Sonchus oleraceus

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Laiteron maraîcher

Sonchus oleraceus, communément appelé le Laiteron maraîcher, Laiteron commun ou Laiteron lisse, est une espèce de plantes herbacées du genre Sonchus et de la famille des Asteraceae. L’espèce est originaire d’Europe, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient et a été introduite dans presque tous les autres pays du monde. C’est une rudérale que l’on trouve dans les champs, les jardins, les décombres, les friches, les bords de route ou les bords de trottoir en ville.

Les feuilles peuvent être consommées crues ou cuites.

Phytonymie[modifier | modifier le code]

L’espèce a été décrite et nommée Sonchus oleraceus par Carl Linné en 1753 dans Species Plantarum 2: 794.

Le nom botanique Sonchus désignait cette plante chez les Romains (également sonchos) et les Grecs (sogchos ou sogkos). L'épithète spécifique oleraceus dérive d’olus, qui signifie « légume vert »[1]. Le nom vernaculaire de laiteron, comme celui de laitue, fait référence au latex, lait poisseux produit lorsqu’on casse les tiges de la plante.

Laiteron maraîcher

Description[modifier | modifier le code]

Le Sonchus oleraceus est une plante annuelle de 30 à 80 cm[2],[n 1].

La tige creuse est côtelée peu rameuse, lisse ou un peu glanduleuse au sommet, elle porte des feuilles glabres non piquantes, alternes. Elle contient un latex blanc qui apparait lorsqu’on la casse.

Les feuilles inférieures sont en rosette, dressées et obliques, de couleur vert clair à vert bleuté.

Les feuilles caulinéaires sont embrassantes, obovales, allongées, glabres, roncinées- pennatifides ou pennatipartites[n 2], à lobes dentés, le lobe terminal triangulaire est plus grand.

Les fleurs jaunes, toutes ligulées, regroupées dans des capitules piriformes disposés en panicule ou corymbe lâche et feuillé. L’involucre est plus ou moins campanulé, avec des phyllaires (bractées) glabres ou avec quelques poils glanduleux.

Les fruits sont des akènes brunâtres obovales-oblongs, fortement rugueux, striés transversalement. Ces fruits de 4 mm de long portent un pappus blanc, à soies lisses, blanches, de 7 à 8 mm de long.

Espèce protandre, la fécondation est anémophile ou entomophile. Elle produit une quantité importante de graines (jusqu’à 100 000 par plante) qui sont transportées par l’eau (hydrochorie) et le vent (anémochorie)[3].

Distribution et habitat[modifier | modifier le code]

Cette espèce est originaire d’Europe (de l’Atlantique à l’Oural), d’Afrique du Nord et du Moyen Orient, selon POWO[4]. Elle pousse partout présente en France métropolitaine, notamment dans les villes de la région parisienne[5].

Elle a été introduite dans presque tous les autres pays du monde, c’est une subcosmopolite. Naturalisée, elle devient souvent une adventice.

Espèce rudérale à très large répartition, on la trouve dans les champs, les jardins, les décombres, les friches, les bords de route, jusqu'à 2 650 m d'altitude[6].

Synonymes[modifier | modifier le code]

Selon POWO[4], les synonymes sont:

  • Carduus amplexicaulis Noronha
  • Sonchus angustissimus Hook.f.
  • Sonchus ciliatus Lam.
  • Sonchus ciliatus var. subbipinnatifidus Guss.
  • Sonchus fabrae Sennen
  • Sonchus glaber Gilib.
  • Sonchus gracilis Phil.
  • Sonchus gracilis Sennen
  • Sonchus lacerus Willd.
  • Sonchus laevis Vill.
  • Sonchus laevis Garsault
  • Sonchus longifolius Trevir.
  • Sonchus macrotus Fenzl
  • Sonchus mairei H.Lév.
  • Sonchus maritimus Moc. & Sessé
  • Sonchus oleraceus subsp. angustissimus H.Lindb.
  • Sonchus oleraceus var. integrifolius Wallr.
  • Sonchus oleraceus var. lacerus (Willd.) Wallr.
  • Sonchus oleraceus var. litoralis P.D.Sell
  • Sonchus oleraceus f. runcinatus Fiori
  • Sonchus oleraceus var. triangularis Wallr.
  • Sonchus pallescens Pancic
  • Sonchus parviflorus Lej. ex Rchb.
  • Sonchus plumieri Sessé & Moc.
  • Sonchus reversus E.Mey. ex DC.
  • Sonchus rivularis Phil.
  • Sonchus roseus Besser ex Spreng.
  • Sonchus royleanus DC.
  • Sonchus runcinatus (Fiori) Zenari
  • Sonchus schimperi A.Braun & C.D.Bouché
  • Sonchus schmidianus K.Koch
  • Sonchus spinulifolius Sennen
  • Sonchus subbipinnatifidus (Guss.) Zenari
  • Sonchus sundaicus Blume
  • Sonchus tenerrimus Schur
  • Sonchus umbellifer Thunb.
  • Sonchus zacinthoides DC.

Utilisations[modifier | modifier le code]

Si la racine juteuse est assez tendre, elle peut être mangée cuite. Les feuilles peuvent être consommées crues (jeunes feuilles en salades) ou cuites (feuilles plus âgées en légumes, en soupes ou étuvées à la crème). Comme les pissenlits, les boutons floraux peuvent être ajoutés crus aux salades ou conservés dans le vinaigre comme les câpres[7].

À La Réunion, il est consommé en brède et appelé brède lastron, appellation qu'il partage avec le laitron piquant.

Le laiteron a des propriétés thérapeutiques comme le pissenlit (diurétique, légèrement laxative, cholérétique et cholagogue)[8]. En Tanzanie et à Madagascar, les racines sont utilisées comme purgatif et en Tanzanie comme abortif et vermifuge[9].

Il est également utilisé comme fourrage[9]. Il est apprécié par les bovins, les porcins et les lapins[2].

Adventice des cultures, il est un hôte pour les maladies et les ravageurs, d'où l'usage de cette espèce comme plante piège pour assurer le suivi et la lutte contre les populations d'insectes[6].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. ce qui la distingue du laiteron des champs, plante vivace drageonnante pouvant atteindre 1,4 m
  2. ce qui la distingue du Laiteron rude; pennatilobé donc avec des découpures moins profondes

Références[modifier | modifier le code]

  1. François Couplan, Les plantes et leurs noms. Histoires insolites, éditions Quæ, , p. 76.
  2. a et b « Sonchus oleraceus L. », sur HYPPA, Unité de Malherbologie & Agronomie INRA-Dijon
  3. Hippolyte Coste, Flore descriptive et illustrée de la France, de la Corse et des contrées limitrophes, Librairie Scientifique et Technique Albert Blanchard, , p. 435.
  4. a et b (en) Référence Plants of the World online (POWO) : Sonchus oleraceus
  5. Nathalie Machon (sous la direction de), Sauvage de ma rue, Guide des plantes sauvages des villes de la région parisienne, Diffusion Seuil, Muséum National d’Histoire naturelle, Le Passage édition, , 256 p.
  6. a et b G. J. H. Grubben, Légumes, PROTA, , p. 576.
  7. François Couplan, Le régal végétal. plantes sauvages comestibles, Editions Ellebore, , p. 324-325.
  8. Marie-Pierre Arvy et François Gallouin, Légumes d'hier et d'aujourd'hui, Belin, , p. 261.
  9. a et b G. J. H. Grubben, Légumes, PROTA, , p. 575.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]