Richard Yung

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Richard Yung
Illustration.
Fonctions
Sénateur français
En fonction depuis le
(16 ans et 29 jours)
Élection 26 septembre 2004
Réélection 28 septembre 2014
Circonscription Français établis hors de France
Groupe politique SOC (2004-2017)
LREM (2017-2020)
RDPI (depuis 2020)
Biographie
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Amboise (Indre-et-Loire)
Nationalité Française
Parti politique PSU (1968-1974)
PS (1974-2017)
EM/LREM (depuis 2016)
TdP (depuis 2020)
Conjoint Aude Yung [(d) Voir avec Reasonator]
Diplômé de IEP de Paris
Université Panthéon-Sorbonne
Profession Économiste
Directeur des affaires internationales de l'Office européen des brevets

Richard Yung, né le à Amboise (Indre-et-Loire), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Richard Yung passe tout d'abord sa petite enfance en France à Amboise (sa ville natale). Il quitte ensuite la France pour vivre sa jeunesse loin d'Europe, au Sénégal, au Gabon, en Mauritanie, au Cameroun au gré des mutations de son père, ingénieur géomètre-topographe des colonies, puis à Madagascar, où il fait l'essentiel de sa scolarité au lycée Gallieni d'Andohalo, puis deux années de sciences économiques à l'université. De retour à Paris en 1967, il poursuit ses études à l'Institut d'études politiques de Paris et à l'université Panthéon-Sorbonne en sciences économiques.

Il commence sa carrière professionnelle en 1973 comme économiste à la direction du CNRS où il est chargé de la modernisation des budgets et de la gestion des laboratoires. Puis en 1978, il devient secrétaire général de l'Institut national de la propriété industrielle. De 1986 à 1989, il est directeur de l'administration générale de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) à Genève. En 1990, il s'établit à Munich, où il est directeur de la coopération internationale de l'Office européen des brevets (OEB) durant une quinzaine d'années.

Adhérent au PSU en 1968 puis au Parti socialiste en 1974, il est Premier secrétaire fédéral de la Fédération des Français de l'étranger du Parti socialiste de 1994 à 2003 et membre du Conseil national du PS à partir de 1994. Il est membre du groupe Français du monde à l'Assemblée des Français de l'étranger[1].

Le sénateur Richard Yung (3e à partir de la gauche) avec le sénateur Jean-Yves Leconte et les sénatrices Claudine Lepage et Hélène Conway-Mouret, le .

Au Sénat où il est élu pour la première fois en 2004, il est vice-président de la commission des finances, pour laquelle il est rapporteur spécial sur la mission budgétaire Action extérieure de l'État et vice-président de la commission des Affaires européennes[2]. Ses domaines d'intérêts, outre les Français établis hors de France, sont les questions économiques, la propriété intellectuelle, les questions sociales (notamment les droits des homosexuels et la prostitution) et l'immigration. Il est président du groupe France-Madagascar et pays de l'Océan indien.

Il parraine le candidat En marche ! Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle 2017[3].

Adhérent de La République en marche depuis , il quitte le Parti socialiste en [4].

Activité au Sénat[modifier | modifier le code]

En 2010, Richard Yung est l'auteur d'une proposition de loi tendant à renforcer la protection des consommateurs par la création d'une action de groupe[5]. Il est aussi l'auteur la même année d'une proposition de résolution relative aux enfants franco-japonais privés de liens avec leur parent français en cas de divorce ou de séparation[6].

Par décret du , Jean-Marc Ayrault le nomme parlementaire en mission auprès de la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq[7].

Le , Richard Yung est nommé président du Comité national anti-contrefaçon (CNAC)[8].

En 2014, le Sénat et l'Assemblée nationale adoptent sa proposition de loi renforçant la lutte contre la contrefaçon (renforcement des dédommagements civils accordés aux victimes de contrefaçon, amélioration des conditions de démantèlement des réseaux de contrefaçon, facilitation de l'établissement de la preuve de la contrefaçon, renforcement des capacités d'intervention des douanes, etc.)[9].

Le , il dépose un amendement pour supprimer la disposition prévoyant l'instauration du paquet de cigarettes neutre en 2016. L'amendement est voté avec l'appui des sénateurs Les Républicains[10]. La disposition est rétablie par l'Assemblée nationale quelques mois plus tard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]