Taillandier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Taillandier (homonymie).
Taillandier
Corporation des des taillandiers ferblandiers.jpg
Corporation des taillandiers ferblantiers, 1746

Taillandier est un métier traditionnel consistant à fabriquer des outils tranchants – on parlait jadis du « taillant » d'un outil[1] – tels que ciseaux, cisailles, haches pour les artisans, serpes pour les vignerons. Ce métier s'exerce dans une taillanderie, qui exploitait souvent des moulins à eaux.

Il en reste très peu en France au XXIe siècle, la majorité ayant disparu au début des années 1900 lorsque l'industrie puis l'importation ont pris à leur charge la fabrication des outils.

Le métier de taillandier[modifier | modifier le code]

Le taillandier est un forgeron spécialisé dans la confection des outils tranchants. Il travaille pour de nombreuses corporations tels les bouchers ou encore les agriculteurs.

Il existait différentes spécialités :

Le métier aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Les taillandiers fournissent aujourd'hui les corps de métiers spécialisés, travaillant notamment pour des professions d’antan comme tailleurs de pierres pour la restauration de monuments historiques. Le taillandier fabrique également les objets aériens comme les lances et les flèches.

En 2015, Bernard Solon recrée un atelier de fabrication lors d'une exposition au Palais de Tokyo ; la journaliste Cindy Roudier-Valaud le présente alors comme « le dernier maître artisan taillandier de France »[2] ou « l’un des derniers en France à exercer », selon la Fondation Bettencourt dont il reçoit un prix en 2005[3] et aussi d'après Côme Gallet dans la Croix[4], ou encore l'« ultime maître artisan taillandier » d'après Audrey Levi dans La Vie[5].

Taillanderies actives[modifier | modifier le code]

  • La taillanderie de Marthod dont ses deux martinets (marteaux-pilons) et la soufflerie de la forge sont alimenté par un ruisseau actionnant une turbine.
  • La taillanderie de Nans-sous-Sainte-Anne est rouverte à la fin du XXe siècle à des fins touristique.

Le métier demain[modifier | modifier le code]

La demande d'outils traditionnels se perpétue. Cependant, la difficulté potentielle d'approvisionnement dans les différents types d'aciers pourrait représenter un obstacle : la demande étant très faible, les aciéries pourraient arrêter leur production[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Un artisan de la vigne : le taillandier », article de Jean Coquillat paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » no 155 d'octobre 2008, page 5.
  2. Cindy Roudier-Valaud, « Les outils de Bernard Solon sont présentés au Palais de Tokyo », sur larep.fr, (consulté le 6 septembre 2015)
  3. « Solon », sur Fondation Bettencourt Schueller, (consulté le 22 janvier 2019)
  4. « Portrait - Bernard Solon, le dernier des taillandiers. » (consulté le 22 janvier 2019)
  5. « Bernard Solon. Ultime maître artisan taillandier », sur La Vie.fr, (consulté le 22 janvier 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]