Relativisme moral

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Le relativisme moral ou relativisme éthique est la doctrine philosophique qui consiste à considérer que les valeurs morales ne peuvent être évaluées objectivement. Cette position affirme que ce qui est considéré comme bon ou mauvais dépend des normes, des valeurs et des croyances. Tout jugement moral serait ainsi exclusivement tributaire du contexte culturel ou individuel de sorte qu'aucune considération morale universelle ne pourrait être établie.

Cette vision s'oppose à celles du réalisme moral et de l'universalisme moral[1], dont les partisans idéalistes, tels que Kant, défendent l'idée d'une unicité et d'une universalité de la morale, cherchant à établir un cadre moral commun à tous les individus[2].

Le relativisme moral est notamment soutenu par des penseurs matérialistes tel que Nietzsche[3] qui défendent la pluralité des valeurs morales humaines tout en cherchant à identifier des critères permettant de les évaluer ou juger[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Éric Monnet Faut-il avoir peur du relativisme? : entretiens avec Serge Gruzinski et David Bloor ; conférence de Philippe Descola, ENS Editions, 2007, (ISBN 2847881158 et 9782847881158), 256 pages extraits
  2. Luc Langlois, « Impératif catégorique, principe de généralisation et situation d'action », Cités, vol. n° 19, no 3,‎ , p. 153 (ISSN 1299-5495 et 1969-6876, DOI 10.3917/cite.019.0153, lire en ligne, consulté le )
  3. Eduardo Nasser, « "Nietzsche et le relativisme", de Paolo Stellino e Olivier Tinland (Orgs.) », Voluntas: Revista Internacional de Filosofia, vol. 10, no 2,‎ , p. 158 (ISSN 2179-3786, DOI 10.5902/2179378638299, lire en ligne, consulté le )
  4. André Comte-Sponville, Du tragique au matérialisme (et retour), Presses Universitaires de France, (ISBN 978-2-13-063357-0, lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Steven Lukes (trad. de l'anglais par Alice el-Wakil), Le relativisme moral, Genève, Markus Haller, coll. « Inférences », , 287 p., 20,5 x 2 x 13 cm (ISBN 978-2-940427-22-2 et 2-940427-22-4)
  • Paolo Stellino et Olivier Tinland (dir.), Nietzsche et le relativisme, Bruxelles, Ousia, 2019.

Liens internes[modifier | modifier le code]