Tamarinier

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Tamarindus indica

Tamarindus indica est une espèce d'arbres, le tamarinier. Elle appartient à la famille des Fabaceae et à la sous-famille des Caesalpinioideae selon la classification APG III. Il s'agit de la seule espèce actuellement acceptée du genre Tamarindus.

Elle est originaire des régions tropicales sèches de l'Afrique de l'Est. Implantée il y a très longtemps en Asie du Sud, elle a depuis diffusé dans toutes les régions tropicales. Des spécimens ont été introduits au XVIe siècle en Amérique centrale ; l'espèce est maintenant répandue au Mexique, au Honduras et au Guatemala.

À Madagascar, chez les Sakalava, le tamarinier est considéré comme un arbre sacré, le « Roi des arbres »[1].

Description[modifier | modifier le code]

planche de Köhler, 1897. Medizinal-Pflanzen

C'est un arbre de dix à vingt mètres de haut à tronc plutôt court. À croissance lente, il a une longue durée de vie.

Son feuillage est persistant à feuilles alternes, paripennées (jusqu'à douze paires de folioles).

Ses fleurs jaunâtres en racèmes terminaux retombants apparaissent en mai et donnent en octobre des fruits constitués de grosses gousses contenant plusieurs graines entourées de pulpe fibreuse.

Culture[modifier | modifier le code]

Le tamarinier est sensible au gel mais peut supporter de brèves températures proches de 0°C, voire très légèrement négatives. On réserve donc sa culture aux régions tropicales (zone USDA 10a) ou plus chaudes.

Il peut supporter des sécheresses occasionnelles mais perd alors une partie de son feuillage.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Fruits sur l'arbre
Le tamarin : fruit du tamarinier

Il est cultivé pour son fruit, le tamarin, parfois appelé « dattes de l'Inde ». La pulpe comestible entourant les graines est à la fois acide et riche en sucre.

Cette pulpe additionnée de sucre est utilisée pour confectionner une boisson acidulée refresco de tamarindo en Amérique latine ou tamarinade aux Antilles et à la Réunion.

Utilisation culinaire[modifier | modifier le code]

La pulpe est employée comme épice dans la cuisine indienne et du Moyen-Orient. Elle donne une saveur aigre. Il est utilisé dans les currys, les plats de lentilles, les chutneys doux, ou sert à parfumer le riz. C'est un ingrédient important de la Worcestershire sauce.

La pectine qu'il contient est utilisée dans la confiture industrielle. Le jus très acide (riche en acide tartrique) trouve un usage comparable au jus de citron.

Utilisation thérapeutique[modifier | modifier le code]

Il peut être utilisé comme laxatif ou pour aider à la digestion[réf. nécessaire]. On peut aussi l'utiliser dans le traitement des bronchites. Il peut enfin soigner les maux de gorges (gargarisme), ou encore il entre dans la composition du gel gingival pour nourrissons[réf. nécessaire].

Différentes parties du tamarinier entrent dans les pharmacopées traditionnelles. Sous le nom de pulpe de tamarin, il était un constituant du catholicum simple de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle [2],[3]

Utilisations diverses[modifier | modifier le code]

Le tamarin nettoie le cuivre. Il suffit de le saupoudrer d'une poignée de sel marin, de le mouiller et d'en frotter l'objet. On tire de l'amidon des graines écrasées. Le polysaccharide TS est extrait des graines et est utilisé dans des médicaments comme la Visine [4].

Littérature[modifier | modifier le code]

  • L'histoire émouvante d'un enfant en quête d'une sérénité qu'il trouve auprès de son ami l'arbre.

Joëlle Écormier, Le Grand Tamarinier, Azalées Éditions, Sainte-Marie, 2001, ISBN 2-913158-20-X

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Tamarin est un nom vernaculaire ambigu désignant plusieurs espèces d'arbres.
  • Le tamaris, arbuste qui, du fait de son nom, est parfois confondu avec le tamarinier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les reliques royales à Madagascar de Marie-Pierre Ballarin p. 101.
  2. Yannick Romieux, De la hune au mortier, Éditions ACL, Nantes, 1986.
  3. [archive.bu.univ-nantes.fr/.../2ba64277-0fbc-4d92-8dde-84a9c4ea2800 Contexte sanitaire des navires appelant à la course]
  4. TSP (Tamarindus indica seed polysaccharide) Eye Drops, daily dose units, 1%, 0.5 mL, 20, Visine Professional Intensive Dry Eye Daily, July 2007 (Department of Health, Australie)

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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