Pouembout

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Pouembout
Pwëbuu
Rond-point au centre de Pouembout
Rond-point au centre de Pouembout
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité Nouvelle-Calédonie
Province Province Nord
Aire coutumière Paicî-Câmuki
Maire
Mandat
Robert Courtot
2014-2020
Code postal 98825
Code commune 98825
Démographie
Population
municipale
2 591 hab. (2014)
Densité 3,8 hab./km2
Ethnie Kanak : 39,8 %
Européens : 37,1  %
Métis : 12,2 %
Asiatiques : 3,4 %
Wallisiens-Futuniens : 2,5 %
Tahitiens : 0,9 %
Ni-Vanuatu : 0,5 %
Autres : 3,6 %
Géographie
Coordonnées 21° 07′ 40″ sud, 164° 53′ 18″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 1 134 m
Superficie 674,3 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Calédonie

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Pouembout
Pwëbuu

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Pouembout
Pwëbuu
Liens
Site web www.mairiepouembout.com

Pouembout (en langue paicî : Pwëbuu) est une commune française de Nouvelle-Calédonie, au nord-ouest de la Grande Terre, la plus grande des îles de Nouvelle-Calédonie, en Province Nord, sur la RT1, approximativement à 260 km de Nouméa, à 100 km au nord de Bourail, à 60 km au nord de Poya, à 10 km au sud de Koné et à 30 de Voh.

Deux tribus sont présentes sur le territoire de la commune: Paouta et Ouaté. Elles forment le district coutumier de Poindah (grande-chefferie) avec cinq autres tribus de Koné. La commune fait partie de l'aire coutumière Paici-Camuki.

La dénomination VKP (Voh - Koné - Pouembout) indique la volonté de mutation de la région.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le massif de Kopeto constitue le point culminant de la commune avec une altitude maximale de 1 134 mètres.

Les communes voisines sont :

Histoire[modifier | modifier le code]

Le centre de colonisation pénale de Pouembout est créé en 1883[1]. L'autorité pénitentiaire y possède déjà un domaine important de plus de 3500 hectares. La vallée de Pouembout est particulièrement fertile avec les meilleurs sols du territoire (terre noire). De plus, le fort militaire et le village libre de Koné qui comptent plusieurs bureaux administratifs sont proches.
En février 1883[1], un premier groupe de forçats accompagné de surveillants-militaire et de géomètre de la pénitentiaire sont utilisés pour les délimitations des lots de concessions urbaines (qui deviendra l'actuel village) et des lots ruraux sur les rives de la rivière Pouembout. En mai 1884[1], ils sont installés sur ces concessions et un autre groupe de forçats les remplacent sur les travaux d'installation. Bien d'autres suivront: 418 condamnés de 1883 à 1895[1].

En 1885[1], la société coopérative de Pouembout voit le jour sous l'impulsion des concessionnaires. Ses buts sont de trouver des débouchés à la production locale et de stabiliser les prix des produits de consommation.
Vingt ans plus tard, la situation isolée de Pouembout s'est améliorée. Le chemin de muletier reliant le centre au village de Koné a été transformé en route carrossable et le ravitaillement par mer se fait maintenant à l'embouchure de la rivière grâce à un débarcadère.
En 1910, à la faveur d'une augmentation significative de la population, Pouembout devient une commune par décision du gouvernement colonial. Les premières élections suivent en 1911.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1961 1970 Ernest Wackenthaler    
1970 1989 Georges Avril Divers puis RPCR  
1989 1995 Dominique Flotat RPCR  
1995 2008 Jean Naouna FLNKS-UC  
2008 en cours Robert Courtot Avenir ensemble puis Calédonie ensemble  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1956 1963 1969 1976 1983 1989
482 577 587 734 692 854
1996 2004 2009 2014 - -
1 189 1 471 2 078 2 591 - -
(Source : Isee[2])

Tribus[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Chefs Poindah/Pwaadë
    • Bwëé Atéa Katélia,
    • Téâ Antoine Katélia Poadja (1880c-1963), grand chef dès 1902,
    • Auguste Poadja, grand chef de 1963 à 1996,
    • Gérard Poadja
  • Occidentaux
  • Artistes
    • Conteurs : Charles Pébou-Polaé,

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte deux bâtiments remarquables de l'époque pénitentiaire :

  • le château Grimigni (1886), détruit par un cyclone, rénové en 2006, médiathèque, cyberbase, caves d'exposition,
  • le Pigeonnier.

