Semi Kunatani

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Semi Kunatani
Description de l'image Semi_Kunatani.jpg.
Fiche d'identité
Nom complet Semi Kunabuli Kunatani
Naissance (26 ans)
à Naveyago (Fidji)
Taille 1,92 m (6 4)
Surnom The beast[1]
Position Ailier (rugby à XV)
Pilier droit (rugby à sept)
Carrière en junior
Période Équipe  
Yamacia Rugby
Carrière en senior
Période Équipe M (Pts)a
2015- Stade toulousain 12 (10)[2]
Carrière en équipe nationale
Période Équipe M (Pts)b
2013- Drapeau : Fidji Fidji sept 113 (305)[3]

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 12 février 2016.

Semi  Kunabuli Kunatani, né le , est un joueur de rugby fidjien. Il joue avec l'équipe des Fidji de rugby à sept, avec laquelle il est considéré en 2014-2015 comme l'un des trois meilleurs joueurs du monde. À la suite de ses performances lors des World Rugby Sevens Series 2015, il intègre le club français de rugby à XV du Stade toulousain, où il évolue au poste d'ailier.

Il retrouve toutefois la sélection fidjienne pour la fin de saison des World Rugby Sevens Series, remportant un deuxième titre. Avec cette sélection, il devient champion olympique lors des Jeux olympiques 2016 de Rio de Janeiro.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le natif de Naveyago[modifier | modifier le code]

Semi Kunatani est né le 27 octobre 1990 dans le village fidjien de Naveyago. Il est élevé dans des conditions précaires (l'électricité est arrivé dans le village de Naveyago en 2011) par des femmes du village suite au décès de sa mère alors qu'il était âgé de 15 ans[4].

Il aime déjà le rugby et possède des posters des internationaux fidjiens Vereniki Goneva et Waisale Serevi et il dit que « les voir tout les jours m'a poussé à travailler dur »[5]. Il doit également prendre un cheval pendant une quarantaine de minutes pour voir les matches de rugby, la télévision n'existant pas alors à Naveyago[5].

Après son sacre olympique, Semi Kunatani retourne dans son village natal où il est reçu « comme un héros ». Il est reçu selon les organisations coutumières fidjiennes, il arrive à cheval puis retrouve ses proches avant de se retrouver dans une pièce commune où il retrace son parcours qui l'ont conduit jusqu'au titre olympique. Les villageois lui offre également des terrains[6]. Il commente ses émotions : « J'étais très ému car j'ai alors mesuré le chemin parcouru ». À l'entrée est alors mis un panneau avec écrit « Naveyago, la maison de Semi Kunatani, champion olympique »[4],[7].

Équipe nationale de rugby à sept (2013-2015)[modifier | modifier le code]

Semi Kunatani s'est fait connaître au sein de son équipe de Yamacia, en 2013, où il a pris une part prépondérante dans le succès final au prestigieux « Bayleys Fiji Coral coast Sevens »[8]. Il est alors sélectionné avec l'équipe nationale des Fidji à sept avec qui il dispute les World Rugby Sevens Series. Il joue son premier tournoi lors du Dubaï Sevens 2013[8]. Les Fidjiens remportent alors le tournoi en s'imposant en finale sur le score de 29 à 17 face aux Sud-Africains après avoir battu la Nouvelle-Zélande en demi-finale sur le score de 44 à 0[9],[10].

Semi Kunatani s'impose comme un des meilleurs joueurs du monde de rugby à sept lors de la saison 2014-2015. Il inscrit 40 essais, ce qui fait de lui le troisième meilleur marqueur de la compétition. Il fait partie de l'équipe type des tournois de Gold Coast, Las Vegas et Glasgow[11] — trois étapes remportées par son pays, qui s'impose respectivement en finale face aux Samoa (31-24) et deux fois face à la Nouvelle-Zélande (35-19 et 24-17). Demi-finaliste à Londres, dernière étape des World Rugby Sevens Series, l'équipe des Fidji remporte la compétition et se qualifie pour les Jeux olympiques 2016 de Rio[12],[13]. Ses performances lui permettent d'être nommé pour le titre de meilleur joueur de la saison 2014-2015[14].

