre à celle de Carbonnières. En tant que coseigneurs de Merle, ils reçurent durant tout le Moyen Âge des hommages ponctuels notamment par la famille des Veilhan.

Famille de Pesteil[modifier | modifier le code]

Originaire probablement du Cantal, la famille de Pesteil[Note 2] se serait implantée sur le site de Merle, au début du XIIIe siècle, à la suite du mariage d'Aymeric de Pesteil avec Hélis de Merle. En 1270, les Pesteil rendent hommage aux Carbonnières ; cet hommage est réitéré en 1347.

Description[modifier | modifier le code]

Il ne reste que des vestiges de ce castrum, réunion de maisons fortes qui datent du XIVe siècle ou avant. Existent encore : les piles ruinées de la maison de la garde du pont, l'emplacement du pont-levis de Veilhan, la tour de Noailles et la tour de Pestel. La maison de Fulcon de Merle est attestée en 1365 et il subsiste les emplacements de la maison dite de Veilhan et de la seconde chapelle Sainte-Anne bâtie en 1674, ainsi que les vestiges des tours donnés comme étant celles du commandeur de Saint-Léger, du prieur de Saint-Léger et de Saint-Bauzire.

Le site est ouvert toute l'année à la visite.

Les tours de Merle dans la littérature et l'art[modifier | modifier le code]

  • Le site sert de cadre au roman historique de Louis-Olivier Vitté, Guinotte et le chevalier, dont l'intrigue se passe au XIIe siècle[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Phalip, Auvergne et Bourbonnais gothique, le cadre civil, Paris, Éd. Picard, 2003.
  • Christian Corvoisier, Christian Remy, Le castrum de Merle, p. 213-235, dans Congrès archéologique de France. 163e session. Monuments de Corrèze. 2005, Société française d'archéologie, Paris, 2005
  • Gérard d'Alboy, Pierre Gire, Tours de Merle, Joyau du Limousin médiéval, Lamazière-Basse, Maïade éditions, 2014

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ils se faisaient inhumer dans la paroisse de Saint-Cirgues-la-Loutre. Au XVe siècle ils sont également possessionnés dans le castrum de Saint-Céré.
  2. Aux XVe et XVIe siècles, ils sont seigneurs de Branzac, de Pouls, de Maubec, du Rieu (Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle) et coseigneurs de Salers.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Restes du château de Merle », notice no PA00099859, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Coll. « Terres de France », Presses de la Cité, 2011. Cf. La Montagne, 13 mai 2011.