Autres centres d'intérêt :

  • cascade d'Ouendé : accès soumis à autorisations,
  • parc provincial de Pindaï (en devenir), plage, camping, sentiers balisés, aies d'accueil,
  • plage aménagée de Franco,
  • plaine des Gaïacs, mémorial aux soldats anglo-saxons, pique-nique,
  • plateau de Tia, camping,
  • tribus : Ouaté,
  • randonnées pédestres,
  • chasse,
  • marché matinal du samedi,
  • salon de l'horticulture, en octobre,
  • rodéo et stock-car, octobre-novembre,

Numéros utiles :

  • 47 70 00 : Mairie (mairiepouembout.com)
  • 47 30 66 : Mairie, service animation,
  • 47 72 50 : Dispensaire (Koné)
  • 47 89 15 : Gendarmerie (Voh)
  • 47 35 91 : Association Raconte-moi Pouembout

Repères routiers sud : RPN1 Voh - Koné - Pouembout[modifier | modifier le code]

  • commune de Voh (Vook)
    • vallée de Boyèn (Bweeyen),
    • vallée de la Temala, piste vers Ouengo-Pouépaï,
    • cœur de Voh,
    • Voh.
    • vallée de la Voh, vers Tiéta (Cata),
    • presqu'île de Gatope (Webwihoon), baie Chasseloup, plage, îlot Galope, élevage de crevettes,
    • Vavouto, terminal du tapis roulant de minerai de nickel, usine (2013), wharf, mine de Koniambo,
    • Oundjo (Xujo),
    • massif de Kaféate,
    • île Pingiane,
  • commune de Koné (Koohnê)
    • Pinjen,
    • vallée et baie de Katawiti, plage de Foué,
    • Koné-ouest : aérodrome,
    • Koné : bourg, mairie, gendarmerie, commerces, hôtels, centre culturel,
    • Koniambo (Göröbwau),
    • vallée vers Grombaou, Tiakana (Aucaakana), Ateu, Atéou,
    • Bako, vers Tiaoue (Cè Wè), Noéli (Näwéèlé)
  • commune de Pouèmbout (Pwébuu)
    • RPN2, vers la transversale ouest-est : Poindah (Pwaadë), Näèmî, Nétchaot (Hêcaalolè), vallée de la Tiwaka, Touho, Poindimié,
    • vers Pélaoui,
    • vallée de Tia'oué,
    • route transversale Pouèmbout-Poindimié : Nétchaot, Bobeito, Bopopé, Pombéï, vallée de la Tiwaka,
    • siège de la Province Nord,
    • Pouèmbout village, mairie,
    • route et vallée de Tamaon, Paouta, Forêt plate,
    • plage de Franco, baie Blanche,
    • vers Népoui...

Repères routiers sud : RT1 Pouembout-Poya[modifier | modifier le code]

  • commune de Pouembout (Pwébuu)
    • RPN2, vers la transversale ouest-est : Poindah (Pwaadë), Näèmî, Netchaot (Hêcaalolè), vallée de la Tiwaka, Touho, Poindimié,
    • vers Pelaoui,
    • vallée de Tia'oué,
    • route transversale Pouembout-Poindimié : Netchaot, Bobeito, Bopope, Pombéï, vallée de la Tiwaka,
    • siège de la Province Nord,
    • Pouembout village, mairie,
    • route et vallée de Tamaon, Paouta, massif de Kopéto, Forêt plate,
    • plage de Franco, baie Blanche, Tarbeville
    • plaine des Gaïacs, mémorial aux soldats anglo-saxons,
    • route vers la plage de Pindaï, presqu'île,
  • commune de Poya (Nékö)
    • plage de Pindaï,
    • vallée de la Népoui, contour routier du massif de Kopéto,
    • Népoui, pôle industriel de la mine SLN Népuoi-Kopéto, port minéralier en eau profonde, aéroport,
    • île Grimoult, baie de Nekoro, Meoui,
    • Forêt Français, Massif du Boulinda,
    • vers Népou (Nédjaara), île Béco, baie de Porwi,
    • vallée vers Grotte d'Ado, Nétéa, Gohapin, Montfaoué,
    • Basse-Poya,
    • vallée vers Karadi, Nétéa, Golpin, grottes d'Adio, Néxawaa, réserve de faune de l'Aoupinié,
    • vallée vers Ouendji,
    • Poya,

Repères routiers ouest-est : RPN 2, transversale Koné-Tiwaka[modifier | modifier le code]

  • RT1 :
    • nord : Koné (Koohnê),
    • sud : Pouembout (Pwèbuu),
  • vallée de la Koné
    • (route de Tiaoue (CéWé),
    • Bako, Pelaoui,
    • nord, vers Noëli (Näweèlé), Tiaoue (CéWé),
    • sud : Poindah (Pwaadë),
    • est : Putoé,
    • nord, vers Naëmî,
    • sud-est Netchaot (Hêcaalolè,
  • vallée de la Tiwaka
    • Bopope (Pwöpwöp), vallée de la Pwameju,
    • Pombéi,
    • sud : Tiwaka,
  • RPN 3

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Article de Jerry Delathière, page 59 à 75 du Bulletin SEH no 147, parution 2 trimestre 2006
  2. Évolution de la population entre 2004 et 2014, la population aux différents recensements, les populations légales 2014 sur le site de l'Institut de la statistique et des études économiques de Nouvelle-Calédonie.