Stade Toulousain (depuis 2015)[modifier | modifier le code]

Première saison compliquée (2015-2016)[modifier | modifier le code]

Semi Kunatani décide de se mettre au rugby à XV et s'engage par la suite avec le Stade toulousain pour deux saisons en expliquant son choix ainsi : « J'adore nos supporters fidjiens et leur soutien, j'aime jouer pour les Fidji, mais j'ai dû penser à mon avenir dans le rugby, et à ce qu'il y avait de mieux pour ma famille et moi. C'est pourquoi j'ai dû saisir l'opportunité qui m'était offerte de jouer au plus haut niveau avec Toulouse[12]. » Une des raisons de son choix est financier, car les salaires de la fédération fidjienne sont beaucoup moins important que ce que peut offrir un club de Top 14, cela permet ainsi aux joueurs d'aider leurs familles[5],[15].

Arrivé à Toulouse fin , Semi Kunatani participe à la préparation physique de l'équipe, mais il n'est pas aligné immédiatement par son nouveau coach Ugo Mola car ce dernier pense qu'« il faut compter entre trois et six mois pour intégrer toutes les exigences physiques et collectives[16] ». Semi Kunatani est donc régulièrement aligné avec l'équipe espoir afin d'accumuler de l'expérience en rugby à XV[16]. Son premier match officiel avec les professionnels intervient au cours du mois de septembre face à Pau (défaite 9-6). Il rentre à la 48e minute de jeu à la place d'Arthur Bonneval[17]. Par la suite, Semi Kunatani gagne de l'expérience sur le terrain par le biais de la coupe d'Europe. En effet, il joue l'intégralité de deux rencontres, face à l'US Oyonnax et l'Ulster[18].

Retour à sept et titre olympique[modifier | modifier le code]

Ben Ryan, entraîneur des Fidji et Kunatani (2013-2016) avec Waisale Servi, star de l'enfance de Kunatani

Semi Kunatani est ensuite de nouveau appelé par l'équipe des Fidji de rugby à sept afin de participer aux tournois de Sydney et de Wellington des World Series[19], ce qui lui permet d'être éligible pour les Jeux olympiques 2016, le manager de l'équipe fidjienne Ben Ryan ayant déclaré que seuls les joueurs ayant disputé au moins deux tournois avaient la possibilité de participer aux Jeux[19]. Au cours de ces deux tournois, les Fidjiens finissent à la troisième place du classement. Semi Kunatani joue toutes les rencontres et inscrit cinq essais lors des douze matches disputés[3].

Au cours du mois d', le Stade toulousain libère de nouveau le joueur pour les tournois de Hong Kong et de Singapour[20]. Le premier de ces deux tournois est réussi : il inscrit un essai décisif face au Canada lors d'un match de poule[21] et est élu meilleur joueur de la finale remportée face à la Nouvelle-Zélande sur le score de 21 à 7, grâce à un essai de Semi Kunatani[22]. Il est aussi nommé « Impact Player »[N 1] du tournoi[23]. Le week-end suivant, il commence le premier match face au Canada mais se blesse, ce qu'il l'empêche de disputer la fin du tournoi où ses coéquipiers terminent à la deuxième place[24]. Les meilleures performances de Semi Kunatani au cours de ces deux tournois sont en partie dues à un nouveau programme d'entraînement physique donné par son entraîneur Ben Ryan, programme plus adapté à la pratique du rugby à sept[25]. Sa blessure l'empêche de disputer les deux derniers tournois de la saison (Paris et Londres). Il joue un dernier match de Top 14 face au FC Grenoble avant de se préparer pour les Jeux olympiques.

Il fait partie de la sélection des 12 joueurs retenus pour disputer la compétition[26]. Il joue les six matches de son équipe, pour autant de titularisations. Il inscrit deux essais (contre les États-Unis puis contre le Japon en demi-finale) et s'impose finalement en battant la Grande-Bretagne en finale[27]. Il fait partie de l'équipe type du tournoi aux côtés de ses coéquipiers Josua Tuisova et Osea Kolinisau[28]. Il aide ainsi son pays à remporter la première médaille olympique de son histoire[29] : lui et ses coéquipiers sont accueillis en héros par la population fidjienne[30],[31] et l'intégralité des joueurs sont nommés Officiers de l'Ordre des Fidji, la plus importante décoration du pays[32].

Deuxième saison au Stade toulousain[modifier | modifier le code]

De retour en club, Semi Kunatani voit son temps de jeux augmenter et il inscrit son premier essai en Top 14 face à La Rochelle en novembre 2016[33]. Il est auteur de bonnes performances offensives mais reste en difficulté défensivement, en particulier sur son positionnement et sous les ballons hauts ; Ugo Mola remarque que l'équipe « prend souvent des points de son côté. Il faut qu'il vive ces situations-là pour bien les comprendre »[34]. Néanmoins, le club annonce la prolongation du contrat de l'ailier fidjien[35].

