Robert Boyer

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Robert Boyer
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Robert Boyer en 2008.
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Directeur de recherche au CNRS
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Voir et modifier les données sur Wikidata (77 ans)
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Robert Boyer est un économiste français né le , directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est connu comme étant l'un des principaux artisans de l'école de la régulation.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Il est admis à l'École polytechnique (promotion X 1962) après des études en classes préparatoires. Il poursuit ses études à l’École nationale des Ponts et Chaussées, et suit parallèlement un cursus à l'Institut d'études politiques de Paris.

Parcours[modifier | modifier le code]

Les Ministères[modifier | modifier le code]

Robert Boyer commence une carrière d’économiste fonctionnaire au service de l’État, qui le mène au ministère de l’équipement, au Centre d’études des revenus et des coûts, à la direction de la prévision du ministère des finances. Là, il travaille dans une équipe chargée d’élaborer un modèle économétrique, qui s’avérera incapable de faire la moindre prédiction valable sur les effets du choc pétrolier de 1973, alors que l’inflation s’envole et que la production s’effondre[1].

De cet échec date la conversion du fonctionnaire au monde de la recherche[1].

La Recherche[modifier | modifier le code]

Il intègre le CEPREMAP, nommé à cette époque Centre d’études prospectives d’économie mathématique appliquée à la planification[2], où se forme une communauté de chercheurs qui, à la suite de Michel Aglietta, associe Jacques Mistral, Jean-Pascal Benassy, Alain Lipietz et Hugues Bertrand, et élabore la Théorie de la régulation : les phénomènes économiques ne peuvent se comprendre à travers des modèles abstraits et axiomatiques, mais par la prise en compte des combinatoires entre événements historiques, institutions politiques, juridiques et culturelles, rapports sociaux et cadres idéologiques de l’action publique et des décisions[1].

Il est économiste au CEPREMAP, tout en étant membre du GREDEG (Groupe de Recherche en Droit, Économie et Gestion).

Il est directeur de recherche au CNRS à l'École normale supérieure ainsi que directeur d’Études à l’EHESS.

Il est membre de différents conseils. Il est notamment membre du Conseil d’analyse économique, de l'équipe scientifique du Centre Cournot[3], est président de l’association Recherche et régulation, et est membre du comité exécutif de la Society for advancement of Socio-Economic

Travaux[modifier | modifier le code]

Il définit ses recherches ainsi[réf. nécessaire] : « Comment et pourquoi les régularités économiques se transforment-elles dans l’histoire ? Pour quelles raisons les modes de régulation diffèrent-ils à une époque donnée ? Les transformations institutionnelles intervenues depuis les années soixante-dix comme des recherches menées sur les transformations du capitalisme américain puis français ont suscité l’émergence d’une problématique qui se regroupe sous l’intitulé Théorie de la Régulation. Pour l’essentiel les recherches visent à l’élaboration d’une macroéconomie institutionnelle et historique, à travers l’analyse du rapport salarial, des systèmes d’innovation, des régimes monétaires et financiers, la formation de la politique économique des configurations internationales, sans oublier l’histoire des idées et des théories économiques. Deux outils ont été privilégiés : des études historiques de longue période, des comparaisons internationales systématiques portant sur la période contemporaine. Plus récemment, ont été explorées les bases institutionnelles et macro-sociales d’une microéconomie. »

Dans son ouvrage La Théorie de la régulation, Robert Boyer développe une alternative au modèle néoclassique de l'équilibre général. Il cherche à comprendre comment les structures économiques et sociales s'articulent sur le long terme et adopte pour cela une approche institutionnaliste de l'économie : les phénomènes économiques ne peuvent se comprendre qu'à partir de l'interdisciplinarité. Boyer définit la régulation comme « la manière dont se reproduit la structure déterminante d'une société dans ses lois générales ». Après l'épuisement du régime de croissance fordiste, Robert Boyer s'interroge sur la possibilité de l'émergence d'un nouveau mode de régulation fondé sur la finance et sur sa capacité à relancer durablement la croissance.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Théorie de la régulation : une analyse critique, 1986.
  • Théorie de la régulation : l'état des savoirs, La Découverte 11/07/2002. (ISBN 2-7071-3765-0)
  • La croissance, début du siècle. De l'octet au gène, Albin Michel, 2002.
  • La théorie de la régulation. Les fondamentaux, La Découverte, 2004.
  • Une théorie du capitalisme est-elle possible ? Odile Jacob, 2004.
  • Les financiers détruiront-ils le capitalisme ? Économica, 2011.
  • Économie politique des capitalismes. Théorie de la régulation et des crises, La Découverte, 29/10/2015 Paris (ISBN 978-2-7071-8626-3)
  • Les capitalismes à l'épreuve de la pandémie La Découverte,01/10/2020 Paris (ISBN 978-2-348-06583-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Robert Boyer, membre d’une « école française » restée sous les radars », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 3 octobre 2020)
  2. « Centre pour la recherche économique et ses applications (Paris) », sur https://www.idref.fr/ (consulté le 3 octobre 2020)
  3. Centre Cournot

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]