Rabah Belamri

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Rabah Belamri
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 48 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
رابح بلعمريVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Rabah Belamri, né le à Bougaa, dans la région de Sétif, en Algérie, et mort le à Paris, est un écrivain algérien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rabah Belamri perd la vue en 1962 (année d'indépendance de l'Algérie). Après des études au lycée de Sétif, à l'École des jeunes aveugles d'El Biar (Alger), à l'École normale d'instituteurs de Bouzareah et à l'Université d'Alger, il arrive en 1972 à Paris où il soutient un doctorat sur L'œuvre de Louis Bertrand, Miroir de l'idéologie coloniale qui fut publié par l'Office des Publications Universitaires (OPU) en 1980. Il acquiert la nationalité française.

Il est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes, de contes et de romans inspirés par son enfance algérienne. Il fut touché par l'œuvre de Jean Sénac à qui il consacra un essai et qu'il considérait comme un guide.

Il meurt le 28 septembre en 1995 à Paris la suite d'une intervention chirurgicale, laissant son œuvre inachevée.

Citation[modifier | modifier le code]

« Il est temps de recueillir les trésors de notre culture orale, menacés de disparition par le tumulte de la télévision. Aujourd'hui, en Algérie, les veillées s'organisent autour du petit écran et les conteurs n'ont plus le temps ou ne trouvent plus l'occasion et la nécessité de conter. (...) j'ai tenté, dans la mesure de mes moyens, de sauver de l'oubli une parcelle de notre patrimoine culturel. (...) Ces contes recueillis en arabe dialectal, je dus les traduire en français (...). Il ne fait pas de doute que cette langue les sort de leur isolement et les propulse dans la sphère du patrimoine culturel universel. »

— Rabah Belamri, Veillées d'antan, in El Moudjahid, Alger, 30 septembre 1982

Jugements[modifier | modifier le code]

« Pour Rabah Belamri, questionneur infatigable du monde, la poésie n'est sans doute qu'un moyen qui participe, avec d'autres, à une quête de clarté et de plénitude. Un besoin de lumière comme d'une eau longtemps refusée mais aussi une dénonciation de tout ce qui grève le quotidien et l'espérance : la femme aliénée ou marchandée, le bonheur séquestré. »

— Tahar Djaout, Les mots migrateurs : une anthologie poétique algérienne, Alger, Office des publications universitaires, 1984

« Il a du souffle, de la force, une violence dans la chaleur comme dans la tendresse qui témoignent d'une autre terre, d'un autre soleil que les nôtres, bref d'une autre tradition. »

— Georges-Emmanuel Clancier (quatrième de couverture de Le galet et l'hirondelle, 1985)

« Son œuvre parlait de la difficulté d'être, de l'exil, de la solitude. Mais elle nous parlait aussi de tendresse, elle nous emportait dans son élan vers les humiliés, vers tous ceux que la violence contemporaine broyait, abandonnait. »

— JMG Le Clézio, dans Le Monde, Paris, 13 octobre 1995

Éléments de bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • L'œuvre de Louis Bertrand, miroir de l'idéologie colonialiste, Office des Publications Universitaires, Alger, 1980.
  • Les Graines de la douleur, contes populaires algériens, Publisud, Paris, 1982, 110 p. (ISBN 2866000285).
  • La Rose rouge, contes populaires algériens, Publisud, Paris, 1982.
  • Le Soleil sous le tamis, récit d'enfance autobiographique, préface de Jean Déjeux, Publisud, Paris, 1982, 316 p. (ISBN 2-86600-020-9) édité erroné (notice BnF no FRBNF34716965).
  • Chemin de brûlure, poèmes, dessins de Hamid Tibouchi, Éditions de l'Orycte, Paris, 1983.
  • L'Oiseau du grenadier, contes algériens, proverbes et souvenirs d'enfance, Castor poche, Flammarion, Paris, 1986.
  • Le Galet et l'hirondelle, poèmes, l'Harmattan, Paris, 1985, 108 p. (ISBN 2-85802-447-X) édité erroné (notice BnF no FRBNF34863715).
  • Proverbes et dictons algériens, L'Harmattan, Paris, 1986.
  • Regard blessé, roman autobiographique, Gallimard, Paris, 1987, Prix France Culture 1987; Folio, 2002.
  • Jean Sénac: entre désir et douleur, essai, Office des Publications Universitaires, Alger, 1989.
  • L'Olivier boit son ombre, poèmes, couverture et illustrations de Pierre Omcikous, eau-forte de Abdallah Benanteur, Edisud, Aix-en-Provence, 1989, 104 p. (ISBN 2 85744 451 6).
  • L'Asile de pierre, roman, Gallimard, Paris, 1989, 152 p.
  • L'Âne de Djeha, L'Harmattan, Paris, 1991.
  • Femmes sans visage, roman, Gallimard, Paris, 1992 (Prix Kateb Yacine), 141 p.
  • Pierres d'équilibre, poèmes, Le Dé bleu, 1993.
  • Mémoire en archipel, recueil de récits, Gallimard, Paris, 1994, 133 p.
  • Chronique du temps de l'innocence, Gallimard, Paris, 1996.
  • Corps seul, poèmes, Gallimard, Paris, 1998, 70 p.

Anthologies[modifier | modifier le code]

  • Les Mots migrateurs, Une anthologie poétique algérienne, présentée par Tahar Djaout, Office des Publications Universitaires, Alger, 1984.
  • Anthologie de la littérature algérienne (1950-1987), introduction, choix, notices et commentaires de Charles Bonn, Le Livre de Poche, Paris, 1990 (ISBN 2-253-05309-0)
  • Des Chèvres noires dans un champ de neige ? 30 poètes et 4 peintres algériens, Bacchanales n°32, Saint-Martin-d'Hères, Maison de la poésie Rhône-Alpes - Paris, Marsa éditions, 2003 ; Des chèvres noires dans un champ de neige ? (Anthologie de la poésie algérienne contemporaine) , édition enrichie, Bacchanales, n° 52, Saint-Martin-d'Hères, Maison de la poésie Rhône-Alpes, 2014
  • Ali El Hadj Tahar, Encyclopédie de la poésie algérienne de langue française, 1930-2008 (en deux tomes), Alger, Éditions Dalimen, 2009, 956 pages. (ISBN 978-9961-759-79-0)
  • Abdelmadjid Kaouah, Quand la nuit se brise (Poésie algérienne francophone contemporaine), éditions du Seuil, Paris, 2012.
  • Une anthologie des poésies arabes, images de Rachid Koraïchi, (poèmes choisis par Farouk Mardam-Bey et Waciny Laredj, calligraphies d'Abdallah Akkar et Ghani Alani), Paris, Éditions Thierry Magnier, 2014 [poème: Les fenêtres sont vides...] (ISBN 978-2-36474-536-0)

Sur Rabah Belamri[modifier | modifier le code]

  • Christiane Chaulet Achour, « Belamri, Rabah », dans Christiane Chaulet Achour, avec la collaboration de Corinne Blanchaud (dir.), Dictionnaire des écrivains francophones classiques : Afrique subsaharienne, Caraïbe, Maghreb, Machrek, Océan Indien, H. Champion, Paris, 2010, p. 48-51 (ISBN 978-2-7453-2126-8)
  • Jean Déjeux, Dictionnaire des auteurs maghrébins de langue française, Paris, Editions Karthala, 1984 (ISBN 2-86537-085-2).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]