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Un joueur complet[modifier | modifier le code]

Semi Kunatani est formé au rugby à sept et développe ainsi des qualités inhérentes à ce sport en termes de technique et de vitesse, lui permettant d'être rapidement au soutient de ses coéquipiers, à ce sujet, Julien Candelon, joueur de l'équipe de France de rugby à sept déclare « c'est un formidable cavaleur, un joueur de soutien qui aime se déplacer, coller au ballon »[36],[37]. Doté d'un physique impressionnant (1,92 m pour près de 100 kg), il excelle dans les duels en débordant son adversaire pour l’éliminer. Autre point fort, le raffut qu'il utilise beaucoup. Au rugby à sept, il excelle aussi dans la création d'espaces avec une capacité à faire des passes après contact, permettant d'éliminer le défenseur[N 2], comme en témoigne l'ancien entraîneur du FC Grenoble Franck Corrihons : « Il a de grandes capacités à remporter ses duels, que se soit dans le contact, dans le contournement, ou dans ses offloads »[36],[37]. Il est également un très bon défenseur et un plaqueur de grande qualité[11].

Julien Candelon décrit également Semi Kunatani comme un joueur rude qui « désossait tout le monde à l'impact dans les rucks ». Frédéric Pomarel, entraineur d'équipe de France de rugby à sept, ajoute « que ce soit au soutien offensif ou au contre-rucks, il est très difficile à déloger »[36],[37].

Controverse sur son positionnement à XV[modifier | modifier le code]

Lorsqu'il arrive à Toulouse, il est recruté et utilisé par le staff du club comme ailier. Mais l’entraîneur de l'équipe de rugby à sept des Fidji, Ben Ryan pense que ce n'est pas le meilleur poste auquel Kunatani pourrait évoluer : « Il aurait été un troisième ligne aile de classe mondiale et Toulouse devrait arrêter de penser qu'il peut jouer à l'aile. Ils devraient l'essayer en troisième ligne mais malheureusement ce n'est pas ce qu'ils ont décidé »[38]. Le 1er octobre 2016, le quotidien sportif L'Équipe publie à ce sujet un article, intitulé « Kunatani, l'ailier qui a tout d'un flanker » allant dans le sens de Ben Ryan, avec les avis de Julien Candelon et de Frédéric Pomarel. Ugo Mola déclare alors avoir essayé la possibilité à l’entraînement, mais fini en disant : « il serait contre-productif de le balader dans un premier temps »[36],[37]. La raison qui empêcherait Kunatani d'évoluer au poste de troisième ligne serait son niveau incertain en touche.

Statistiques[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Statistiques détaillées au [39]
Saison Club Championnat Coupe d'Europe
Compétition M Ess. Compétition M Ess.
2015-2016 Drapeau : France Stade toulousain Top 14 2 0 Coupe d'Europe 2 0
2016-2017 Top 14 7 2 Coupe d'Europe 1 0
Total Top 14 9 2 Coupe d'Europe 3 0

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Rugby à sept[modifier | modifier le code]

Détail du palmarès de Semi Kunatani en World Rugby Sevens Series.
Saison Statistiques Classement
final
Tournois
disputés
Vainqueur
du tournoi
2e place 3e place
M Ess Pts
2013-2014 32 9 45 3e 6/9 1 0 2
2014-2015 52 40 200 1er 9/9 4 0 3
2015-2016 19 9 45 1er 4/10 1 1 2
Total 103 54 290 - 18 6 1 7
  • Il dispute également les Jeux olympiques 2016 durant lesquels il dispute les six matches de son équipe et inscrit 2 essais.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Rugby à sept[modifier | modifier le code]

Tournois[modifier | modifier le code]

