Sinago

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Sinago Les Trois Frères durant la semaine du Golfe 2007

Le sinago ou sinagot est un petit bateau à voile, caractéristique du petit port de Séné, près de Vannes (ce terme désigne également les habitants de cette commune). Gréé en goélette à voile au tiers, plus précisément un gréement de chaloupe, utilisé traditionnellement pour la pêche dans le golfe du Morbihan jusqu'au début du XXe siècle.

Le gréement de chaloupe est constitué de deux voiles au tiers : une misaine à l'avant et un taillevent à l'arrière. Contrairement à la plupart des chaloupes, le sinago, qui ne s'aventure normalement pas en pleine mer, porte des mâts à pible (faits d'une seule pièce) et non haubanés.

Traditionnellement, les voiles sont de couleur rouge ocre. Cette couleur est due au mélange de suif et d'écorces de pin broyées utilisé pour les tanner. On dit aussi rouge cachou, les fruits (cosses) de certains acacias d'Inde pouvaient être utilisés. Les couleurs des voiles de voiliers traditionnels variaient d'une région à l'autre et même d'un port à l'autre. Par contre, la coque semble n'avoir toujours eu qu'un enduit goudronné noir (coaltar).

Ce gréement est aussi celui des « forbans » du Bono, près d'Auray, (à ne pas confondre avec les sinagos, la coque n'est pas du tout la même). En effet, sur un sinago, le maître-bau — c'est-à-dire la largeur maximum de la coque — est situé au niveau du tiers avant, alors que sur un forban, le maître-bau se situe au tiers arrière. Un modèle unique de forban, a d'ailleurs été reconstruit en 1991, le Notre-Dame de Béqurel appartenant à l'association Le Forban du Bono.

Historiquement, il y a toujours eu une « rivalité » entre les pêcheurs du Bono et ceux de Séné, chacun estimant avoir le meilleur type de bateau, les amenant parfois à détruire les filets posés en mer.

Le seul sinago d'origine qui subsiste est Les Trois Frères construit en 1943 (photo ci-contre), classé monument historique[1] en 1985 et restauré au chantier du Guip en 1992.
Début 2007 l'association des Amis du sinagot remet à flot le Joli vent un sinago de 1958 pour un convoyage d'Arzal (son dernier port d'attache) à l'Île-aux-Moines où il sera restauré au chantier du Guip.

Par ailleurs plusieurs sinagos ont été construits (ou reconstruits) récemment :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PM56001373 », base Palissy, ministère français de la Culture

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