Si Amar U Said Boulifa

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Si Amar U Said Boulifa
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Biographie
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Ammar ben Saïd ben Ammar Boulifa, homme de lettres algérien et élève de Belkacem Ben Sedira, est considéré comme le « précurseur berbériste », vraisemblablement né en 1863 au village d’Adeni dans l’actuelle commune d’Irdjen, près de Tizi Ouzou, en Algérie, et mort en 1931 à Alger.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa date de naissance précise est inconnue, on présume qu'il avait 28 ans en 1891, enregistré à l'état civil de la mairie d'Irjen sous le n° 142, Observation Néant.

Orphelin très jeune, son oncle le fait scolariser à Tamazirt, la toute première école ouverte en Kabylie (1875). Un établissement qui formera de nombreuses générations au savoir moderne. Instituteur formé à l’école normale de Bouzareah dans les années 1890, il devient par la suite linguiste, sociologue et historien (notamment à la Faculté des Lettres d'Alger). Il s’insurge contre les conclusions intentionnées du général anthropologue Adolphe Hanoteau faites sur la société kabyle à travers son ouvrage d’analyse poétique intitulé : Les chants populaires du Djurdjura. Pour rappel, le général faisait partie de la vaste conquête de la région engagée par les forces d’occupation françaises à partir de 1857.

Il prit sa retraite en 1929 et mourut 1931 à Alger ou il fut inhumé.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Linguistique berbère :

  • Textes berbères en dialectes de l'Atlas marocain, Paris 1908, 388 pp.
  • Une première année de langue kabyle (dialecte Zouaoua). A l'usage des candidats à la prime et au brevet de kabyle, Alger 1897 (2. éd. 1910), 228 pp.
  • Méthode de langue kabyle (cours de deuxième année), Alger 1913, 544 pp.

Littérature berbère :

Archéologie :

Histoire :

  • Mémoire sur l’enseignement des indigènes de l’Algérie, in Bulletin de l’enseignement des indigènes, Alger, Jourdan, 1897.
  • Le kanoun de la zaouia de Sidi Mansour des Ait Djennad, Mélange René Basset, Tome I, Paris, Leroux, 1923 [repris dans le Djurdjura à travers l’histoire].
  • Le kanoun d'Adni, texte et traduction avec une notice historique, in Recueil de Mémoires et de textes, XIVe Congrès International des Orientalistes, Alger 1905, p. 15-27.
  • Le Djurdjura à travers l'histoire depuis l'Antiquité jusqu'en 1830 : organisation et indépendance des Zouaoua (Grande Kabylie), Alger 1925, 409 pp. (rééd. Alger s.d., .

Notes et références[modifier | modifier le code]


Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mbarek Awadi, « Un écrivain d’expression kabyle: Ammar ben Said Ben Ammar Boulifa » Si 3mmar U Said U 3mmar Bulifa, Tisuraf, nº 3, 1979, pp.
  • Salem Chaker, « Boulifa (Ammar Ben Saïd Ben Ammar) »Si 3mmar U Said U 3mmar Bulifa, Encyclopédie berbère n° 10, 1991, p. 1592-1594.
  • Salem Chaker, article Boulifa dans Hommes et femmes kabyles, p. 119-123.
  • Salem Chaker, « Le grand précurseur berbérisant: Ammar Ben Said Ben Ammar Boulifa (1863-1931) », Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée, n° 44, 2e trim. 1987, p. 102-113.
  • Jean Déjeux, Dictionnaire des auteurs maghrébins de langue française, Paris, Éditions Karthala, 1984, p. 80-81 (ISBN 2865370852).
  • Ouahmi Ould-Braham, « Le voyage de Boulifa au Maroc d’après son Journal de route (Bled-es-Siba, 1904-1905) », Études et Documents Berbères, n° 12, 1994, p. 35-105.
  • Ouahmi Ould-Braham, « Voyages scientifiques de Boulifa (Maroc 1905 ; Kabylie 1909-1912) », Études et Documents Berbères, n° 13, 1995, p. 27-78.
  • M'Barek Redjala, « Un prosateur kabyle : Boulifa », Littérature orale arabo-berbère, n° 4, 1970, p. 79-84.
  • Tassadit Yacine, « Relire Boulifa » in Les voleurs de feu. Éléments d’anthropologie sociale et culturelle, p. 17-47, Paris, La Découverte/Awal, 1993 [version légèrement retouchée de la présentation de la réédition du Recueil de poésie kabyle de Saïd Boulifa, Alger, Awal, 1990].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]