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

  • Officier de l'Ordre des Fidji[32]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Le titre de Impact Player est un titre prenant en compte les statistiques lors du tournoi. À savoir le nombre de passes après contact additionné au nombre de plaquages additionné au nombre de franchissements, additionné de ballons portés (offloads + tackles + breaks + carries en anglais)
  2. Une passe après contact (ou offload en anglais) est un geste qui permet d'ouvrir un espace pour un coéquipier. Pour cela, le principe est de faire sa passe pendant que le défenseur plaque le porteur de balle. Ainsi, le défenseur et battu et le coéquipier peut avancer et prendre un éventuel espace généré par cette action. Ce geste technique est très difficile à réaliser mais permet de battre une défense.
Références
  1. « Semi 'the beast' Kunatani (en club) », sur fijisun.com.fj (consulté le 8 septembre 2016).
  2. « Fiche de Semi Kunatani (en club) », sur itsrugby.fr (consulté le 12 février 2016).
  3. a et b « Fiche de Semi Kunatani (international) », sur itsrugby.fr (consulté le 12 février 2016).
  4. a et b Thibault Perrin, « VIDEO. Le retour au pays plein d'émotions de Semi Kunatani après le titre olympique », sur lerugbynistere.fr (consulté le 8 septembre 2016).
  5. a, b et c (en) « Semi's tough days - Fiji Times Online », sur www.fijitimes.com (consulté le 1er octobre 2016).
  6. (en) Rox Conduit, « FBC News », sur www.fbc.com.fj (consulté le 1er octobre 2016).
  7. « Semi Kunatani : le XV, son autre Olympe… », sur ladepeche.fr (consulté le 1er octobre 2016).
  8. a et b « Recrutement Semi Kunatani s'engage avec le Stade - Stade Toulousain », sur www.stadetoulousain.fr (consulté le 18 octobre 2016)
  9. « South Africa aiming for third title in dubai », sur dubairugby7s.com (consulté le 6 avril 2016).
  10. (en) « World Rugby », sur wolrdrugby.org,‎ (consulté le 21 mars 2017)
  11. a et b « [Portrait] Semi Kunatani, un « Fidjien volant » au Stade Toulousain », sur Super Rugby News (consulté le 7 avril 2016).
  12. a et b « Les Fidji remportent le circuit mondial », sur lequipe.fr,‎ .
  13. (en) « Fiji secure second World Series title after victory over South Africa », sur espn.go.com,‎ .
  14. worldrugby.org, « Trio nominated for World Rugby Sevens Player of the Year », sur www.worldrugby.org (consulté le 12 février 2016).
  15. (en) « 7s pay deal - Fiji Times Online », sur fijitimes.com (consulté le 1er octobre 2016).
  16. a et b « Stade Toulousain: Semi Kunatani «va arriver vite» au niveau du Top 14, selon Ugo Mola », sur 20minutes.fr (consulté le 12 février 2016).
  17. « Pau - Toulouse (9-6) » (consulté le 13 septembre 2015).
  18. « Fiche de Semi Kunatani - Statistiques en club - European Rugby Champions Cup 2015 », sur www.itsrugby.fr (consulté le 2 février 2016).
  19. a et b (en) « Sport: Semi Kunatani included in Fiji sevens squad », sur Radio New Zealand,‎ (consulté le 12 février 2016).
  20. (en) « Sport:Semi Kunatani returns to Fiji sevens team », sur Radio New Zealand,‎ (consulté le 6 avril 2016).
  21. (en) Rox Conduit, « FBC News », sur www.fbc.com.fj (consulté le 11 avril 2016).
  22. (en) worldrugby.org, « Kunatani shines to earn player of final award in Hong Kong », sur www.worldrugby.org (consulté le 11 avril 2016).
  23. (en) worldrugby.org, « Hong Kong 7s - Semi Kunatani », sur www.worldrugby.org (consulté le 11 avril 2016).
  24. (en) Communications Fiji Limited, « Kunatani out of Singapore 7s with injury », sur fijivillage.com (consulté le 23 avril 2016).
  25. (en) « New training program helps Semi Kunatani - Fiji Times Online », sur www.fijitimes.com,‎ (consulté le 23 avril 2016).
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  27. Tom McGowan CNN, « Fiji wins first ever Olympic gold medal », sur CNN (consulté le 8 septembre 2016).
  28. a et b « Le Toulonnais Tuisova dans l'équipe type - Jeux Olympiques »,‎ (consulté le 8 septembre 2016).
  29. (en) « Fiji rugby heroes return home from Rio to national celebrations »,‎ (consulté le 8 septembre 2016).
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  31. James Masters CNN, « Fiji's Olympic heroes given homecoming to remember », sur CNN (consulté le 8 septembre 2016).
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  34. « Semi Kunatani, ombres et lumières », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne).
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  39. SARL It's rugby, « Rugby - Fiche joueur - Statistiques en club », sur www.itsrugby.fr (consulté le 6 décembre 2016)
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