René Monteix

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René Monteix
René Monteix à Hyères dans son atelier.jpg

René Monteix à Hyères dans son atelier.

Naissance
Décès
Nationalité
Activité

René Monteix est un peintre français né en 1908 à Tauves (Puy-de-Dôme) et mort le à Hyères dans le Var.

Repères biographiques[modifier | modifier le code]

La vie de René Monteix aura été placée sous le double signe de la médecine et de la peinture. Comme il le disait lui-même :

« si je connais beaucoup de médecins peintre, je suis le seul à être peintre médecin. »

Son parcours restera atypique et exceptionnel. Né en Auvergne, dans un milieu paysan, il sera tout d’abord pâtre et gardera les troupeaux de vaches, puis il étudiera à l'école normale pour devenir instituteur ; il sera ensuite professeur d’éducation physique dans l’enseignement technique. Les incidences du sport sur l’organisme le conduiront alors à devenir médecin (cardiologie, acupuncture). Ce cursus ne s’arrête pas là puisqu'il terminera sa carrière comme professeur à la faculté de médecine de Marseille.

Parallèlement il aura suivi des études artistiques à l’École régionale des beaux-arts de Tours, tout d’abord, puis à l’École nationale des arts décoratifs de Nice (aujourd'hui à la villa Arson) et vécu ensuite sa vie artistique.

Il a été conseillé en cela par le peintre Victor Charreton qui avait connu Marquet et Bonnard.

Après la Seconde Guerre mondiale, il s’installe sur les hauteurs de Hyères dans la maison qui a appartenu au musicien Ambroise Thomas. C’est là qu’il développe ses compositions portant tout autant sur les personnages du peuple provençal qui l’entoure que sur l’industrie pétrolière naissante sur les bords de la Méditerranée (à Lavera par exemple) où encore sur les paysages de Haute Provence, des Cévennes ou de la Camargue.

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • Salon des Artistes français (sociétaire), 1972 et 1973
  • Salon de la Société nationale des Beaux-Arts, 1973
  • Salon des Surindépendants (sociétaire), 1973
  • Salon international de Monaco, 1971 et 1972
  • Salon international de Bollène, à partir de 1972
  • Salon international de Toulon, 1970, 1971 et 1972
  • Salon de Hyères, à partir de 1950
  • Salon d'Épinay-sur-Seine (invité d'honneur), 1973

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Galerie du Passeur (Paris), 1963, 1965 et 1967
  • Galerie de l'Aiguière (Hyères)
  • Musée du Vieux Toulon, 1968
  • Salon de l'hôtel Victoria (Nice), 1955
  • Galerie Louis-XIII (Hyères), 1973
  • Musée de Hyères, 1976
  • Galerie Franklin Roosevelt (Toulon), 1978
  • La Rotonde (Hyères), 1979
  • Galerie St Vincent (Les Baux-de-Provence), 1980
  • Galerie "Les Amis des Arts" (Aix-en-Provence), 1982
  • Galerie municipale Renoir (Nice), 1985
  • Galerie du Park Hôtel (Hyères), 1988

Musées et collections[modifier | modifier le code]

Regards sur le peintre et son œuvre[modifier | modifier le code]

« Dans ses paysages, dans ses lavandes, Monteix est davantage musicien qu'impressionniste; je veux dire qu'il tend moins à nous restituer par une méthode picturale l'émotion par lui ressentie, qu'à nous livrer une sorte de clef chromatique de son motif. Il ira jusqu'à traduire en une seule couleur un violet pâle surprenant un vert d'eau, telle ou telle réalité naturelle dont nous « pensons » sans peine les teintes absentes. Un travail de synthèse donc, et qui chemine, par l'économie des moyens, vers l'unité. Toursky - Le Soir, 21 janvier 1964 »

« Chez Monteix, ce n'est plus une affaire de vision. J'y vois comme une possession : il ne regarde pas le monde, il l'épouse avec ses remous, ses frissons, ses élans, ses désordres ; il règne sur un royaume à la fois fruste et somptueux, informe et plein. Monteix sait dépasser la couleur pour la couleur. Il atteint ce stade où le langage pictural correspond très exactement aux dimensions effectives, psychologiques et sentimentales de son être, où l'intention s'incarne dans le fait plastique. Au sein de l'intimité chaleureuse de l'espace, une végétation imaginaire frémit, porteuse confidentielle de rythmes, de hantises qui se devinent plus qu'ils ne s'imposent et où l'essentiel, un trait, un souffle, une plaie, un cri, se grave aussi fortement que dans une mémoire. René Bozzi. Le Méridional, 1965. »

Édition/Illustrations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lire à ce sujet : Jòrgi Reboul et les Cahiers de Garlaban, Actes du colloque Jòrgi Reboul, (Septèmes-les-Vallons, 1994).