Pont Séjourné

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Pont Séjourné
Image illustrative de l’article Pont Séjourné
Géographie
Pays France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Commune Fontpédrouse
Coordonnées géographiques 42° 31′ 04″ N, 2° 12′ 13″ E
Fonction
Franchit Têt
Fonction Pont ferroviaire
Caractéristiques techniques
Type Pont en maçonnerie
Longueur 236,70 m
Portée principale Voûte inférieure : 30 m
Hauteur 65 m
Construction
Construction 1906-1908
Architecte(s) Paul Séjourné
Historique
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1994)
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
(Voir situation sur carte : Pyrénées-Orientales)
Pont Séjourné
Géolocalisation sur la carte : Languedoc-Roussillon
(Voir situation sur carte : Languedoc-Roussillon)
Pont Séjourné
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées
(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Pont Séjourné
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Pont Séjourné

Le pont Séjourné (également appelé pont de Fontpédrouse) est un viaduc ferroviaire permettant à la ligne de Cerdagne de franchir la Têt dans le département français des Pyrénées-Orientales. Il enjambe également la route nationale 116. Il a été conçu par Paul Séjourné, ingénieur des Ponts et Chaussées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sa construction a commencé en 1906 et s'est achevée en 1908. Faisant partie du tronçon Villefranche-de-Conflent - Mont-Louis de la ligne de Cerdagne (première section à avoir été construite), il fut inauguré en même temps que le chemin de fer le 1910[1].
Il a été inscrit Monument Historique le [2].

Architecture[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un pont à deux étages d'une longueur de 236,70 m[3] séparés par un tablier intermédiaire.
La partie centrale, qui enjambe le torrent, est encadrée par deux piles carrées ornées en leur sommet de créneaux. À l'étage inférieur elle présente un grand arc ogival, d'une ouverture de 30 m pour une hauteur par rapport au torrent de 35 m. Cet arc, dont la clé de voûte touche le tablier de séparation des deux étages, porte, de part et d'autre de sa clef de voûte, deux arcs secondaires soutenant eux aussi ce tablier intermédiaire.
Sur ce premier étage se dressent quatre arcs, soutenant le tablier de la voie ferrée, prenant appui sur les deux grosses piles carrées encadrant la travée principale, ainsi que sur trois piles s'élevant par-dessus l'arc ogival de l'étage inférieur.
Enfin, deux viaducs d'approche avec arcs en plein cintre en maçonnerie encadrent cette partie centrale[2],[4].

Les deux grosses piles carrées sont équipées chacune à leur sommet d'une chambre de minage dont l'accès se fait depuis la voie.

Photographies[modifier | modifier le code]

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Culture populaire[modifier | modifier le code]

Littérature
  • Gérard Raynal, Le pont des illusions : roman, Pollestres (Pyrénées-Orientales), T.D.O. éditions, , 221 p. (ISBN 978-2-36652-006-4, notice BnF no FRBNF43501566) : une part importante du roman se déroule autour de la construction du pont Séjourné.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cazenove, Le train jaune de Cerdagne, p. 6
  2. a et b « Viaduc Séjourné », notice no PA00132870, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Plan, élévation et coupe du viaduc Séjourné », sur Culture.gouv.fr, base Mémoire, ministère de la Culture (consulté le )
  4. Cazenove, Le train jaune de Cerdagne, p. 11

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]