Statues qui pleurent

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On désigne par statues qui pleurent un phénomène que certains[Qui ?] considèrent comme miraculeux, alors que d'autres[Qui ?] pensent qu'il s'agit de supercherie[1],[2], voire d'un phénomène physique inexpliqué.

Canulars et scepticisme[modifier | modifier le code]

Les autorités de l'Église catholique se sont toujours montrées extrêmement prudentes pour étudier le cas des statues qui pleurent, et ont généralement fixé des conditions très strictes pour les accepter. Par exemple, lorsqu'à Messine, en Sicile, une statue du Padre Pio de Pietrelcina, un saint très populaire, a été trouvée avec des larmes de sang un jour de 2002, les responsables de l’Église ont tout de suite ordonné des tests qui ont montré que le sang appartenait à une femme ; elles ont alors rejeté l'affaire comme un simple canular.

Les sceptiques insistent sur la relative facilité de fabriquer une fausse statue qui pleure. À l’occasion de certaines conférences sceptiques on vend des « kits de statues qui pleurent ». Les sceptiques ont donné des exemples de statues qui pleurent qui étaient manifestement des canulars.

Les rationalistes eux aussi rejettent les statues qui pleurent. Ils estiment que c'est un phénomène purement psychologique, une escroquerie, ou un simple phénomène semblable au phénomène des « murs qui pleurent »[3]. On assure que les témoins ont été trompés par leur propre état d'esprit ou qu’ils ont été suggestionnés par le groupe. Leur état d'esprit perturbé leur fait croire qu’ils voient quelque chose qui n’existe pas en réalité.

Une autre explication vraisemblable attribue ces prétendues larmes à la condensation. Ce qui s’échappe des yeux des statues qui semblent pleurer sont en fait des perles de condensation dues au fait que la statue est constituée de matériaux de densité variable, la condensation se forme alors sur les parties les plus denses (les plus froides) et dans ce cas ce sont les yeux.

Un certain nombre de statues qui pleurent ont été déclarées des impostures par des représentants de l'Église catholique.

En 1995, une statue de la Vierge a eu l’air de pleurer du sang dans la ville de Civitavecchia en Italie. Une soixantaine de témoins en ont témoigné. L'évêque local a attesté qu'il l'avait vu lui-même. Mais par la suite on a découvert que le sang sur la statue appartenait à un individu de sexe masculin. Le propriétaire de cette statue, un certain Fabio Gregori, a refusé de se soumettre à un test ADN. Après l'affaire de Civitavecchia on a signalé des dizaines de statues réputées miraculeuses. On a montré que presque toujours il s’agissait de canulars : les visages des statues avaient été éclaboussés avec du sang, de la peinture rouge ou de l'eau.

En 2008, le gardien d’une église, Vincenzo Di Costanzo, est passé en jugement dans le Nord de l'Italie pour avoir simulé du sang sur une statue de la Vierge Marie alors que c’est son propre ADN qu’on a retrouvé dans le sang[4].

Étendue du phénomène[modifier | modifier le code]

Dans les pays de religion catholique, il s'agit souvent de statues de la Vierge et du Christ des yeux desquels sortirait du sang[5], de l’huile ou de l’eau. Des phénomènes semblables auraient été observés dans les pays bouddhistes où des statues de Bouddha auraient pleuré du sang. La plupart du temps, ce phénomène se manifesterait lorsqu’une personne prie devant la statue[5].

Conséquence sociales et médiatiques[modifier | modifier le code]

Lorsque ce phénomène se manifeste, les personnes les plus concernées sont les propriétaires des statues[5]. Ils doivent faire face aux médias et aux curieux et croyants qui demandent à voir la statue[6].

Exemples[modifier | modifier le code]

Statues religieuses[modifier | modifier le code]

Steve Connor écrit en juillet 1995 dans The Independent qu'il y a eu une forte augmentation du nombre d'observations de madones pleureuses, de l'Irlande à la Croatie, mais la seule reconnue par l'Église est une statue de la Vierge Marie dans la ville de Syracuse en Sicile en 1953, également vérifiée par une équipe de scientifiques[7],[8].

  • Le statue de Notre-Dame d'Akita au Japon.
  • En 1995, une statue de la Madone pleure le sang dans la ville de Civitavecchia en Italie. Une soixantaine de témoins ont été témoins du phénomène[9].
  • En mars 2002, la statue de Padre Pio verse un liquide rouge[10].
  • En septembre 2002 à Rockingham en Australie, un liquide parfumé s'écoule des yeux d'une statue de la Vierge [11],[12]
  • En février 2003 à Chittagong, Bangladesh, non vérifié[13]
  • A partir de juin 2017, une statue de la Vierge a pleuré pendant trois mois, puis deux dans une église à Pásztó (Hongrie)[14]
  • Le 20 mai 2018, une statue de la Vierge a commencé à pleurer des larmes d'huile d'olive à Hobbs au Nouveau-Mexique (Etats-Unis)[15]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. voir scepticisme scientifique
  2. (fr) « Les statues en pleurs », sur journaldunet.com (consulté le 3 décembre 2010)
  3. (en-US) « mysterious brown drops only on hall wall », sur Fine Homebuilding (consulté le 15 février 2019)
  4. (en) « Weeping madonna trial opens », sur italymag.co.uk, (consulté le 5 août 2008)
  5. a b et c « Les statues qui saignent et qui pleurent », sur www.dinosoria.com (consulté le 3 décembre 2010)
  6. « Défilé de dévots devant une icône orthodoxe "pleurant" des larmes d'huile », sur icietmaintenant.fr (consulté le 3 décembre 2010)
  7. (en) « Trail of tears - a relic like no other visits the Vatican », sur aleteia.org, (consulté le 2 janvier 2019)
  8. (en) Steve Connor, « Science debunks miracle of weeping madonna », sur independent.co.uk, (consulté le 26 juin 2018).
  9. (en) « The crying game », sur theguardian.com, .
  10. (en) « Italian statue 'weeps blood' », sur bbc.co.uk, (consulté le 26 juin 2018).
  11. (en) « Mystery of Australia's weeping Madonna », sur BBC news, (consulté le 3 janvier 2009)
  12. (en) « New claims over weeping Madonna », sur news.com.au, (consulté le 3 janvier 2019)
  13. (en) Alastair Lawson, « Bangladeshis flock to 'weeping Virgin' », sur bbc.co.uk, .
  14. (hu) « C'était un miracle, les sculptures ont commencé à pleurer », sur index.hu, (consulté le 3 janvier 2019)
  15. « Le mystère de la Vierge qui pleure de l'huile d'olive », sur ouest-france.fr, (consulté le 3 janvier 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]