Taillandier

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Taillandier
Corporation des des taillandiers ferblandiers.jpg

Corporation des taillandiers ferblantiers, 1746

Taillandier est un métier traditionnel consistant à fabriquer des outils tranchants – on parlait jadis du « taillant » d'un outil[1] – tels que ciseaux, cisailles, haches pour les artisans, serpes pour les vignerons. Il en reste très peu en France, la majorité ayant disparu au début des années 1900, lorsque l'industrie a pris à sa charge la fabrication des outils.

Le métier de taillandier[modifier | modifier le code]

Le taillandier est un forgeron spécialisé dans la confection des outils tranchants. Il travaille pour de nombreuses corporations tels les bouchers ou encore les agriculteurs.

Il existait différentes spécialités :

Le métier aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Les taillandiers fournissent aujourd'hui les corps de métiers spécialisés, travaillant notamment pour des professions d’antan comme tailleurs de pierres pour la restauration de monuments historiques. Le taillandier fabrique également les objets aériens comme les lances et les flèches.

L'une des dernières taillanderie en ordre de marche est celle de Marthod (Savoie). Un cours d'eau est la source d'énergie de la turbine qui actionne deux martinets (marteaux-pilons) et la soufflerie de la forge. La taillanderie de Marthod organise des démonstrations tout l'été et à certaines fêtes[précision nécessaire].

En 2015, le dernier artisan taillandier de France est Bernard Solon, dont l'atelier est à Orléans[2].

Le métier demain[modifier | modifier le code]

La demande d'outils traditionnels se perpétue. Cependant, la difficulté potentielle d'approvisionnement dans les différents types d'aciers pourrait représenter un obstacle : la demande étant très faible, les aciéries pourraient arrêter leur production[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Un artisan de la vigne : le taillandier », article de Jean Coquillat paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 155 d'octobre 2008, page 5.
  2. Cindy Roudier-Valaud, « Les outils de Bernard Solon sont présentés au Palais de Tokyo », sur larep.fr, (consulté le 6 septembre 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Ambles, Au pays des émouleurs, Coin de rue, 1996 (ISBN 2951033303)
  • Gérard Boutet, L'adieu au village, Éditions Godefroy, 2001 (ISBN 9782865531363)